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Il ne faut jurer de rien ; On ne saurait penser à tout
Musset Alfred de
FOLIO
6,60 €
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EAN :9782070349456
Sur un théâtre ancien, faisons des pièces ludiques. Tel pourrait être le mot d?ordre d?Alfred de Musset quand il s?adonne au proverbe, genre dont Il ne faut jurer de rien et On ne saurait penser à tout sont d?incontestables réussites. Impertinentes et drôles, ces pièces bousculent les formes théâtrales empesées et le sérieux des convenances. L?esprit fuse, les surprises succèdent aux quiproquos, les incongruités aux cocasseries. L?alacrité du ton, le sens du rythme et la verve de l?échange dépoussièrent les situations déjà vues et dégourdissent les dialogues. Avec Il ne faut jurer de rien (1836) et On ne saurait penser à tout (1849), voici venu le temps de la jubilation théâtraleLes deux pièces revendiquent un certain héritage intellectuel, assument une nostalgie littéraire, le génie de Musset transmuant un théâtre de société en une oeuvre dramatique originale et nouvelle. Il ne faut jurer de rien et On ne saurait penser à tout confirment la préférence pour la « fantaisie à la française », comédies où se croisent l?humour et l?esprit, deux qualités que Musset attribue au génie dramatique qu?il admire le plus, Molière. Dans nos deux pièces, cinq personnages se croisent (si l?on excepte les utilités). L?intrigue est en général assez mince. Dans Il ne faut jurer de rien et On ne saurait penser à tout, un mariage doit se conclure, mais, à la ligne droite des consentements mutuels, les jeunes héros préfèrent les courbes romanesques et les épreuves du coeur. On le voit, la mythologie personnelle de l?auteur et une pointe de marivaudage enrichissent le genre des proverbes. La part ludique des deux pièces n?exclut pas une lecture « sérieuse » des moeurs du couple « moderne ». C?est même ce qui singularise la poétique de Musset et le situe entre Molière et Oscar Wilde. Entre vérité du coeur et amusement de l?esprit, Musset travaille à la frontière d?un genre. Les deux pièces de Musset qui se caractérisent par leur sens du rythme, de la formule et de l?à-propos confèrent au présent de l?action densité et humour. Le sens du dialogue, constamment animé par une brillante énergie, imite la conversation mondaine pour mieux s?en démarquer. Jeux de mots et coq-à-l?âne démontrent la puissance de déflagration du langage. Constamment les incongruités interfèrent avec les propos sérieux ou simplement anodins. Les dialogues deviennent un peu fous. Bien des obstacles séparent les amoureux d?Il ne faut jurer de rien et d?On ne saurait penser à tout. Franchies une à une, grâce à « la transparence vagabonde », ces épreuves redonnent un sens à l?amour. Certes, personne n?est tout à fait dupe, et Musset le premier qui refusera d?épouser Aimée d?Alton, mais il est bon de croire au bonheur et de tourner la page à l?heure des confessions intimes.
Résumé : Dans le Paris des années 1830, un jeune dandy inconstant, en perpétuelle contradiction avec lui-même, tombe fou amoureux de deux femmes. Si la riche marquise de Parnes et la modeste madame Delaunay se ressemblent, leur condition les sépare. L'une est une aristocrate, mariée, reine de son domaine huppé de la Chaussée d'Antin. L'autre, veuve, vit modestement de ses travaux de couturière. Pour la première fois de sa vie, Valentin va devoir faire un choix. Musset nous offre une variation pleine de charme sur un thème universel, et assortit son observation amusée du trio d'une réflexion plus profonde sur les mécanismes de l'amour.
Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; [...] il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux."
1537 : dans la Florence des Médicis, le jeune Lorenzo projette en secret l'assassinat de son cousin, le tyran Alexandre. Tentative désespérée de changer le cours de l'Histoire en faisant triompher la cause républicaine ? Ou oeuvre d'un individu d'exception, désireux de laisser son nom à la postérité ? Sous le masque de ce personnage "glissant comme une anguille", double de Brutus l'Ancien comme de Hamlet, se laisse entrevoir, de loin en loin, le moi déchiré de l'auteur, enfant du siècle. Entre cynisme et idéalisme, débauche et héroïsme, la figure énigmatique de celui que l'on surnomme Lorenzaccio a inspiré à Musset ce chef-d'oeuvre du drame romantique.
