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Marie appelée la Magdaléenne. Entre traditions et histoire (Ier-VIIIe siècle)
Murcia Thierry
PU PROVENCE
24,99 €
Épuisé
EAN :9791032001059
La tradition qui voit en Marie-Madeleine une libertine ou une prostituée repentie est tardive. Elle voit le jour à Rome, à la fin du VIe siècle et est aujourd'hui contestée par la plupart des spécialistes. Les chrétiens d'Orient, eux, identifiaient la Magdaléenne à la mère de Jésus. Longtemps considérée, à tort, comme marginale, cette tradition autrefois orthodoxe a connu une diffusion extraordinaire dans les premiers siècles de l'Eglise avant de sombrer dans l'oubli. Thierry Murcia exhume et passe en revue les nombreux documents jusqu'ici ignorés ou écartés qui témoignent de sa vigueur passée. Il établit que cette antique tradition plonge ses racines dans les évangiles mêmes où les deux figures, toutes deux nommées Marie, n'apparaissent jamais simultanément. A une exception près, semble-t-il : au Calvaire, en Jean 19, 25. Mais un examen attentif de la péricope montre que l'évangéliste ne parle ici, en définitive - lui aussi - que d'un seul et même personnage...
Résumé : Infirmière diplômée, Mary Lamb, 34 ans, ne sait plus où donner de la tête. Responsable d'un service médico-social chargé d'accueillir et de soigner une clientèle féminine défavorisée - prostituées, droguées, adolescentes à problèmes -, elle doit lutter au quotidien contre le machisme des médecins et se battre pour obtenir les moyens nécessaires à la survie du dispensaire. Mais s'il n'y avait que cela ! Dans la chaleur étouffante de l'été new-yorkais, des militants fanatiques opposés à la contraception et à l'IVG prennent son établissement pour cible. D'inquiétantes lettres anonymes commencent à circuler, précédant de peu les premiers sabotages. Avec Service des urgences, Marcia Rose a voulu rendre hommage à la profession d'infirmière, dont le quotidien est, selon l'une d'elles, "constamment baigné de larmes" . Si ce roman est une oeuvre de fiction, la description qu'elle brosse de la vie hospitalière est criante de vérité...
Je n'étais plus capable de rien imaginer. Cela fait dix-huit ans que j'imagine l'inimaginable, que je veux donner corps à ce dont je ne savais pas si cela avait un corps, que je veux sauver l'écho de mots dont je ne savais pas s'ils avaient jamais été prononcés. Je voulais seulement savoir si tu étais parvenue à l'existence, si tu étais vivante.
Troisième volet d'une série sur la philosophie de la violence, l'ouvrage se consacre à la violence engendrée par les croyances religieuses. Il s'avère que les disputes religieuses, souvent appuyées sur des dissensions ethniques, constituent d'excellents prétextes pour justifier une violence qui, de manière plus générale, est tapie dans le coeur même de l'homme, voire dans le coeur même de la matière. Cette violence repose en particulier sur la certitude de posséder la vérité qui est peut-être la plus grande idole de toutes les idoles. Après une revue des violences polythéistes, puis des violences monothéistes (du judaïsme à l'islamisme, en passant par le christianisme), l'ouvrage tente in fine une réconciliation par un argument épistémologique, à savoir la reconnaissance de la multiplicité de la vérité comme la source inéluctable de l'esprit des colombes opposé à celui des faucons. C'est dire que l'ouvrage, malgré sa critique approfondie de l'intolérance religieuse, est un ouvrage de paix qui s'inscrit dans l'annonce d'une quatrième révélation, en cours de construction, par laquelle tous les hommes de bonne volonté deviendraient des prophètes. Les violences religieuses ont participé à la mort de Dieu dont Nietzsche n'a été que l'un des annonciateurs. La conclusion de l'ouvrage annonce alors le volume suivant de la série, dédié aux violences engendrées par les idéologies athées qui posent la transcendance "en-avant", dans le futur, sans résoudre le problème fondamental de l'homme, celui de Dieu. Ainsi que l'énonce la préface de Keith Moser, "ce livre ambitieux, provocateur, et courageux" expose "les racines historiques, théologiques, philosophiques et socio-politiques des formes d'agression mortelle liées à la religion organisée", tandis que la postface de Thierry Murcia ajoute : "Source de connaissance, de réflexion autant que de plaisir (celui d'être lu), ce livre est donc édifiant à plus d'un titre".