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Toi, moi et la politique. Amour et convictions
Muxel Anne
SEUIL
19,30 €
Épuisé
EAN :9782020962490
Comment la politique, dès lors qu'elle n'est plus dans l'espace public, se réfléchit-elle dans l'espace privé? Quelle part occupe-t-elle dans le monde des échanges et des intérêts personnels, dans l'intimité du lien amoureux, mais aussi dans le cadre familial et dans les liens d'amitié? L'accord est-il une nécessité inhérente à la vie affective? Ou bien y a-t-il place pour le désaccord? Peut-on tomber amoureux de quelqu'un qui fait des choix politiques opposés aux siens? Quels sont les seuils d'acceptation de la différence? La politique peut-elle être un ciment d'amour? Peut-elle aussi devenir une cause de désamour? La politique en soi, pour soi, entre soi et l'Autre, avec les autres..." C'est donc la politique au c?ur de l'identité intime de l'individu que ce livre explore. Fondé sur une large enquête et nourri d'entretiens, il montre, comme dans un théâtre d'ombres, la façon dont la politique se réfracte dans l'intimité et dans le jeu des affects.
Muxel Anne ; Maurer Sophie ; Catzaras Nicolas ; Ch
En janvier 2002, une équipe de chercheurs du Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF) dirigée par Anne Muxel, a organisé une grande enquête sur les idées, les valeurs et les cultures politiques des étudiants de Sciences Po. Au total, 2450 étudiants, appartenant à tous les cycles d'études de l'IEP de Paris, ont été interrogés à l'aide d'un questionnaire large et diversifié. Jusqu'à présent, aucune consultation de ce type n'avait été réalisée dans un établissement d'enseignement supérieur français. Pour mieux comprendre ce qu'est Sciences Po aujourd'hui, les auteurs de cette enquête ont voulu cerner avec précision ce que sont et ce que pensent les étudiants de ce grand établissement. Comment se situent-ils dans le monde social environnant°? Quelles représentations, quelles pratiques de la politique ont-ils°? Quelles sont leurs valeurs et leurs choix°? Comment voient-ils leur avenir professionnel°? À quels rôles, quelles fonctions et quels statuts se préparent-ils°? Ainsi, on découvre que les étudiants de Sciences Po sont beaucoup plus politisés que les autres étudiants et qu'ils sont plus nombreux à s'engager dans l'action concrète. S'ils ont, comme les autres jeunes, une image négative de la classe politique, cela ne les amène pas à une remise en cause du système démocratique. Ils reconnaissent la légitimité des institutions politiques et accordent aux partis et à l'élection un rôle déterminant. S'ils votent davantage, ils savent aussi protester et manifester pour défendre les valeurs auxquelles ils croient. Leur compétence politique est particulièrement aiguisée. À la fois critiques et normatifs, ils savent mobiliser une diversité de ressources, de valeurs et de modèles d'action. Loin des représentations étroites et stéréotypées, ce livre - tout en mettant à jour certains éléments d'une culture commune - révèle avant tout non pas une image univoque mais les différents visages d'une population qui semble refléter l'ensemble du répertoire des valeurs et des sensibilités de la société française contemporaine
La mémoire familiale est une présence qui nous habite et qui se rappelle à nous à partir d'images, d'impressions et de sensations que ce livre s'efforce d'expliciter. Lorsqu'elle entrouvre ses portes, elle fait ressurgir comme par magie des odeurs et des sons, une anecdote, une plaisanterie coutumière, un objet, une photo, la voix des personnages familiers, le souvenir de leur corps, de leurs gestes, telle image d'un lieu de l'enfance, une recette de cuisine... autant d'évocations qui réveillent des fragments de passé enfoui. Soumise aux caprices de la réminiscence, travaillée par le jeu du souvenir et de l'oubli, cette mémoire est fugitive. Chacun doit plus ou moins consciemment s'en accommoder pour donner sens à son passé, construire sa propre histoire et la confronter à celle des autres membres de la famille. S'y inscrivent les continuités et les ruptures dans les liens familiaux, dans les formes de transmission et dans les contenus de l'héritage. La démarche originale de ce livre est de restituer la diversité des expériences de la mémoire familiale sous un angle sociologique. On peut le lire également comme une promenade impressionniste qui fait écho à notre propre mémoire, et résonne intimement avec nous.
A défaut de constituer une génération politique, ce qui rassemble les jeunes Français d'aujourd'hui est d'entrer en politique dans un contexte bien différent de celui de la jeunesse de leurs parents. Bien des signes d'un malaise, ressenti par les citoyens, sont visibles. Le doute s'est emparé des urnes et l'abstention ne cesse de se rappeler d'élection en élection. La confiance dans les institutions politiques et dans les gouvernants est au plus bas. Dans les années 1960-1970, les rêves de "grand soir" comme ceux des "lendemains qui chantent" animaient les débats de la jeunesse, et ceux des plus vieux aussi. L'ascenseur social fonctionnait. Les croyances politiques s'y engouffraient. C'est dans ce climat d'une "politique désenchantée" qu'ont grandi les jeunes d'aujourd'hui et qu'ils font leurs premiers pas en politique. C'est dans ce contexte aussi qu'émergent de nouvelles formes et de nouveaux contenus de politisation dont ils sont les promoteurs.
Faut-il avoir les mêmes idées pour s'aimer ou s'apprécier ? Quel rôle ont les convictions et les choix politiques au sein du couple, dans la vie de famille, entre amis et plus largement dans les liens que l'on entretient avec ses proches ? Ce livre montre une imbrication constante du privé et du politique. Il cherche à dépasser la réticence de la science politique à intégrer le rôle des affects individuels dans ses analyses. Plus affranchis que par le passé des systèmes de croyances et des idéologies, les individus sont amenés à élaborer leurs choix à partir de critères davantage fondés sur des notions de ressemblance et de proximité, faisant de la sphère privée un terrain à part entière de l'aventure démocratique. S'Intéressant à l'intime en tant que lieu d'expérience et d'implication politiques, l'ouvrage décrypte les négociations permanentes qui se jouent dans les discussions familiales, ou entre partenaires aux opinions divergentes ; il relate le parcours d'un couple hors norme, les Thorez, pour qui engagement amoureux et politique ne faisaient qu'un, s'intéresse aux mouvements révolutionnaires post-soixante-huitards devenus porteurs des états d'âme de leurs militants, ou encore dissèque les formes de délitement des amitiés induites par les convictions politiques. Cet ouvrage attachant et novateur, porté par Anne Muxel et ses brillants contributeurs, permet d'explorer d'autres voies d'interprétation et de compréhension de la politisation des individus.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.