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La poétique de François Villon
Mus David
CHAMP VALLON
25,50 €
Épuisé
EAN :9782876731554
Que pourra nous dire encore l'oeuvre de Villon, sinon le refus du pathos subjectif que, depuis si longtemps, elle incarne ? Quel genre d'expérience fonda cette oeuvre, quelle pensée présida à son élaboration ? Dans cette étude d'une rigueur exemplaire, au moyen d'un examen minutieux des poèmes de Villon, l'auteur s'attache à soulever ces questions, et bien d'autres. Mettant à contribution la philologie, la philosophie, l'histoire et la poétique, sa lecture est pourtant d'une émouvante simplicité : "Prenons comme point de départ nous-mêmes. Notre ignorance est un fait accompli. Y échapper par la magie de l'histoire serait nous cloîtrer dans un nouveau mythe. Les poèmes de Villon étaient difficiles pour leurs premiers lecteurs. Nous partons comme tout le monde d'un amour aveugle. Nous aimons les poèmes de Villon, nous ne voulons pas nous contenter d'un tel amour. En voyant plus clair, en vivant en eux, nous voudrions les aimer mieux."
Résumé : Majestueux à-pic sur la mer. havre de paix retiré dans la garrigue ou écrin de verdure niché au coeur dune ville. les jardins de Jean Mus sont tous d'une beauté confondante et témoignent de l'amour de leur créateur pour la nature. Cet architecte-paysagiste met en scène des jardins situés aux quatre coins du monde avec une maîtrise empreinte de douceur et toujours la même passion. La plume de Dane McDowell guide le lecteur à travers une vingtaine de propriétés qui vont du Portugal à la Grèce. en passant par les rivages de la Côte d'Azur et les chemins de Provence. Les réalisations de Jean Mus, parfaitement intégrées dans les paysages et superbement photographiées par Vincent Motte. se révéleront une source d'inspiration pour tous les amateurs de jardins ensoleillés.
Villon, Shakespeare, Baudelaire, Mallarmé, Reverdy : dans ces noms se dessine la longue courbe d'une pensée - et sa rupture. Les poètes du "passé", comme nous disons, sont-ils toujours nos proches, nos semblables, nos frères ? Ou les praticiens d'un art qui a vécu ? Nous nous en réclamons. Cependant : quel lien peut-il y avoir entre la poésie d'un temps ancien, et la nôtre, qui annonce un temps nouveau ? L'oeuvre du passé est déjà au loin. Quelle est la nature précise de ce "loin" ? Où puiser de l'encouragement ?Et pour quelle tâche ? Investigons . Allons voir de plus près, avant même d'ouvrir l'enquête.
Public : Toutes celles et ceux qui n'ont plus l'âge de croire à la petite souris, mais à qui elle manque. Résumé : Tous les enfants aiment la petite souris. Comme par magie, elle échange leurs dents de lait contre un peu d'argent. Mais Gabriel n'a pas cette chance. Sa petite souris ne lui a jamais donné une seule pièce. Elle se contente de lui écrire. Lettre après lettre, dent après dent, elle raconte son insignifiante petite histoire à la manière d'un conte. Gabriel ignore que sous la plume de cette souris se cache sa grand-mère, une femme discrète au passé stupéfiant. Plongez dans un monde de rongeurs courageux et attachants. Ce récit drôle, émouvant et tendre vous surprendra autant qu'il vous enchantera.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?
Reprenant une expression célèbre de Térence, l'empereur Tibère aurait comparé l'exercice du pouvoir au fait de tenir un loup par les oreilles : sous la menace permanente du complot ou de l'usurpation, celui qui avait su parvenir au pouvoir devait savoir, pour s'y maintenir, déployer en permanence les qualités et les techniques les plus diverses sous peine de succomber. En cas de contestation, il n'y avait pas d'autre alternative que la victoire ou la mort, que ce soit pour l'empereur en titre ou pour celui qui entreprenait de prendre sa place. C'est cette histoire que ce livre se propose de raconter et d'analyser afin d'en mettre en valeur les ressorts secrets ? les fameux arcana imperii ? mais aussi le langage officiel fait de gestes, de pratiques et de mots d'ordre destinés à assurer la paix et la longévité d'un règne, ou à justifier la révolte. Depuis Auguste jusqu'aux Sévères, durant les trois siècles étudiés ici, complots et éliminations jalonnent l'histoire impériale. Une analyse précise permet de mettre en lumière les logiques qui les sous-tendent. Au gré des variations du consensus dont bénéficie l'empereur, des styles de gouvernement se dégagent, mais aussi des profils de concurrents, hommes et femmes ? car ces dernières jouent un rôle clé et payent un lourd tribut à la stabilité du pouvoir. Dans un régime sans constitution, qui prétend, au début, poursuivre inchangée sa forme républicaine, un langage du pouvoir et de sa contestation se crée et s'installe dans les pratiques. Il constitue, règne après règne, comme une nouvelle tradition. Sources littéraires variées en grec ou en latin, inscriptions ou graffitis, programmes monumentaux ou frappes monétaires, c'est avec une richesse inouïe que l'Antiquité nous a légué son témoignage sur les pratiques impériales, nous permettant d'en lire l'histoire avec une précision qui ne laisse de nous surprendre et de nous parler aussi de notre monde contemporain.