Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La tyrannie des métriques
Muller Jerry Z. ; Hersant Patrick
MARKUS HALLER
22,00 €
Épuisé
EAN :9782940427406
Traduit de l'anglais par Patrick Hersant Les métriques - ou mesures de performance chiffrées - envahissent de plus en plus d'organisations publiques et privées, de l'enseignement et des hôpitaux jusqu'à la police et la finance. Au lieu de compléter le jugement intelligent et compétent des personnes appelées à prendre des décisions, elles sont souvent utilisées pour définir les finalités même des organisations. Les effets pervers de cette obsession métrique sont multiples. A la place d'acquérir des connaissances, les étudiants s'entraînent à réussir des tests standardisés ; pour garder le taux de mortalité bas, les patients à risque ne sont plus opérés dans certains hôpitaux ; dans quelques villes, les policiers embellissent leurs rapports, exagérant ainsi le succès de la lutte contre la criminalité ; la crainte de ne pas atteindre les quotas exigés pousse certains employés de banque à des opérations frauduleuses. Dans ce livre, Jerry Z. Muller explique les origines intellectuelles et sociales de l'obsession métrique, analyse les failles récurrentes de l'usage des métriques et montre comment les stratégies d'adaptation ou de contournement produisent régulièrement des conséquences néfastes. Mesurer est souvent nécessaire, mais vouloir remplacer le jugement par l'usage des données quantifiées conduit immanquablement à l'échec. Nous sommes nombreux à sentir vaguement que l'usage répandu des paramètres quantitatifs nous égare, déprécie le jugement humain subtil et récompense ceux qui savent manipuler le système. Le livre de Muller explique clairement l'origine de cette mode, pourquoi elle est souvent contreproductive et pourquoi elle nous empêche d'apprendre.Tim Harford, Financial Times
Nous supposons facilement qu'un résultat positif au test de dépistage du SIDA nous fournit la certitude d'être infecté du virus; que l'analyse de l'ADN trouvé sur le lieu du crime établit sans faille l'identité du tueur. Pourtant, un test ne peut indiquer qu'une certaine probabilité, jamais la certitude. Mais lorsque nous devons penser en termes de probabilité, même les spécialistes se trompent aisément. A l'aide d'une foule d'exemples tirés de la vie de tous les jours, le psychologue Gerd Gigerenzer montre que nous prenons souvent de mauvaises décisions parce que nous compliquons inutilement notre raisonnement probabiliste. Il explique comment chacun peut éviter les pièges de ce type de raisonnement, et par conséquent les erreurs de jugement. Plus que jamais, les citoyens ont besoin de savoir comment évaluer les risques... Ce livre devrait être mis entre les mains de tous ceux qui ont eu l'occasion de lire des statistiques alarmantes.
Easterly William ; Hersant Patrick ; Kleiman-Lafon
Depuis les années cinquante, les pays riches ont dépensé 2 300 milliards de dollars pour l'aide au développement - sans réussir à éradiquer la pauvreté. Que s'est-il passé? L'économiste William Easterly analyse cet échec en démontant les mythes de l'aide au développement, souvent dus à l'illusion de l'homme blanc de pouvoir planifier le progrès des pays pauvres. Selon Easterly, les pays pauvres n'ont besoin ni d'une "aide massive" sous la forme d'une injection de capitaux, ni d'une "thérapie de choc" administrée par le Fonds monétaire international, ni d'un paternalisme appuyé par les armées de l'homme blanc. Ils ont besoin de développer leurs propres marchés. Les pays riches devraient les épauler dans leurs efforts concrets, issus de leur propre inventivité, plutôt que leur imposer un modèle économique préconçu. Une analyse qui pourrait servir de base à une critique raisonnée de la pensée figée et du triomphalisme politique d'une partie de la littérature sur le développement économique. Amartya Sen, lauréat du prix Nobel d'économie.
