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Victoria
Muhlstein Anka
GALLIMARD
9,70 €
Épuisé
EAN :9782070235834
La reine Victoria a inventé la monarchie moderne. Avant elle, c'est le XVIII ? siècle avec ses princes légers et libertins ; après elle règneront les rois bourgeois aux vertus tranquilles et au pouvoir invisible. Entr les deux, le plus long règne de l'histoire d'Angleterre : soixante-quatre années (1837-1901) pendant lesquelles une jeune fille gaie, impulsive, insouciante se mue en une digne vieille dame dont la sévérité deviendra légendaire. Pourquoi cette image pétrifiée ? Victoria n'a jamais masqué des élans contradictoires. Toute sa vie, elle s'est analysée sans la moindre complaisance. Anka Muhlstein, qui, dans La Femme Soleil, avait mis en lumière, à travers l'inépuisable Saint-Simon, le rôle politique et social des femmes à la cour de Louis XIV, s'est appuyée sur le Journal et la correspondance familiale de la reine Victoria (inédits en France) pour dévoiler un personnage inattendu : une Victoria franche et vigoureuse, à la fois raisonnable et obstinée, souvent attendrissante, jamais rétrograde, jamais prude, jamais hypocrite, jamais victorienne.
Né en pleine Révolution, fils de Delphine de Sabran, Astolphe de Custine aura connu la Terreur, l'Europe des Idées, les voyages en Italie et en Russie, la dictature de Napoléon et, au crépuscule de sa vie, l'ombre de la Princesse Mathilde. C'était un voyageur, un excentrique, un homme libre qui eut le courage, assez peu fréquent dans le milieu dont il venait, d'afficher son homosexualité et de vivre en couple pendant trente ans. "Je ne suis pas révolutionnaire mais j'ai été révolutionné", disait-il. Anka Muhlstein nous fait bien comprendre le glissement d'une civilisation à l'autre : d'un côté, ce sont les délices de l'Ancien Régime, un art de vivre, et au bout du compte la guillotine. De l'autre, les voyages en solitaire, des rencontres singulières, le vertige d'une caste qui se sait mourir, la traversée de l'Europe. De quel parti était vraiment Astolphe de Custine ? On le crut dilettante de l'écriture mais son la Russie en 1839 fut un succès. On le crut prisonnier d'une certaine société mais, avant l'heure, dans un siècle devenu bourgeois ; il fut un homme détaché des conventions, un homme libre.
En 1812, Napoléon est à la tête de la plus grosse armée qu'il ait jamais rassemblée. Il ouvre les hostilités contre le tsar Alexandre Ier, avec qui il a pourtant conclu une alliance. Un de ses ministres se désespère : L'Empereur est fou ; tout cela finira par une épouvantable catastrophe. Pourquoi cette décision ? Il pensait l'emporter vite. Mais il lui fallut avancer, avancer encore, jusqu'à Moscou. Et c'est une ville déserte, en proie aux flammes, que découvrit la Grande Armée. Avait-il les moyens de triompher ? Qu'est-ce qui a déterminé l'enchaînement des événements : la volonté ou le hasard ? Napoléon a fasciné et ne cesse de fasciner. Même la retraite, loin de l'anéantir, a révélé son exceptionnelle aptitude à tirer parti de l'adversité. C'est sa capacité de réaction à l'épreuve, sa volonté de la surmonter et sa faculté de redémarrer que montre ici Anka Muhlstein. . . Anka Muhlstein est historienne, écrivain, biographe. Elle a notamment publié Elisabeth d'Angleterre et Marie Stuart ou les périls du mariage, Reines éphémères, mères éternelles et Victoria.
Résumé : Camille Pissarro (1830-1903) occupe une place centrale dans le monde des arts de son temps : membre fondateur de la nouvelle école de peinture française, l'impressionnisme, il a attiré autour de lui Monet, Renoir, Sisley, Degas, Berthe Morisot, puis Cézanne et Gauguin. Soutenu tout au long de sa carrière, malgré l'hostilité tenace du grand public, par le grand marchand d'art parisien Paul Durand-Ruel, il éprouve le sentiment persistant d'être à part, différent et difficile à classer. Installé en France dès l'âge de vingt-cinq ans mais né aux Antilles danoises, il n'est pas français et, de surcroît, il est juif. Il ne s'en cacha jamais et savait que cela n'était pas indifférent dans la société française, ébranlée à la fin du xixe siècle par la défaite de 1870, les luttes ouvrières et l'affaire Dreyfus. Ses deux passions ont été la peinture et l'éducation artistique de ses enfants. Grâce à une énergie et une disponibilité étonnantes, il ne sacrifia jamais l'une à l'autre et ses cinq fils sont devenus peintres à leur tour. S'appuyant sur l'oeuvre considérable de Pissarro et sur une vaste collection de lettres qui témoignent d'une nature chaleureuse et d'une grande liberté de pensée, Anka Muhlstein brosse le portrait nuancé et intime d'un artiste à l'esprit indépendant et singulier.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.