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Histoire de la criminologie française
Mucchielli Laurent
L'HARMATTAN
53,00 €
Épuisé
EAN :9782738431363
Ce livre constitue le premier traité d'histoire de la criminologie française. Aux catalogues de doctrines que présentent d'ordinaire les manuels de la discipline, il substitue une lecture plus cohérente, plus documentée et plus réflexive de près de deux siècles d'apport scientifiques. C'est dans ce but que des historiens se sont alliés à des sociologues, des psychologues et des psychiatres pour faire le point sur les grandes théories et sur de nombreuses applications qui ont animé cette histoire étonnamment riche. En effet, phrénologie, anthropologie, biologie, génétique, sociologie, géographie humaine, psychologie, psychiatrie et psychanalyse, toutes ces disciplines ont tenté et tentent encore d'expliquer ce comportement humain fascinant et terrifiant : le crime. Retracer la genèse et les multiples développements de cette aventure scientifique, pointer ses succès et ses échecs, montrer aussi bien les évolutions que les permanences des méthodes et des raisonnements, dégager des axes d'intelligibilité pour servir le réflexion criminologique d'aujourd'hui, tels sont aussi les enjeux de cette histoire. Ecrit dans un souci de précision historique mais aussi de lisibilité ce livre s'adresse à tous ceux qui souhaitent porter un regard plus serein sur ce qui reste à la fois une question scientifique très débattue et un des grands problèmes sociaux de notre temps.
En France, les questions de sécurité sont parmi les plus politisées et les plus médiatisées du débat public. Certes, la tendance à privilégier l?événementiel et le sensationnaliste n?est pas propre au journalisme français. En revanche, peu de pays connaissent une telle instrumentalisation politique du thème de " l?insécurité " et de ses boucs-émissaires usuels : les mineurs, les " étrangers " en tous genres (Arabes, Noirs, Roms, Comoriens...) et par ailleurs les juges et leur supposé " laxisme ". Il en résulte une sorte de matraquage politico-médiatique qui contribue sans doute autant que la réalité délinquante à entretenir chez nos concitoyens un sentiment d?insécurité disproportionné. Mêler sa voix dans cette arène pour tenter de décortiquer les discours et les événements, les confronter aux connaissances scientifiques, dénoncer les manipulations statistiques, valoriser les publications importantes, c?est le choix qu?a fait Laurent Mucchielli. C?est un nouveau genre d?intervention sociologique et une nouvelle forme de " sociologie impliquée " qu?il décline depuis quelques années en profitant des nouveaux supports offerts par Internet. Après avoir ouvert dès 1999 un site internet, il l?a transformé en 2010 en un petit journal électronique où un réseau d?une vingtaine de chercheurs commentent désormais l?actualité. Enfin, il a ouvert des blogs sur Rue 89, Mediapart et finalement Le Monde Interactif. Dans ce livre, il a rassemblé la plupart des articles publiés dans son blog " Vous avez dit sécurité ? " au cours de l?année 2001 et du tout début de l?année 2012.
Résumé : L'identité française est-elle menacée ? Une immigration africaine massive est-elle à nos portes ? L'islam est-il contraire aux lois de la République et est-il en train de s'insinuer sournoisement un peu partout avec ses voiles, sa nourriture hallal et ses terroristes ? Les descendants des immigrés sont-ils responsables des violences qui accablent depuis des décennies les banlieues ? C'est ce qu'affirment les nationalistes racistes depuis toujours, et ce n'est pas surprenant de leur part. Ce qui l'est davantage, c'est l'audience croissante dont jouissent ces idées dans le débat public. Démontrant l'inanité de ces discours, ce livre parcourt l'histoire de France depuis la Révolution de 1789. Il montre que nous sommes un pays d'immigration qui ne s'assume pas, que l'ampleur et les vraies raisons de ces migrations sont largement méconnues, que la peur de la violence ou de la subversion que porterait en elle cette immigration relève du fantasme, que notre roman national doit être sérieusement révisé, et qu'il est urgent de nous déprendre des deux types de nationalismes empêchant de penser la France telle qu'elle est pour affronter ensemble les défi s économiques, sociaux et environnementaux de demain. Laurent Mucchielli est directeur de recherche au CNRS (Laboratoire Méditerranéen de Sociologie) et enseignant à l'Université d'Aix-Marseille.
Ce livre, réctualisé dans cette réédiition, explore les trois aspects fondamentaux de la délinquance. D'abord, la production des normes, qui ne cesse de redéfinir les contours d'une notion propre à une société donnée, à un moment donné de son histoire. Ensuite, les mécanismes de transgression, qui sont à la fois complexes et variés. Loin de se limiter aux phénomènes les plus visibles, tels que les délinquances juvéniles ou les violences physiques et sexuelles, la sociologie nous entraîne aussi dans les méandres de la délinquance des élites économiques et politiques, ainsi que dans les multiples formes de violence politiques et de crime organisé. Enfin, les réactions sociales qui vont de l'indifférence aux poursuites policières et judiciaires, au terme de profondes inégalités sociales.
La délinquance s'est-elle véritablement transformée au cours des quinze dernières années, dans les territoires sous responsabilité de la gendarmerie nationale ? Telle était la question posée à une équipe de chercheurs. Au terme de leur enquête, après une analyse minutieuse de l'évolution statistique nationale et quatre études de terrain réalisées dans des territoires très différents (du périurbain récent au rural traditionnel), ces chercheurs répondent par la négative et déplacent la question. À quelques évolutions technologiques près, les évolutions les plus profondes ne tiennent pas à la nature de la délinquance ni au profil des délinquants, mais aux modes de peuplement des territoires, aux modes de vie des habitants, aux relations qu'ils entretiennent entre eux et avec les gendarmes ainsi qu'au droit pénal et aux politiques de sécurité. Dès lors, la recherche ouvre de nouveaux horizons de réflexion pour l'institution : sur son adaptation aux territoires, sur ses relations avec la population, sur son besoin de partenariats non limités au champ de la sécurité et sur l'évolution du métier de gendarme. . . Laurent MUCCHIELLI est directeur de recherches au CNRS, enseignant à l'Université Versailles Saint-Quentin et directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP).
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.