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Emmeline. Suivi de Croisilles
Musset Alfred de
FOLIO
2,00 €
Épuisé
EAN :9782070345663
Né à Paris dans une famille aisée et cultivée le 11 décembre 1810, Alfred de Musset se fait très tôt remarquer par ses qualités littéraires. Après de brillantes études au lycée Henri-IV, il hésite entre la médecine, le droit, la peinture et la musique avant de décider de se consacrer à la littérature et publie à dix-neuf ans Contes d'Espagne et d'Italie. II est invité au cénacle romantique de Charles Nodier où il rencontre Sainte-Beuve, Vigny et Victor Hugo. A sa réputation de poète talentueux s'ajoute celle d'un dandy débauché. La représentation de sa première pièce est annulée à cause des événements de juillet 1830. Quelques mois plus tard, le drame La Nuit vénitienne est sifflé par le public. II ne se décourage pas et décide d'écrire des pièces sans se soucier des contraintes de la scène ou de la mode: La Coupe et les Lèvres, A quoi rêvent les jeunes filles paraissent en 1832. Sa rencontre au début de l'année 1833 avec George Sand, romancière célèbre et scandaleuse, marque le début d'une liaison passionnée et orageuse qui s'achève en Italie lorsqu'elle le quitte pour le médecin qui le soigne de la fièvre typhoïde. De ce voyage italien, il rapporte On ne badine pas avec l'amour, une pièce riche et cruelle, et Lorenzaccio, considéré comme son chef-d'?uvre dramatique. Il écrit ensuite un roman autobiographique, La Confession d'un enfant du siècle, dédié à George Sand, où il décrit son ennui de vivre, le "mal du siècle". Entre 1835 et 1837, il publie le cycle des Nuits qui met en scène le poète aux prises avec l'inspiration et la douleur. Après ces années d'une exceptionnelle fécondité et qualité littéraire, Musset, en proie au mal de vivre et à la maladie, cesse peu à peu d'écrire. Pourtant, à la surprise générale, lorsqu'en 1847 la Comédie-Française monte Les Caprices de Marianne, c'est un triomphe. La reconnaissance officielle arrive dans la foulée: légion d'honneur, Académie française, poste de bibliothécaire au ministère de l'Instruction publique... Mais le 2 mai 1857, épuisé par la maladie et une vie de débauche, Alfred de Musset meurt dans l'indifférence générale. Poète, dramaturge et écrivain de génie, Musset a bouleversé le courant romantique par sa plume ironique, légère et volontiers irrévérencieuse.
1537 : dans la Florence des Médicis, le jeune Lorenzo projette en secret l'assassinat de son cousin, le tyran Alexandre. Tentative désespérée de changer le cours de l'Histoire en faisant triompher la cause républicaine ? Ou oeuvre d'un individu d'exception, désireux de laisser son nom à la postérité ? Sous le masque de ce personnage "glissant comme une anguille", double de Brutus l'Ancien comme de Hamlet, se laisse entrevoir, de loin en loin, le moi déchiré de l'auteur, enfant du siècle. Entre cynisme et idéalisme, débauche et héroïsme, la figure énigmatique de celui que l'on surnomme Lorenzaccio a inspiré à Musset ce chef-d'oeuvre du drame romantique.
Ah ! Marianne, c'est un don fatal que la beauté ! " Mariée à un vieillard jaloux, la vertueuse Marianne déchaîne les passions, notamment celle de Coelio, dont Octave vient lui louer les qualités et les mérites. Mais Marianne n'a d'yeux que pour ce dernier... De ce trio amoureux, gouverné par les caprices du coeur, ne pouvait naître que le drame. Comédie à l'issue tragique et au ton peu conventionnel, la célèbre pièce de Musset met en scène les désirs et les revendications d'une femme dans un cadre italien propice à tous les jeux de masque. Longtemps condamné par la censure, Les Caprices de Marianne continue de fasciner par son éminente modernité. Les Caprices de Marianne est suivi d'On ne badine pas avec l'amour. Objet d'étude : dire l'amour. Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes. Prolongement : pour aller plus loin (mise en scène, débat, étude d'images et lectures complémentaires).