Depuis l'Antiquité, la philosophie est une activité essentiellement argumentative. Pour apprendre à philosopher, il ne suffit pas de connaître des notions abstraites et de se référer aux doctrines de tel ou tel penseur. Le premier savoir-faire du philosophe est la capacité d'examiner de façon critique un raisonnement, de le défendre, de le réfuter ou de l'amender. Ce manuel fournit les outils pour acquérir ce savoir-faire indispensable à la compréhension et à la pratique de la philosophie. Rosenberg invite les étudiants ? et toute personne curieuse de comprendre ce que font les philosophes ? à découvrir : en quoi consiste un argument et ce qui permet d'apprécier leur force ou leur faiblesse, comment les arguments s'enchaînent dans un essai philosophique, quels sont les pièges cachés qui peuvent dévaloriser une argumentation, et pourquoi, comme Rosenberg le dit, "ce n'est qu'en philosophant qu'on peut devenir philosophe". Les nombreux exemples qui accompagnent les explications assurent la bonne compréhension des sujets abordés ; les citations et casse-têtes qui complètent le volume donnent l'occasion d'exercer les compétences acquises.
Aucune science n'a transformé la compréhension de notre place dans le monde autant que la biologie de l'évolution. Nous ne sommes pas le " couronnement de la création ". A l'instar des autres êtres vivants, nous ne devons notre existence à aucun plan, mais à une longue histoire de transformations aléatoires. Depuis l'époque de Darwin, cette nouvelle science provoque régulièrement des rejets passionnels. Ses détracteurs considèrent la biologie de l'évolution comme un récit purement spéculatif. Souvent motivés par des raisons religieuses ou idéologiques, ils cherchent à la discréditer et à réhabiliter le créationnisme. Jerry A. Coyne montre qu'ils échouent inévitablement parce qu'ils ignorent à la fois la méthode scientifique et les preuves de l'évolution. Quelles sont ces preuves ? Dans ce livre, Coyne répond à cette question de façon très accessible. Intégrant les connaissances de la géologie, de la géographie, de la paléontologie, de l'anatomie, de l'embryologie et de la génétique, il fournit un panorama impressionnant de résultats de recherche qui montrent que l'évolution biologique est un fait incontestable.
Résumé : Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.
Résumé : Les Pouvoirs du sacré pose une question brûlante : celle de la place persistante du sacré et de la religion dans la vie sociale contemporaine. Ni une vision linéaire de la sécularisation comme déclin progressif et mondial de la religion, ni une compréhension mystique du "retour du religieux" ne conviennent pour appréhender ce phénomène complexe. Hans Joas parcourt, synthétise et discute les grands paradigmes qui ont été élaborés par la philosophie et la sociologie, depuis le XVIIIe siècle, pour penser la vie religieuse. En discussion critique avec Max Weber, Joas construit une alternative au récit du "désenchantement du monde". Il estime qu'une compréhension du devenir de la religion ne peut se séparer d'une interprétation des tensions entre le politique et le religieux, l'Etat et les Eglises, qui ont paradoxalement créé des interstices dans lesquels les individus ont pu construire leur liberté et redéfinir leur vie en commun. Il s'agit aussi d'un livre engagé en faveur d'un universalisme des droits de la personne qui se traduirait, au plan théologico-politique, par le double rejet des théocraties et des dictatures laïques, et par une mise en garde contre la tentation d'une "auto-sacralisation de l'Europe" contre l'islam.
Dans le premier tome des Décisions absurdes (Folio Essais n°445), Christian More! a posé les bases d'une "sociologie des erreurs radicales et persistantes". Il arrive que les individus prennent collectivement des décisions singulières et agissent avec constance dans le sens totalement contraire au but recherché. Aujourd'hui, Christian Morel reprend son enquête où il l'avait laissée et se penche sur l'émergence, dans des univers à haut risque, de dynamiques visant à favoriser la décision éclairée, à partir de cas d'école saisissants : le débat contradictoire a été déterminant pour la fiabilité des réacteurs nucléaires de la Marine américaine; l'introduction d'une check-list de bloc opératoire a réduit la mortalité chirurgicale dans des proportions considérables; ou bien encore, l'armée de l'air ne sanctionne plus les erreurs pour faciliter la remontée d'informations. A partir de ces expériences, l'auteur esquisse des "métarègles de la fiabilité", synthèse de lois sociologiques et de prescriptions cognitives, comme la formation aux facteurs humains, les politiques de non-punition, les processus d'avocat du diable ou l'interaction généralisée. La sociologie des décisions hautement fiables qu'il propose va à l'encontre des idées reçues et s'applique, par sa vision étendue, à toute activité.