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La longue marche des universités françaises
Musselin Christine
SCIENCES PO
27,00 €
Épuisé
EAN :9782724639858
Qu'on le déplore ou que l'on s'en réjouisse, l'autonomie plus forte des universités françaises et leur gouvernement renforcé ne les ont que très peu rapprochées du modèle, idéal pour les uns, diabolique pour les autres, des universités privées américaines, qui sont souvent présentées comme l'archétype de l'université managériale, mais qui ne sont certainement pas des entreprises de formation". Ainsi s'exprime Christine Musselin dans cet ouvrage paru en 2001. Fine analyste des systèmes universitaires, l'auteure retrace les bouleversements qu'ont connus les universités françaises durant la dernière décennie du xxe siècle, après qu'une circulaire instituant des contrats de quatre ans entre chaque établissement et le ministère de tutelle mit fin à une organisation verticale et corporatiste centrée sur les disciplines. Un récit essentiel pour comprendre l'évolution récente du paysage de l'enseignement supérieur et de la recherche, désormais mondialisé et ultra-compétitif. Une évolution dont Christine Musselin racontera une nouvelle étape dans La Grande Course des universités (Presses de Sciences Po, 2017).
La plupart des projets n'atteignent pas l'objectif fixé et/ou ne respectent ni les budgets ni les délais... parce que certains événements, non identifiés au préalable, et encore moins mis sous contrôle, surviennent. L'expérience montre pourtant qu'il est possible de réussir un projet à condition cependant de mettre en oeuvre un Dispositif de Maîtrise des Risques (DMR) approprié aux enjeux du projet et aux attentes de ses parties prenantes: sponsor du projet (bailleur de fonds international, Etat, direction générale...), directeur de programme, chef de projet, équipe projet, bénéficiaires, usagers, utilisateurs...: garantir l'alignement stratégique du projet et le triptyque qualité / échéance / coûts; fonctions contrôle, audit et qualité: limiter la probabilité d'apparition et la gravité de certains risques, et inscrire la démarche projet dans un cercle vertueux de progrès permanent; fonctions RH, achats, contrôle budgétaire...: coordonner le cycle du projet avec les cycles de l'entreprise (portefeuille de projets, cycle budgétaire, cycle RH...). Ce livre s'adresse à toutes les parties prenantes d'un projet. Il présente une approche des risques pragmatique, calée à la fois sur les phases du projet, de l'étude préalable au bilan de fin de projet et sur les processus supports transversaux, tels que achats ou RH.
Contre les ides reues sur les carrires luniversit, cet ouvrage tudie les modalits de recrutement des universitaires amricains, allemands et franais sur la base dune enqute comparative applique aux cas des mathmaticiens et des historiens. Contribution importante une thmatique peu explore, elle propose une rflexion sociologique sur les procdures de recrutement et en restitue leur complexit. Ltude mene conforte les thses qui lient formes du march du travail et organisation du travail. Lauteur interpelle les pouvoirs publics afin que ceux-ci mnent une action globale, inscrite dans la dure, loppos de lactivisme et de lurgence qui caractrisent les interventions publiques rcentes.
Soyez en tête de la compétition mondiale mais coordonnez-vous à l'échelon territorial ! Telle est l'injonction contradictoire adressée aux universités françaises depuis les deux grandes réformes du système d'enseignement supérieur et de recherche initiées en 2000. D'un côté, l'Etat organise une compétition généralisée entre enseignants-chercheurs et entre universités. Les financements sur projet de la recherche, la publicisation des évaluations et leur utilisation pour allouer les budgets à la performance, comme les très sélectifs appels à projets qui se sont succédé sans relâche depuis le Grand Emprunt de Nicolas Sarkozy, ont accru les écarts entre établissements et fait voler en éclat le principe sur lequel reposait jusqu'alors, en théorie, le système français : des universités équivalentes sur l'ensemble du territoire. De l'autre, un remodelage du paysage universitaire est à l'oeuvre. Il impose que les grandes écoles, les organismes de recherche et les universités d'une même région coordonnent leurs actions dans le but de rationaliser les coûts et de grimper dans les classements mondiaux. De nouvelles structures sont ainsi créées à marche forcée, sans qu'il soit possible de savoir si ces changements majeurs atteindront leurs objectifs et assureront un avenir radieux à l'enseignement supérieur français.
Des dispositifs de contrôle interne défaillants ont entraîné de lourdes pertes à la plupart des établissements bancaires et financiers de la place. Certains établissements, tels Lehman Brothers, ont même fait faillite alors qu'ils paraissaient indestructibles! Pourtant, ces lourdes pertes auraient pu être évitées par l'existence d'un dispositif de contrôle des risques approprié. Comment disposer d'un tel dispositif? En adoptant une démarche structurée en cinq phases: établissement de la cartographie des risques, conception du dispositif de maîtrise des risques, management du dispositif de maîtrise des risques, revue annuelle du dispositif de maîtrise des risques.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.