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Yobi, l'enfant des collines
Nahimana Salvator
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782296002869
Yobi est né dans la 2e moitié des années 50 au Ruanda-Urundi, territoire alors sous tutelle belge, scindé en 1962 en deux pays : le Burundi et le Rwanda. Il grandit sur sa colline, au Burundi, comme les autres enfants de la campagne. Malheureusement, les maladies infantiles emportaient les moins résistants. Sur cette colline, toutes les personnes vivaient dans les mêmes conditions. Des relations sociales interdépendantes les liaient les unes aux autres selon la tradition. L'introduction de l'école entraîna une rupture entre les instruits et le monde rural. C'est au cours de leur scolarité que la plupart des jeunes se découvraient HUTU ou TUTSI. En discutant avec son grand-père, Yobi comprit qu'il suffisait d'être riche pour être TUTSI et pauvre pour être HUTU. Mais il se rendit compte plus tard que c'était plus compliqué que cela. A Usumbura, la capitale, les instruits, au contact des occidentaux, trouvèrent de nouvelles richesses qui étaient pour eux des objets de convoitise non partagés équitablement. Ces instruits allaient-ils vivre harmonieusement, comme dans les collines, ou leur soif de posséder et de dominer allait-elle prendre le dessus ? La crainte de Yobi se concrétisa en 1972 : un conflit éclata, le sang coula dans le pays. Les études conduisirent Yobi en France où il fit la connaissance d'un "autre monde". De retour dans son pays, il assista aux premiers pas de la démocratie. Malheureusement, cette expérience politique se termina par une tragédie, plongeant le Burundi dans une longue guerre civile.
La mémoire " est le bagage humain par excellence que tout individu devrait emporter à la " semelle de ses souliers ". Ainsi, lorsque Madame Tiro Inaburundi, épouse du défunt Mutwe Simeho, relate depuis son exil européen l'existence au Burundi (les " événements ", l'impunité, la misère sociale, la maladie du SIDA, l'instrumentalisation de l'ethnisme et du régionalisme, mais aussi la puissance et l'immanence de Dieu, les rumeurs du quartier, les 1001 petits bruits qui font la vie), bien plus qu'un reflux du passé de son pays, c'est l'implacable et douloureux présent qui s'impose au lecteur, mêlé à toute la saveur du récit populaire. Une telle histoire individuelle avait été maintes fois recueillie, mais ici l'enregistrement est retranscrit, traduit, et les deux versions (kirundi-français) se retrouvent face à face, page après page.
Cette série de témoignages montre comment les Activités Physiques et Sportives (APS) ont pu venir à bout ou atténuer des troubles variés : incapacité de se mouvoir après une longue période d'alitement, mal de dos, diabète, hypertension, séquelles d'accident vasculaire cérébral ou d'ataxie cérébelleuse, etc. Les témoins-auteurs affirment que les APS leur ont "redonné vie" quand, en tout cas pour nombre d'entre eux, ils ne vivaient que dans le désespoir et le découragement. "Le mouvement, c'est la vie" .
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.