Sur un théâtre ancien, faisons des pièces ludiques. Tel pourrait être le mot d?ordre d?Alfred de Musset quand il s?adonne au proverbe, genre dont Il ne faut jurer de rien et On ne saurait penser à tout sont d?incontestables réussites. Impertinentes et drôles, ces pièces bousculent les formes théâtrales empesées et le sérieux des convenances. L?esprit fuse, les surprises succèdent aux quiproquos, les incongruités aux cocasseries. L?alacrité du ton, le sens du rythme et la verve de l?échange dépoussièrent les situations déjà vues et dégourdissent les dialogues. Avec Il ne faut jurer de rien (1836) et On ne saurait penser à tout (1849), voici venu le temps de la jubilation théâtraleLes deux pièces revendiquent un certain héritage intellectuel, assument une nostalgie littéraire, le génie de Musset transmuant un théâtre de société en une oeuvre dramatique originale et nouvelle. Il ne faut jurer de rien et On ne saurait penser à tout confirment la préférence pour la « fantaisie à la française », comédies où se croisent l?humour et l?esprit, deux qualités que Musset attribue au génie dramatique qu?il admire le plus, Molière. Dans nos deux pièces, cinq personnages se croisent (si l?on excepte les utilités). L?intrigue est en général assez mince. Dans Il ne faut jurer de rien et On ne saurait penser à tout, un mariage doit se conclure, mais, à la ligne droite des consentements mutuels, les jeunes héros préfèrent les courbes romanesques et les épreuves du coeur. On le voit, la mythologie personnelle de l?auteur et une pointe de marivaudage enrichissent le genre des proverbes. La part ludique des deux pièces n?exclut pas une lecture « sérieuse » des moeurs du couple « moderne ». C?est même ce qui singularise la poétique de Musset et le situe entre Molière et Oscar Wilde. Entre vérité du coeur et amusement de l?esprit, Musset travaille à la frontière d?un genre. Les deux pièces de Musset qui se caractérisent par leur sens du rythme, de la formule et de l?à-propos confèrent au présent de l?action densité et humour. Le sens du dialogue, constamment animé par une brillante énergie, imite la conversation mondaine pour mieux s?en démarquer. Jeux de mots et coq-à-l?âne démontrent la puissance de déflagration du langage. Constamment les incongruités interfèrent avec les propos sérieux ou simplement anodins. Les dialogues deviennent un peu fous. Bien des obstacles séparent les amoureux d?Il ne faut jurer de rien et d?On ne saurait penser à tout. Franchies une à une, grâce à « la transparence vagabonde », ces épreuves redonnent un sens à l?amour. Certes, personne n?est tout à fait dupe, et Musset le premier qui refusera d?épouser Aimée d?Alton, mais il est bon de croire au bonheur et de tourner la page à l?heure des confessions intimes.
Lorenzino, Lorenzetta, Renzo, Renzino : Musset module à l'infini les surnoms et les masques pour désigner Lorenzo de Médicis, androgyne à l'aspect maladif qui nourrit en secret un projet terrible. Lorenzaccio, cousin et favori du duc Alexandre, est un modèle de débauche qui a pourtant ses entrées chez ceux qui la déplorent. Il sait que son acte, désespéré mais nécessaire sur le plan privé, sera récupéré par le flux, transformé en geste public dérisoire sur le plan universel. De tirades cyniques en monologues poignants, Musset trace les contours d'une silhouette fantasmagorique qui se détache d'une Florence en pleine déchéance. Pris au piège de son jeu bien plus qu'Hamlet, Lorenzaccio cultive son drame. Non pas comme d'autres romantiques cultivent leur mélancolie, mais parce que c'est le seul lien qui lui reste avec la réalité. Musset, après l'échec cuisant de La Nuit vénitienne, décide de composer ses pièces sans les faire jouer. Son oeuvre sera donc un théâtre de spectres et de visions fugitives où l'individu fait place à des types humains participant à l'histoire, modelée à souhait par un enfant, non pas du siècle mais de tous les temps. --Sana Tang-Léopold Wauters
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau