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Les étudiants de Sciences Po. Leurs idées, leurs valeurs, leurs cultures politiques
Muxel Anne ; Maurer Sophie ; Catzaras Nicolas ; Ch
SCIENCES PO
10,50 €
Épuisé
EAN :9782724609370
En janvier 2002, une équipe de chercheurs du Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF) dirigée par Anne Muxel, a organisé une grande enquête sur les idées, les valeurs et les cultures politiques des étudiants de Sciences Po. Au total, 2450 étudiants, appartenant à tous les cycles d'études de l'IEP de Paris, ont été interrogés à l'aide d'un questionnaire large et diversifié. Jusqu'à présent, aucune consultation de ce type n'avait été réalisée dans un établissement d'enseignement supérieur français. Pour mieux comprendre ce qu'est Sciences Po aujourd'hui, les auteurs de cette enquête ont voulu cerner avec précision ce que sont et ce que pensent les étudiants de ce grand établissement. Comment se situent-ils dans le monde social environnant°? Quelles représentations, quelles pratiques de la politique ont-ils°? Quelles sont leurs valeurs et leurs choix°? Comment voient-ils leur avenir professionnel°? À quels rôles, quelles fonctions et quels statuts se préparent-ils°? Ainsi, on découvre que les étudiants de Sciences Po sont beaucoup plus politisés que les autres étudiants et qu'ils sont plus nombreux à s'engager dans l'action concrète. S'ils ont, comme les autres jeunes, une image négative de la classe politique, cela ne les amène pas à une remise en cause du système démocratique. Ils reconnaissent la légitimité des institutions politiques et accordent aux partis et à l'élection un rôle déterminant. S'ils votent davantage, ils savent aussi protester et manifester pour défendre les valeurs auxquelles ils croient. Leur compétence politique est particulièrement aiguisée. À la fois critiques et normatifs, ils savent mobiliser une diversité de ressources, de valeurs et de modèles d'action. Loin des représentations étroites et stéréotypées, ce livre - tout en mettant à jour certains éléments d'une culture commune - révèle avant tout non pas une image univoque mais les différents visages d'une population qui semble refléter l'ensemble du répertoire des valeurs et des sensibilités de la société française contemporaine
Muxel Anne ; Bantigny Ludivine ; Charelli Clémenti
Reprise continuelle de soi par soi " selon Paul Ric?ur, l'identité ne cesse de se renégocier au fil du temps, des événements de la vie, des jeux entre conscient et inconscient, entre individu et collectivité, entre passé et présent... Dans cette chaîne permanente de recompositions personnelles, comment les croyances évoluent-elles ? À quelles injonctions obéissent les ruptures ou les continuités dans la transmission des convictions politiques ? Réflexions croisées de sociologues, politistes, philosophes, historiens et psychologues sur nos identités politiques de plus en plus mobiles, les contributions de cet ouvrage donnent à voir les ressorts des changements politiques qui façonnent l'histoire comme les histoires de vie. Il met au jour la manière dont le politique est travaillé par le temps, qu'il s'agisse du temps collectif des générations ou de celui, plus intime, des âges de la vie.
Ce que nous avons vécu avec la pandémie de Covid-19 est totalement inédit. La distance liée aux restrictions sanitaires, aux confinements et aux gestes barrières a changé les vies familiales, amicales, amoureuses, sociales, professionnelles de chacun d'entre nous. Comment avons-nous vécu cette crise ? Comment nous sommes-nous arrangés des directives imposées ? Quelles traces en restera-t-il ? Ce livre explique les mutations associées à la pandémie en même temps qu'il traque les traces les plus intimes qui affectent nos vies intérieures et nos relations avec les autres. Apprendre, travailler, être soigné et mourir, aimer et se rencontrer, autant de situations où le virus aura eu raison de nos façons d'être et de faire les plus habituelles. L'Autre à distance auquel nous a contraints la pandémie changera-t-il durablement notre intimité, nos manières de vivre et, plus largement, nos façons de faire société ? Un livre document sur l'expérience collective et individuelle qui est désormais la nôtre.
La mémoire familiale est une présence qui nous habite et qui se rappelle à nous à partir d'images, d'impressions et de sensations que ce livre s'efforce d'expliciter. Lorsqu'elle entrouvre ses portes, elle fait ressurgir comme par magie des odeurs et des sons, une anecdote, une plaisanterie coutumière, un objet, une photo, la voix des personnages familiers, le souvenir de leur corps, de leurs gestes, telle image d'un lieu de l'enfance, une recette de cuisine... autant d'évocations qui réveillent des fragments de passé enfoui. Soumise aux caprices de la réminiscence, travaillée par le jeu du souvenir et de l'oubli, cette mémoire est fugitive. Chacun doit plus ou moins consciemment s'en accommoder pour donner sens à son passé, construire sa propre histoire et la confronter à celle des autres membres de la famille. S'y inscrivent les continuités et les ruptures dans les liens familiaux, dans les formes de transmission et dans les contenus de l'héritage. La démarche originale de ce livre est de restituer la diversité des expériences de la mémoire familiale sous un angle sociologique. On peut le lire également comme une promenade impressionniste qui fait écho à notre propre mémoire, et résonne intimement avec nous.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?