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La morale de la question sociale
Murard Numa
SNEDIT LA DISPU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782843030772
Ce livre analyse la dimension subjective de la question sociale. L'auteur traite des mondes vécus de la question sociale à partir de la réflexion et des récits de ceux qui paient les pots cassés de la fausse émancipation "libérale", et relie les transformations économiques et sociales actuelles à leur expérience. Puis il analyse la formule de subjectivité promue par l'Etat-providence jusque dans les années soixante-dix au moyen d'institutions chargées de répartir et d'atténuer les effets des risques sociaux. Il montre ensuite que les orientations des politiques sociales actuelles tendent, au contraire, à rejeter les perdants de la compétition sociale dans la culpabilité de l'échec personnel. Il analyse, enfin, les fondements culturels et les déterminants sociologiques de cette culture de la culpabilité. En conclusion de ce livre qui fera référence, Numa Murard, professeur de sociologie à l'université Denis-Diderot Paris-VII et membre du Centre de sociologie des pratiques et représentations politiques, appelle à modifier la relation entre la politique et le risque social en édifiant un État social correcteur des inégalités et accoucheur d'une nouvelle forme de responsabilité sans faute.
A l'heure de la déportation globale de personnes migrantes et réfugiées vers des "pays tiers", le Fascisme de la Frontière, invisible à sa naissance devient aujourd'hui manifeste. Les exilés passeront toujours. Mais au prix d'inhumaines violations infligées par les politiques migratoires. Les refouler à tout prix, même de leur mort et disparition, est devenu le leitmotiv politique de l'Occident qui risque de précipiter l'Europe dans une nouvelle phase historique de xénophobie. Comment nommer ce crime contemporain contre les personnes migrantes ? C'est la question que se pose l'autrice qui, ces dernières années, a arpenté les frontières euro-nêennes documentant les abus et les disparitions de " ants ". Est-ce un peuple en mouvement ? Ce livre cri et un carton rouge contre la violence contem-de l'Europe-déni. re Murard-Yo vanovitch est journaliste spécialiste rations. Elle travaille pour une ONG de secours Méditerranée. En Italie, elle a publié la Trilogie mosaico del disumano" avec Derive (2014), azione del soggetto migrante (2015) et lAbisso (Stampa alternativa). éditions du croquant e
Transit : un mot à faire planer quand on est à Kennedy Airport en transit pour Tokyo ; un mot à désespérer de tout quand on vit à Blanchard, cité de transit normande d'où les habitants ne décollent jamais. Parqués dans les banlieues de banlieues, en bordure de décharges, leur vie oscille entre la permanence et le transitoire : permanence des logements provisoires, des boulots intermittents, des amours passagères, des budgets précaires. Déstabilisés par ce temporaire qui s'éternise, mieux habitués à survivre qu'à vivre, ils ont, aux yeux des autres, un comportement déconcertant, agressif : mauvais payeurs, ils se lancent dans des dépenses inconsidérées ; mauvais coucheurs, ils se querellent avec leurs voisins ; mauvais pauvres, ils bataillent contre les administrations censées les aider. Or, cette attitude a sa logique, parfaitement appropriée aux paradoxes de la situation, cet univers insoumis obéit à une discipline personnelle et collective qui règle la vie économique et sociale, ce monde apparemment bête et méchant connaît une solidarité qui fait tant défaut aux "nouveaux pauvres" murés dans l'isolement. C'est ce que nous montrent Jean-François Laé et Numa Murard, en nous livrant des instantanés de scènes prises sur le vif dont ils restituent le contexte grâce à des commentaires sans pédantisme ni sécheresse statistique, sans discours moralisateur ni prosélytisme militant. Les visages et le paysage de la pauvreté y retrouvent leur vérité. Mieux, leur parenté avec l'ensemble d'une société qui les marginalise en même temps qu'elle veut les intégrer.
