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On ne badine pas avec l'amour
Musset Alfred de ; Gengembre Gérard ; Pinon Esther
FLAMMARION
3,00 €
Épuisé
EAN :9782080439796
Camille et Perdican sont promis l'un à l'autre mais Camille ne l'entend pas de cette oreille : fidèle aux principes qu'on lui a inculqués au couvent, elle se méfie de la légèreté de son cousin qui, déçu, fait sa cour à Rosette, paysanne et amie d'enfance. Un jeu dangereux d'orgueil et de jalousie se met alors en place entre les trois jeunes gens. Proverbe marqué par le désenchantement autant que par la liberté du romantisme, On ne badine pas avec l'amour (1834) décrit l'aveuglement de personnages pour qui le coeur et la parole semblent irrémédiablement désaccordés : c'est l'innocence qui en paiera le prix. DOSSIER - Dire l'amour dans l'oeuvre de Musset - Les jeux du coeur et de la parole dans On ne badine pas avec l'amour - Jeux de scènes : un théâtre à (ré)inventer - Jeux de société : une pièce au miroir de son temps.
Octave, bohème et libertin, plaide auprès de Marianne, sa cousine par alliance, la cause de son ami, le timide et romanesque Coelio. Mais il n'obtient d'autre résultat que d'intéresser la jeune femme en sa propre faveur. Par "caprice", elle lui offre un rendez-vous. Octave alors s'efface au profit de Coelio, mais le fait ainsi tomber dans le guet-apens tendu par Claudio, le mari jaloux. Coelio meurt en maudissant Octave. Drame de l'amitié autant que drame de l'amour, les Caprices sont surtout le drame de l'identité perdue : Coelio est le double d'Octave ; Octave est "une autre Marianne", et Marianne, en définitive, n'est pas la "mince poupée" que l'on croyait au début. Le chassé-croisé des personnages, divaguant comme Octave toujours ivre, errant comme Coelio définitivement perdu dans ses rêves, ou trottant comme Marianne allant et venant de chez elle à l'église au rythme des heures canoniales, fait du caprice la figure même d'un destin cruel et absurde. D'une ironie toute tragique, cette "comédie" conclut à l'impossibilité d'aimer et de vivre.
Ah ! Marianne, c'est un don fatal que la beauté ! " Mariée à un vieillard jaloux, la vertueuse Marianne déchaîne les passions, notamment celle de Coelio, dont Octave vient lui louer les qualités et les mérites. Mais Marianne n'a d'yeux que pour ce dernier... De ce trio amoureux, gouverné par les caprices du coeur, ne pouvait naître que le drame. Comédie à l'issue tragique et au ton peu conventionnel, la célèbre pièce de Musset met en scène les désirs et les revendications d'une femme dans un cadre italien propice à tous les jeux de masque. Longtemps condamné par la censure, Les Caprices de Marianne continue de fasciner par son éminente modernité. Les Caprices de Marianne est suivi d'On ne badine pas avec l'amour. Objet d'étude : dire l'amour. Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes. Prolongement : pour aller plus loin (mise en scène, débat, étude d'images et lectures complémentaires).
Sur un théâtre ancien, faisons des pièces ludiques. Tel pourrait être le mot d?ordre d?Alfred de Musset quand il s?adonne au proverbe, genre dont Il ne faut jurer de rien et On ne saurait penser à tout sont d?incontestables réussites. Impertinentes et drôles, ces pièces bousculent les formes théâtrales empesées et le sérieux des convenances. L?esprit fuse, les surprises succèdent aux quiproquos, les incongruités aux cocasseries. L?alacrité du ton, le sens du rythme et la verve de l?échange dépoussièrent les situations déjà vues et dégourdissent les dialogues. Avec Il ne faut jurer de rien (1836) et On ne saurait penser à tout (1849), voici venu le temps de la jubilation théâtraleLes deux pièces revendiquent un certain héritage intellectuel, assument une nostalgie littéraire, le génie de Musset transmuant un théâtre de société en une oeuvre dramatique originale et nouvelle. Il ne faut jurer de rien et On ne saurait penser à tout confirment la préférence pour la « fantaisie à la française », comédies où se croisent l?humour et l?esprit, deux qualités que Musset attribue au génie dramatique qu?il admire le plus, Molière. Dans nos deux pièces, cinq personnages se croisent (si l?on excepte les utilités). L?intrigue est en général assez mince. Dans Il ne faut jurer de rien et On ne saurait penser à tout, un mariage doit se conclure, mais, à la ligne droite des consentements mutuels, les jeunes héros préfèrent les courbes romanesques et les épreuves du coeur. On le voit, la mythologie personnelle de l?auteur et une pointe de marivaudage enrichissent le genre des proverbes. La part ludique des deux pièces n?exclut pas une lecture « sérieuse » des moeurs du couple « moderne ». C?est même ce qui singularise la poétique de Musset et le situe entre Molière et Oscar Wilde. Entre vérité du coeur et amusement de l?esprit, Musset travaille à la frontière d?un genre. Les deux pièces de Musset qui se caractérisent par leur sens du rythme, de la formule et de l?à-propos confèrent au présent de l?action densité et humour. Le sens du dialogue, constamment animé par une brillante énergie, imite la conversation mondaine pour mieux s?en démarquer. Jeux de mots et coq-à-l?âne démontrent la puissance de déflagration du langage. Constamment les incongruités interfèrent avec les propos sérieux ou simplement anodins. Les dialogues deviennent un peu fous. Bien des obstacles séparent les amoureux d?Il ne faut jurer de rien et d?On ne saurait penser à tout. Franchies une à une, grâce à « la transparence vagabonde », ces épreuves redonnent un sens à l?amour. Certes, personne n?est tout à fait dupe, et Musset le premier qui refusera d?épouser Aimée d?Alton, mais il est bon de croire au bonheur et de tourner la page à l?heure des confessions intimes.
Résumé : Dans le Paris des années 1830, un jeune dandy inconstant, en perpétuelle contradiction avec lui-même, tombe fou amoureux de deux femmes. Si la riche marquise de Parnes et la modeste madame Delaunay se ressemblent, leur condition les sépare. L'une est une aristocrate, mariée, reine de son domaine huppé de la Chaussée d'Antin. L'autre, veuve, vit modestement de ses travaux de couturière. Pour la première fois de sa vie, Valentin va devoir faire un choix. Musset nous offre une variation pleine de charme sur un thème universel, et assortit son observation amusée du trio d'une réflexion plus profonde sur les mécanismes de l'amour.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)