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James de Rothschild. 1792-1868
Muhlstein Anka
GALLIMARD
11,30 €
Épuisé
EAN :9782070261208
Le XIXe siècle a été l'époque des grandes réussites individuelles. Mais pour durer et s'enrichir à travers quatre régimes différents, entrecoupés de deux révolutions et d'un coup d'Etat, encore fallait-il avoir la tête et les reins solides. L'ascension de James de Rothschild en est l'illustration la plus éclatante. Etranger à double titre, puisque Juif et Allemand, James débarque à Paris en 1811 et se retrouve dès 1830, millions amassés, grand-croix de la Légion d'honneur, somptueux propriétaire de châteaux à la campagne et d'hôtels à Paris, repris à Fouché ou à Talleyrand. Paris s'offre à lui, mais James ne cherche pas à s'amalgamer à ce nouveau monde. Il refuse de se naturaliser. La conversion lui fait horreur. L'assimilation, c'est bon pour les autres. Lui demeure orgueilleusement lui-même et sa politique matrimoniale contribuera à renforcer la puissance et la richesse de son clan. Il épouse sa nièce. Quatre de ses cinq enfants épousent aussi des Rothschild. Personnage impossible à classer, à la fois incarnation de la famille et du cosmopolitisme, protecteur lointain de sa communauté et bouc émissaire de l'antisémitisme, symbole indiscutable de la nouvelle opulence, James fait rêver les romanciers de son temps. Le père de Lucien Leuwen de Stendhal, le Nucingen de Balzac, le Gundermann de Zola ont tous des traits empruntés à James. Anka Muhlstein, qui dans Victoria avait dévoilé un personnage de reine inattendu, s'est appuyée sur une correspondance et des documents inédits pour tracer le portrait d'un homme qui sut passer de l'univers simple et archaïque du ghetto de Francfort à la société la plus complexe et raffinée de son temps.
Résumé : Élisabeth règne sur l'Angleterre, Marie Stuart sur l'Écosse. Elles sont cousines, mais tout les divise : leur religion - l'une est protestante, l'autre catholique -, leur passé, leurs ambitions, leurs conceptions politiques... et leur vie sentimentale. Elles sont pourtant confrontées au même problème : se marier pour assurer la survie de leur dynastie en donnant naissance à un héritier. Elisabeth, femme de pouvoir, choisit de ne pas s'encombrer d'un époux ; elle surmonte ses désirs amoureux, au risque d'une succession difficile. Marie Stuart, elle, cède à la passion et se marie trois fois. Sa vie constitue l'un des romans les plus sombres de l'Histoire, marqué par l'amour, la haine, un crime, des noces précipitées avec l'assassin du père de son enfant, une fuite éperdue en Angleterre et un dénouement tragique au terme de longues années de captivité. A propos de ces deux figures exceptionnelles, aux destins opposés et pourtant inextricablement liés, la biographe et historienne Anka Muhlstein poursuit la réflexion abordée avec Reines éphémères, mères perpétuelles, analysant de manière passionnante les relations des femmes au pouvoir, écartelées et sommées de choisir entre l'amour et le devoir.
Voici un étonnant essai de "gastronomie littéraire", mariant les plaisirs du texte et ceux de la chère. Relisant Balzac, des restaurants à la mode aux sombres estaminets, des festins mondains aux mesquineries de la petite-bourgeoisie, c'est toute la France à table au XIXe siècle qu'Anka Muhlstein nous fait redécouvrir. Et surtout, à travers toute La Comédie humaine, c'est notre imaginaire gourmand dont elle nous donne à retrouver les sources. Car c'est vraiment Balzac, avant Flaubert, Zola ou Maupassant, qui, en France, a fait entrer la table en littérature.
Les grands romanciers du XIXe et du début du XXe siècle, notamment Balzac, Stendhal, les frères Goncourt, Zola, Maupassant et Proust, ont en commun un intérêt passionné pour la peinture, intérêt qui les a tous amenés à inventer de nombreux personnages de peintres, incités à regarder et à écrire en peintres et souvent à se transformer en critiques d'art. Balzac aurait voulu écrire avec les couleurs de Delacroix, Zola, initié à la peinture par Cézanne, son ami d'enfance, s'inspirait de Manet ou de Degas pour décrire ses sujets, et Bergotte, l'écrivain fictif de Proust, meurt en regrettant de ne pas avoir écrit avec l'art de Vermeer. Intriguée par ce trait si caractéristique de la littérature française, Anka Muhlstein s'est attachée à montrer l'union intime de la peinture et de la littérature pendant cette période, facilitée par l'accès, alors unique en Europe, au musée et stimulée par l'étonnante camaraderie d'un groupe d'artistes étroitement unis, prompts à s'encourager les uns les autres.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.