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Pascasius ou comment comprendre les addictions. Suivi du Traité sur le jeu (1561)
Nadeau Louise ; Valleur Marc ; Cottier Jean-Franço
PU MONTREAL
18,00 €
Épuisé
EAN :9782760633186
Homme de la Renaissance, Pascasius décrit, comme médecin et philosophe, la passion qui anime le joueur pathologique, la perte de liberté dont il souffre et les raisons pour lesquelles il s'enferre dans la dépendance, tout en accompagnant son analyse de remèdes libératoires. Sa conception de la trajectoire addictive est proche de notre sensibilité contemporaine, dans son raisonnement comme dans ses applications cliniques. La découverte de son texte permet ainsi de confirmer que les jeux d'argent et de hasard sont une des sources les plus anciennes de ce que nous appelons aujourd'hui " dépendance ". Traduire et publier un texte médical datant de 1561 et rédigé en latin semblera peut-être étrange à certains, mais l'attrait de ce texte paraîtra toutefois évident à tous les lecteurs intéressés par le phénomène des conduites de dépendance. On peut même aller jusqu'à affirmer que le Traité sur le jeu de Pascasius marque le nouvel acte de naissance des maladies addictives.
Éditeur de Malcolm Lowry, Witold Gombrowicz, Leonardo Sciascia, Georges Perec, et tant d autres, fondateur des Lettres Nouvelles et de La Quinzaine littéraire, critique et écrivain, Maurice Nadeau est un des acteurs essentiels de la vie artistique et littéraire de ce siècle, dont il est aussi le témoin privilégié.Il revisite dans ces mémoires un itinéraire hors du commun, fait de rencontres et de sa passion, déterminante, pour « l écrit » auquel il voue depuis l enfance un respect qui lui interdit tout compromis. Redouté parmi les jurys et les cercles littéraires pour sa franchise, Nadeau défend la littérature, la vraie, mais aussi ses plus fervents acteurs. D Adrienne Monnier, dont il fréquentait assidument la librairie lorsqu il avait vingt ans, à son ami Henry Miller en passant par les surréalistes André Breton et Benjamin Péret, ou encore Raymond Queneau, avec lequel il revendique une ressemblance physique et spirituelle aussi troublante que drôle, ces chroniques racontent, avec ironie et tendresse, le fabuleux parcours d un passeur de génie qui déclare, en toute modestie: « Henri Michaux, qui m avez, un jour, étrillé, Witold, qui m avez si cordialement haï, je vous remercie. Pour vous, j ai existé. Même si ce n était que par vous. »
Toutes les routes et les chemins, tous les paysages et les jardins de la Littérature, Maurice Nadeau les a un jour ou l'autre parcourus, quand il ne les a pas lui-même ouverts ou dessinés. Compagnon de route des Surréalistes, collaborateur du Combat d'Albert Camus et Pascal Pia, il est le premier nouveau critique à s'imposer à la Libération. A ce titre, et à celui d'essayiste et d'éditeur, on peut le qualifier de "contemporain capital des Lettres" . Impartial et passionné, engagé et éclectique, il a voué sa vie au plaisir de lire et d'apprendre à lire aux autres, de découvrir et de faire découvrir. Son nom est inséparable de ceux de Genet, Borges, Leiris, Lowry ou Perec et de cent autres encore, synonyme d'indépendance et de liberté. Choisis parmi ses meilleurs écrits, fruits d'une immense activité journalistique, ces articles, ces préfaces témoignent d'un demi-siècle d'admirations, de surprises, de rencontres. A les lire aujourd'hui, nous redécouvrons les fureurs de Céline, les réquisitoires de Sartre, les humeurs de Léautaud, les enfers de Genet, le combat de Gide ou les désespoirs de Beckett comme s'ils éclataient pour la première fois. Une vie exemplaire, consacrée à la Littérature, que Maurice Nadeau a su servir comme un guide solitaire et influent, souvent en prophète, incontestablement en maître.
Le retour des doctrines de la "'guerre juste'" dans les discours des grandes puissances pourrait suffire à en condamner le concept: ces doctrines ne servent-elles pas à justifier leurs entreprises impérialistes? Si vouloir la justice au prix de la guerre revient souvent à imposer sa propre conception du juste, la réalité de la guerre (violence armée à des fins politiques) la couperait néanmoins du droit et de la morale. Faut-il pour autant condamner toute réflexion sur la guerre juste? Toute évaluation normative comme toute critique politique deviendrait alors impossible. Dénoncer une guerre comme injuste ou refuser les usages politiques qu'on peut en faire, suppose des catégories morales et juridiques permettant de dégager des critères de justice applicables à la guerre. Les trois axes de la théorie sont présentés: le droit de la guerre, le droit dans la guerre, le droit d'après la guerre. Biographie de l'auteur Christian NADEAU est professeur de philosophie politique à l'Université de Montréal. Spécialiste de philosophie politique et de philosophie du droit, Julie SAADA enseigne aux Universités de Paris IV et Paris IX.
Tout au long de sa vie de religieuse et de théologienne, Marie-Thérèse Nadeau n'a eu de cesse de faire rayonner, par l'enseignement et l'écriture, la foi qui l'animait. De livre en livre, cette auteure généreuse et polyvalente aura composé une sorte de somme théologique pour aujourd'hui. Ce recueil reprend ses propos sur l'amour, l'espérance, la foi, la fidélité, l'Eucharistie, l'Eglise, la souffrance et la sainteté. On peut le lire pour réfléchir sur ces thèmes névralgiques du christianisme ou comme introduction à l'oeuvre d'une théologienne aussi stimulante qu'accessible.
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.
Ait Kabboura Mounia ; Fadil Mohamed ; Geoffroy Mar
Cet ouvrage examine en profondeur le dilemme de l'intrication du politique et du religieux dans la Polis contemporaine de l'Islam (l'Etat-nation) et en met à jour les rapports intimes ainsi que la façon dont il a évolué au fil des siècles — de l'islam ethnique et culturel à l'islam idéologico-politique. Il rassemble des contributions critiques et originales de plusieurs chercheurs appartenant à différentes institutions universitaires (du Québec, du Maroc, de la Tunisie et de la France) et à des disciplines diverses (sociologie, histoire, science politique, philosophie). Ce regard croisé souligne le rôle de l'islam dans la construction de l'identité politique et de l'imaginaire collectif, en tenant compte de leurs modes d'agir idéologique, social,culturel et juridique à des époques et dans des espaces culturels et géographiques donnés, tout en s'attardant sur de grandes questions comme la radicalisation, l'islamophobie et la condition féminine. Destiné à ceux et celles qui s'intéressent particulièrement aux modèles politico-religieux liés a l'islam, ce livre s'adresse également au grand public, dans la mesure où la question de l'islam et de l'islamisme est de plus en plus populaire en Occident comme dans le monde arabo-musulman.
En se penchant sur l'histoire des enfants handicapés physiques du Québec, ce livre éclaire un passé méconnu et rend compte des représentations sociales de ces enfants et de l'évolution des divers services qu'on leur a offerts pendant près d'un siècle, entre 1920 et 1990. L'autrice aborde les thèmes de l'assistance, de l'éducation et de la santé en s'appuyant sur un vaste corpus d'archives qui met au jour l'histoire de certaines associations philanthropiques jusqu'ici demeurées dans l'ombre. Des entrevues enrichissent la narration et brossent un portrait inédit de ces enfants dont le statut a été déterminé par une double tension : entre exclusion et intégration, d'une part, et entre médecine et éducation sociale, d'autre part. Ces dynamiques contradictoires révèlent, de façon nuancée et sensible, trois figures de l'enfance handicapée : la victime angélique, l'enfant-citoyen réadapté et le monstre. Comment se construit une norme ? Comment s'expriment les phénomènes de rejet, de ségrégation et d'exclusion dans une société? De quelle façon les mouvements de défense des droits de "l'enfance irrégulière" se sont-ils organisés au Québec ? Autant de questions fondamentales qui intéresseront les étudiants, les professionnels et le grand public ouvert aux questions éthiques et sociales touchant l'enfance et le handicap.