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ORTHODOXIE, SUBVERSION ET REFORME EN ISLAM GAZALI ET LES SELJUQIDES
MUSTAPHA HOGGA
VRIN
43,00 €
Épuisé
EAN :9782711611393
Cet ouvrage met fm au tabou du politique dans l'étude des grandes figures de la spiritualité islamique. Dans ce domaine, les questions concrètes du pouvoir ont trop souvent été oblitérées et les textes abstraitement cités. Orthodoxie, Subversion et Réforme en Islam embrasse d'un seul et même regard la vie de Gazáli, son oeuvre et le moment historique. Dialectique qui englobe front idéologique et front territorial, crise de l'Etat seljúgide et crise spirituelle de Gazáli. M. Hogga nous montre clairement de quelle façon les considérations religieuses sont travaillées pailles stratégies du pouvoir. Il dévoile comment la théologie, le droit, l'éthique, le concept même de raison sont subordonnés au politique chez Gazáfi, que l'émergence du penseur officiel est un effet de la structure socio-politique. La réforme morale et religieuse de Gazáli qui constitue toujours une perspective pour nombre de penseurs musulmans est analysée du point de vue de sa pertinence historique. Ce livre est aussi un plaidoyer pour la tolérance et la modération, une critiqué de tout dogmatisme ou tentative de monopolisation de l'interprétation des textes sacrés. L'auteur souligne à juste titre que le contenu humaniste de la religion a trop souvent été négligé pour un discours de haine. Enfin, une contrib scion à la problématique du politique en Islam précède la traduction inédite de textes de Gazai.
Cet ouvrage met la séparation des pouvoirs au coeur du débat politique au Maroc. Dialoguant avec les islamistes et les défenseurs du Makhzen, l'auteur propose une réforme Meiji de la monarchie marocaine. L'histoire la justifie pleinement. Le Maroc postcolonial fut structurellement marqué par la violence politique, la traditionalisation et l'instabilité, et après les Années de plomb, seule la séparation des pouvoirs dans son acception occidentale est à retenir selon M Hogga qui affirme que n'est compatible avec la démocratie qu'un islam humaniste. Cette réflexion accorde une place centrale au droit et à ses déficits au Maroc : impunité, justice déficiente et corruption. En proposant une lecture hobbésienne du régime du roi Hassan II, l'auteur considère qu'une monarchie véritablement constitutionnelle doit s'appuyer sur des élites libérales et non multiplier les enceintes théologiques de protection. Ce texte porte également un message d'espoir et passe en revue de nombreuses idées et actions des démocrates marocains, y compris les réformes institutionnelles - surprenantes - proposées par Moulay Hicham.
Résumé : Le 17 avril 2017, Leïla Mustapha est désignée maire de Raqqa, l'ancienne capitale de Daech. Elle est l'unique femme dans une assemblée de 130 hommes. Qui mieux qu'elle, l'enfant de Raqqa, ingénieure en génie civil, trois fois major de sa promotion, non encartée mais engagée par choix et par nécessité, pour reconstruire les ponts, les écoles, les mosquées, les hôpitaux soufflés par les bombardements ? Qui mieux qu'elle, la Kurde, qui a grandi chez et avec les Arabes, dans leurs universités, pour renouer des liens qu'on disait impossibles ? Qui mieux qu'elle enfin, la femme de trente ans, en cheveux et jean slim, pour défendre ses "soeurs" qui ont survécu des années durant comme des esclaves ? Leila n'est pas une combattante, elle n'a pas fait la guerre. Mais elle a fait la paix. Une paix fragile, douloureuse, menacée par Assad, moquée par l'Occident, balafrée par Erdogan. Ce livre est une photographie, gros plan, d'elle et de son rêve d'Orient échappé du cauchemar.
Mustapha Kessous est journaliste au Monde. Il a déjà signé Les 100 histoires des Jeux olympiques dans la même collection en 2012. Clément Lacombe est journaliste économique au Point. Ils ont ensemble suivi plusieurs « Tour de France » pour Le Monde.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.