Octave, bohème et libertin, plaide auprès de Marianne, sa cousine par alliance, la cause de son ami, le timide et romanesque Coelio. Mais il n'obtient d'autre résultat que d'intéresser la jeune femme en sa propre faveur. Par "caprice", elle lui offre un rendez-vous. Octave alors s'efface au profit de Coelio, mais le fait ainsi tomber dans le guet-apens tendu par Claudio, le mari jaloux. Coelio meurt en maudissant Octave. Drame de l'amitié autant que drame de l'amour, les Caprices sont surtout le drame de l'identité perdue : Coelio est le double d'Octave ; Octave est "une autre Marianne", et Marianne, en définitive, n'est pas la "mince poupée" que l'on croyait au début. Le chassé-croisé des personnages, divaguant comme Octave toujours ivre, errant comme Coelio définitivement perdu dans ses rêves, ou trottant comme Marianne allant et venant de chez elle à l'église au rythme des heures canoniales, fait du caprice la figure même d'un destin cruel et absurde. D'une ironie toute tragique, cette "comédie" conclut à l'impossibilité d'aimer et de vivre.
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Didier van Cauwelaert est né à Nice en 1960. A huit ans, pour devenir indépendant et nourrir sa famille, il décide de publier des romans. Face aux refus des éditeurs (une demi-douzaine par mois) et aux menaces de ses parents, il est sur le point d'abandonner la littérature à dix ans et demi, lorsqu'il croise Greta Garbo dans un restaurant. Du hasard de cette rencontre naît l'idée d'un entretien imaginaire. De larges extraits paraîtront dans le courrier des lecteurs de "Télé-7-jours'. Cette première publication inespérée sauve ses ambitions d'écrivain. Il reprend donc son stylo, ses enveloppes et le fichier des éditeurs parisiens. Après quelques années consacrées au théâtre (il joue Sartre, met en scène Beckett, Anouilh, Ionesco) et une brève carrière de critique littéraire pour enfants à FR3 Côte-d'Azur, il finit par trouver un éditeur qui s'intéresse à lui, en 1981, après treize ans de traversée du désert. On comprend donc son agacement lorsqu'on lui attribue une réussite rapide.S'ensuit la publication de romans avec lesquels il touche un public de plus en plus large: Vingt ans et des poussières (prix Del Duca 1982), Poisson d'amour (prix Roger Nimier 1984), Les Vacances du fantôme (prix Gutenberg 1987), Un objet en souffrance (1991) qui marque son arrivée chez Albin Michel. En 1994, Un aller simple est couronné par le prix Goncourt. Depuis lors, avec des romans tels que La Vie interdite, La Demi-pensionnaire et L'Education d'une fée, L'Apparition, Rencontre sous X son succès ne se dément pas. Au théâtre, il a reçu le Molière 97 du meilleur spectacle musical pour son adaptation du Passe muraille, avec Michel Legrand. Ses pièces lui ont valu le Grand Prix du théâtre de l'Académie française.Au cinéma, tandis que son adaptation de La Demi-pensionnaire va être tournée par Claude Pinoteau, Miramax vient d'acquérir après des enchères records les droits de L'Education d'une fée, qui sera réalisé aux Etats-Unis.Les livres de Didier van Cauwelaert sont aujourd'hui traduits dans plus de vingt langues."
Flaubert Gustave ; Robinot-Bichet Marie-Hélène ; S
Résumé : Félicité, orpheline, fille de ferme trahie par son amoureux, a derrière elle un passé de misères et de douleurs lorsque Mme Aubain l'engage comme servante. Le bonheur est au rendez-vous de cette rencontre, mais bientôt Félicité doit affronter de nouvelles épreuves. Seul soutien dans ses malheurs, Loulou, son perroquet...
Balzac Honoré de ; Lisle Isabelle de ; Roger-Vasse
Résumé : Déclaré officiellement mort à la bataille d'Eylau (8 février 1807), le colonel Chabert, enfant trouvé devenu héros des guerres napoléoniennes, resurgit, une douzaine d'années plus tard, miraculeusement vivant. Ou plutôt survivant et désormais exclu, dans une France de la Restauration qui veut littéralement effacer toute trace de l'Empire. Quant à son épouse, "veuve" remariée à l'ambitieux comte Ferraud dont elle a eu deux enfants, et qui a profité de l'immense fortune de ce premier époux, que fera-t-elle face à ce revenant ? Dans ce nouveau monde de l'argent et du droit, où l'être n'est plus rien face à l'avoir, Chabert incarne l'envers sordide et tragique de La Comédie humaine... bien plutôt inhumaine, en réalité. Le texte intégral annoté. Des questionnaires d'analyse de l'oeuvre. Une présentation de Balzac et de son époque. Le genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraire. Une rubrique "Portfolio" pour la lecture d'images. Un dossier "Spécial bac" proposant un groupement de textes et des sujets d'écrit sur le parcours : L'injustice sous toutes ses formes.