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Justice et démocratie. Une introduction à la philosophie politique
Nadeau Christian
PU MONTREAL
27,00 €
Épuisé
EAN :9782760619883
Comment un philosophe ou un théoricien aborde-t-il une question en philosophie politique? À quel exercice de la pensée se prête-t-il pour régler les problèmes bien réels et souvent très complexes qui se présentent à lui ? Pour l'auteur de cette introduction à la philosophie politique, l'investigation des concepts et des intuitions ainsi que le développement du sens critique sont des étapes nécessaires à la compréhension des principaux débats qui nous occupent encore aujourd'hui. Dans ce livre, il s'agit donc de présenter des questions, mais aussi des théories. Christian Nadeau y traite de justice et de démocratie à travers le prisme de l'argumentation philosophique. Peut-on concevoir la démocratie comme un obstacle à la justice? Est-ce que la démocratie est par définition juste et ne peut donc donner lieu qu'à des décisions justes? Ces problématiques, comme celles de la liberté, des conflits sociaux, du pluralisme sont disséquées à la lumière du débat contemporain et des différentes approches théoriques. Finalement, au-delà des questions politiques soulevées, le lecteur trouvera dans la singularité de cet ouvrage toutes les bases d'une initiation à la philosophie, qui lui permettront d'élaborer sa propre réflexion sur les sujets qui l'intéressent.
Résumé : Qu'est-ce que le racisme systémique ? Comment parler d'un phénomène, qui selon l'idée même de "système" , est si vaste qu'on en perçoit difficilement les frontières ? Par racisme systémique, il faut entendre les oppressions diverses mais toujours connexes vécues par les personnes racisées dans des domaines comme le travail, la justice pénale, la santé, l'éducation, le logement, etc. Ainsi, le simple nom de famille d'une personne peut représenter un obstacle majeur à l'obtention d'un emploi ou d'un logement, et le Québec n'est pas aussi distinct qu'on voudrait parfois le croire. Ce livre montre que la lutte contre le racisme n'est pas l'affaire de quelques individus isolés ou d'idéalistes. Il faut passer de l'aveuglement à la prise de conscience collective pour agir et établir des normes politiques et sociales valables pour toutes et tous.
Le retour des doctrines de la "'guerre juste'" dans les discours des grandes puissances pourrait suffire à en condamner le concept: ces doctrines ne servent-elles pas à justifier leurs entreprises impérialistes? Si vouloir la justice au prix de la guerre revient souvent à imposer sa propre conception du juste, la réalité de la guerre (violence armée à des fins politiques) la couperait néanmoins du droit et de la morale. Faut-il pour autant condamner toute réflexion sur la guerre juste? Toute évaluation normative comme toute critique politique deviendrait alors impossible. Dénoncer une guerre comme injuste ou refuser les usages politiques qu'on peut en faire, suppose des catégories morales et juridiques permettant de dégager des critères de justice applicables à la guerre. Les trois axes de la théorie sont présentés: le droit de la guerre, le droit dans la guerre, le droit d'après la guerre. Biographie de l'auteur Christian NADEAU est professeur de philosophie politique à l'Université de Montréal. Spécialiste de philosophie politique et de philosophie du droit, Julie SAADA enseigne aux Universités de Paris IV et Paris IX.
Né à Oslo en 1940, Jon Elster est professeur à l'Université Columbia de New York et, depuis 2005, titulaire de la chaire Rationalité et sciences sociale au Collège de France. Son oeuvre, qui s'impose aujourd'hui comme un référence majeure, interroge la rationalité des conduites humaines en croisant psychologie, théorie des jeux et sociologie. S'éloignant d'une conception de l'être humain qui survalorise la raison et réduit la décision au calcul des intérêts, pointant les limites d'un marxisme piégé par la croyance à des lois sociales et historiques, Elster critique aussi les explications en termes de variance qui guident les approches quantitatives. Comportements personnels et collectifs ne sont pas rigoureusement prévisibles, mais on peut appréhender leur logique grâce à la notion de mécanisme. Une description fine s'impose alors, interrogeant le rôle des émotions et le jeu complexe des représentations qui forment nos "raisons d'agir " et contribuent à la formation de décisions collectives.
Le but de cet ouvrage n'est pas de présenter une généalogie conceptuelle du châtiment ni de brosser un panorama exhaustif des travaux en philosophie, en criminologie ou en droit sur les justifications de la peine. De façon plus modeste, nous avons voulu offrir au public un ensemble de travaux permettant de voir d'un peu plus près nos conceptions modernes de la justice pénale. De l'idée selon laquelle les peines sont infligées pour le propre bien des criminels à celle selon laquelle tout crime mérite d'être réparé par le châtiment, en passant par le caractère préventif des peines, nos conceptions de la légitimité des peines reposent sur un certain nombre de postulats en apparence assez simples et que pour cette raison l'on hésite à remettre en cause : nécessité de l'ordre public, dette du criminel à l'égard de ses victimes et de la société, etc. L'ensemble de ces articles permet de jeter un regard critique sur la justice pénale sans prétendre pour autant vouloir la disqualifier.
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."
L'étendue des expérimentations locales dans le domaine de l'intervention psychosociale auprès des jeunes et de leur famille est largement méconnue. Pourtant, si l'on innove, c'est pour répondre à la nécessité souvent criante de s'adapter à l'environnement de travail et à la clientèle. Or, lorsque les pratiques originales restent dans l'ombre, les intervenants courent le risque de passer à côté de trouvailles utiles et de reproduire les erreurs du passé. Ce livre décrit une trentaine d'initiatives en cours dans le réseau des centres jeunesse du Québec. Les auteurs sont des praticiens et des universitaires dont la collaboration a permis de trouver des solutions prometteuses pour offrir aux jeunes en difficulté un soutien individuel et familial adéquat.
En se penchant sur l'histoire des enfants handicapés physiques du Québec, ce livre éclaire un passé méconnu et rend compte des représentations sociales de ces enfants et de l'évolution des divers services qu'on leur a offerts pendant près d'un siècle, entre 1920 et 1990. L'autrice aborde les thèmes de l'assistance, de l'éducation et de la santé en s'appuyant sur un vaste corpus d'archives qui met au jour l'histoire de certaines associations philanthropiques jusqu'ici demeurées dans l'ombre. Des entrevues enrichissent la narration et brossent un portrait inédit de ces enfants dont le statut a été déterminé par une double tension : entre exclusion et intégration, d'une part, et entre médecine et éducation sociale, d'autre part. Ces dynamiques contradictoires révèlent, de façon nuancée et sensible, trois figures de l'enfance handicapée : la victime angélique, l'enfant-citoyen réadapté et le monstre. Comment se construit une norme ? Comment s'expriment les phénomènes de rejet, de ségrégation et d'exclusion dans une société? De quelle façon les mouvements de défense des droits de "l'enfance irrégulière" se sont-ils organisés au Québec ? Autant de questions fondamentales qui intéresseront les étudiants, les professionnels et le grand public ouvert aux questions éthiques et sociales touchant l'enfance et le handicap.