Dutheil-Pessin Catherine ; Ribac François ; Delcam
Résumé : Depuis une trentaine d'années, la politique culturelle en France est de plus en plus déclinée sous la forme d'une abondante offre de spectacles plus ou moins subventionnés par l'Etat et les collectivités, et ce, à tous les échelons du territoire. De ce fait, les programmateurs et programmatrices de spectacles jouent un rôle essentiel puisqu'il leur appartient de convertir des spectacles particuliers en intérêt public. La Fabrique de la programmation culturelle est le premier livre qui s'intéresse à la formation, au travail, aux outils, aux compétences, aux réseaux de ces femmes et de ces hommes professionnels et aux multiples contraintes qu'ils doivent gérer. S'appuyant sur une exploration des espaces de travail et de rencontres, l'enquête met en évidence la dimension collective de cette expertise, la force et la diversité de ce groupe social. Dans un contexte où les profanes s'impliquent de façon croissante dans l'espace public (santé, nucléaire, alimentation, écologie, etc.), cette façon de produire de la "culture" interroge la définition des politiques publiques, leur mise en oeuvre et leur évaluation.
Résumé : Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.
Roca i Escoda Marta ; Fassa Farinaz ; Lépinard Elé
Résumé : L'intersectionnalité est devenue en quelques années un concept incontournable, aussi bien en sciences sociales qu'au sein des luttes sociales, en particulier féministes. Forgée pour penser l'imbrication des rapports de domination, l'intersectionnalité constitue aujourd'hui un champ d'études et d'expérimentations théoriques foisonnant. Pour la première fois en France, des universitaires abordent ses multiples dimensions épistémologiques, théoriques et politiques , et les recherches récentes qu'elle a permis d'ouvrir dans des espaces aussi différents que la France, l'Amérique latine ou l'Europe de l'Est. Que peut nous offrir cette notion pour penser le genre, la théorie féministe et les mobilisations sociales aujourd'hui ? Comment contribuer à promouvoir un usage de l'intersectionnalité qui renforce son potentiel critique et "insurgé" , plutôt que figé sur des identités ? Réunissant des contributions qui s'appuient sur des enquêtes empiriques, cet ouvrage donne à voir la force d'un tel outil lorsqu'il s'agit d'éclairer des processus sociaux et politiques complexes. En offrant un regard à la fois rétrospectif et contemporain sur les enjeux politiques de la production d'un savoir intersectionnel, il a aussi pour ambition de montrer que l'intersectionnalité n'est pas seulement un agencement de critique théorique indispensable, mais aussi une plateforme à partir de laquelle construire des sujets politiques collectifs nécessaires au projet d'émancipation féministe.
Résumé : Le salariat est apparu aux penseurs sociaux du XIXe siècle comme la question centrale des sociétés modernes. Sur les débris des rapports sociaux d'Ancien Régime semblait surgir une nouvelle forme de sujétion. Sur cette base, Marx a développé une théorie de l'exploitation capitaliste qui fut au c?ur des confrontations politiques du XXe siècle. Pourtant, les sciences sociales contemporaines ont rarement traité frontalement du salariat, comme si l'ombre portée de Marx avait freiné une telle investigation. À l'aube du XXIe siècle, le salariat domine plus que jamais nos sociétés. Alors que certains préconisent, au nom de la " flexibilité du travail ", une dissolution généralisée des institutions salariales pour restaurer un utopique marché des producteurs, il est urgent de rouvrir ce dossier. C'est à quoi se sont attachés les historiens, économistes et sociologues réunis ici. Cet ouvrage n'entend pas proposer une théorie unifiée du salariat, mais poser les termes du débat et fournir des pistes pour comprendre sa dynamique présente. La première partie vise à définir le salariat comme concept et fait historique. S'y confrontent sans concessions quelques-uns des auteurs français qui ont le plus travaillé la question. La deuxième partie présente une série d'éclairages, sans prétention à l'exhaustivité, sur les formes contemporaines du salariat et les caractéristiques de diverses populations salariales. Ces études. appuyées sur des enquêtes originales, éclairent par leurs données factuelles et leurs analyses empiriques les débats théoriques de la première partie.