Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Nature et descendance. Hans Jonas et le principe "responsabilité"
Müller Denis ; Simon René
LABOR ET FIDES
18,75 €
Épuisé
EAN :9782830907254
L'éthique de la responsabilité de Hans Jonas (1903-1993) constitue l'une des propositions les plus actuelles et les plus imposantes de la réflexion contemporaine. Le problème central posé par Hans Jonas touche son articulation d'une métaphysique rationnelle de la nature et d'une éthique originale de la responsabilité envers les générations futures. Problème théorique, mettant en jeu une certaine conception des fondements de l'éthique, mais qui entend relever le défi d'une situation totalement nouvelle : l'essor considérable et irréversible des sciences et des techniques exige, selon Jonas, une éthique inédite qui soit à la hauteur des questions et des urgences de notre temps. Reformuler l'éthique, ou du moins en clarifier les enjeux, c'est là un héritage de Hans Jonas que cet ouvrage à plusieurs voix aimerait pleinement prendre en compte en prolongement de sa pensée.
Biographie de l'auteur Denis Müller est professeur d'éthique fondamentale et appliquée à la faculté de théologie protestante de l'université de Lausanne depuis 1988. Membre de l'Académie internationale des sciences religieuses et de la Société européenne d'éthique, il a présidé l'ATEM (Association de théologiens pour l'étude de la morale) de 1999 à 2005. Il est notamment l'auteur de L'Ethique protestante dans la crise de la modernité (coll. " Passages ", Ed. du Cerf, 1999), Les Passions de l'agir juste (Editions universitaires-Ed. du Cerf, 2000) et de Jean Calvin. Puissance de la loi et limite du pouvoir (coll. " Le Bien commun ", Micbalon, 2001). Cet essai sur Barth s'inscrit dans les prolongements de sa quête d'une généalogie critique et reconstructive de l'éthique.
Etudiée par les sociologues et les historiens, l'éthique protestante est tout à la fois un héritage culturel, un idéal fantasmatique, un lieu œcuménique et un enjeu théologique. Elle est soumise ici à l'interrogation généalogique et critique de ses sources plurielles. Il en ressort plusieurs problématiques singulièrement actuelles : la confrontation aux nouvelles exigences de l'espace public, l'idée d'une interdisciplinarité dynamique, la relecture des thèmes de l'autonomie et de la modernité, le défi d'une postmodernité multiforme, l'articulation ordonnée de la tradition, de l'herméneutique et de l'Écriture, la tension constitutive des modèles théologiques et éthiques et le dialogue avec les philosophies morales. Le destin de l'éthique protestante ne la livre pas en pâture à la crise sans fin de la modernité ou au tourbillon de la postmodernité, mais appelle une reconstruction plausible et novatrice, à même de relancer sa pertinence publique et de surmonter ses tendances au repli.
L'éthique de la liberté vise non pas à résoudre des problèmes mais à aider à mieux les poser par une confrontation entre ce que nous pouvons comprendre du texte biblique et ce que nous vivons concrètement dans notre société technicienne. De page en page, la liberté paraît comme une dominante de la vie chrétienne : pour Jacques Ellul, la liberté n'est pas une simple vertu, elle est la vie chrétienne même et doit donc s'incarner dans un agir individuel spécifique. Dans ce grand-oeuvre de Jacques Ellul, la pénétration de son analyse sociologique et la solidité de son exégèse biblique s'unissent pour exhorter les chrétiens, à la suite de l'apôtre Paul, à ne plus se conformer au monde présent. Le chrétien, libéré par Jésus-Christ de toutes les puissances contemporaines qui l'asservissent (Etat, Argent, Technique...), a reçu le pouvoir de devenir enfant de Dieu, c'est-à-dire d'être un homme sans convoitise, qui vit la gratuité, reste disponible et lucide, donne son offrande sans frustration ? et exerce son éminente responsabilité avec joie. Car la liberté chrétienne est cette liberté orientée par l'amour, celle de Dieu, qu'il s'agit de glorifier, et de mon prochain, qu'il s'agit de servir.
Pour l'auteur, Dieu ne se prouve pas, mais s'éprouve. Il se rencontre. Reste à définir la nature de cette rencontre. Ici "Buisson ardent", là "Chemin de Damas", les textes bibliques nous offrent différents chemins. Mais Dieu s'affronte aussi, comme lors du "Combat de Jacob avec l'ange". C'est de ce mode de rencontre dont il est particulièrement question ici. Dans ce combat, face à face avec l'invisible, il n'est pour l'être humain qu'un enjeu : la foi en Dieu. Au cours de la lutte, cette foi est souvent malmenée, culbutée, et roule plus d'une fois dans la poussière. Le miracle, c'est qu'elle en ressorte plus ferme, quoique transformée. Ce combat, au corps à corps avec possibilité de la foi, Bernard Duburque le livre sans jamais faillir ni renoncer. Au final, un texte bouleversant sur le doute, l'absence de sens, et peut-être, la réconciliation.
Une étude complète nous est proposée sur l'histoire et l'actualité du ministère pastoral. Elle prend en compte ses évolutions récentes (sa féminisation) et des questions actuelles (les conditions matérielles, l'homosexualité), à partir de témoignages de pasteurs des Eglises luthériennes et réformées des pays francophones d'Europe. L'ouvrage voudrait également inscrire les potentialités et la crise du pastorat dans " le temps long " de la réflexion historique et théologique, tout en étant attentif aux questions les plus contemporaines. Son ambition est de parler de la réalité du ministère pastoral, afin de sortir des deux travers que sont son idéalisation et sa dévalorisation, lesquelles contribuent à perdre de vue l'originalité, mais aussi la vulnérabilité de ce métier vocationnel. Il suggère enfin des pistes pour mieux vivre le pastorat et aider à la croissance des Eglises, en étant attentif à l'écoute de soi et des autres, ainsi qu'à la diversité des dons et des ministères. L'ouvrage est illustré par des dessins de Tiki, théologien, caricaturiste et figure connue des médias allemands.
Ce livre conclut l'étude théologique magistrale initiée dans l'Ethique de la liberté. Jacques Ellul y développe les implications d'une liberté chrétienne incarnée, traitée dans son rapport étroit avec la vie humaine sous divers aspects : le témoignage et la politique, le travail et l'argent, la révolution et le désir d'autonomie, la drogue et le désir d'évasion, le plaisir sexuel et la famille, les valeurs féminines et masculines... Dans cette "société de fer" , les injonctions de la technique relatives a notre mode de vie se font de plus en plus impératives et, tandis que l'Etat incline vers un absolutisme régulateur, les groupes sont tentés par la promesse mensongère d'une violence émancipatrice. Les combats de la liberté se révèlent alors combats contre les multiples puissances de mort : il s'agit de retrouver le sens du bien commun et la possibilité d'une vie véritablement libérée. Vécue dans l'espérance mais sans facilite aucune, la liberté chrétienne est ce don divin qui est a la fois grâce et exigence : "Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance. "