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Vous avez dit sécurité ? Saison 2011-2012
Mucchielli Laurent
CHAMP SOCIAL
16,00 €
Épuisé
EAN :9782353712397
En France, les questions de sécurité sont parmi les plus politisées et les plus médiatisées du débat public. Certes, la tendance à privilégier l?événementiel et le sensationnaliste n?est pas propre au journalisme français. En revanche, peu de pays connaissent une telle instrumentalisation politique du thème de " l?insécurité " et de ses boucs-émissaires usuels : les mineurs, les " étrangers " en tous genres (Arabes, Noirs, Roms, Comoriens...) et par ailleurs les juges et leur supposé " laxisme ". Il en résulte une sorte de matraquage politico-médiatique qui contribue sans doute autant que la réalité délinquante à entretenir chez nos concitoyens un sentiment d?insécurité disproportionné. Mêler sa voix dans cette arène pour tenter de décortiquer les discours et les événements, les confronter aux connaissances scientifiques, dénoncer les manipulations statistiques, valoriser les publications importantes, c?est le choix qu?a fait Laurent Mucchielli. C?est un nouveau genre d?intervention sociologique et une nouvelle forme de " sociologie impliquée " qu?il décline depuis quelques années en profitant des nouveaux supports offerts par Internet. Après avoir ouvert dès 1999 un site internet, il l?a transformé en 2010 en un petit journal électronique où un réseau d?une vingtaine de chercheurs commentent désormais l?actualité. Enfin, il a ouvert des blogs sur Rue 89, Mediapart et finalement Le Monde Interactif. Dans ce livre, il a rassemblé la plupart des articles publiés dans son blog " Vous avez dit sécurité ? " au cours de l?année 2001 et du tout début de l?année 2012.
Résumé : La vidéosurveillance a connu un succès fulgurant en France à partir des élections présidentielles de 2007, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy et François Fillon. Cette technologie a été présentée comme une contribution majeure à la fois à la prévention et à la répression de la délinquance et du terrorisme. Mais cette promesse sécuritaire, activement entretenue par les industriels de la sécurité, relève-t-elle du mythe ou de la réalité ? A quoi sert vraiment la vidéosurveillance ? Après avoir enquêté dans trois villes françaises emblématiques, Laurent Mucchielli dresse un constat sans appel : la vidéosurveillance n'est pas et ne sera jamais un outil important de lutte contre la délinquance et encore moins contre le terrorisme. Dissiper les écrans de fumée, percer à jour le " bluff technologique " des industries de sécurité, le gaspillage de l'argent public et la démagogie politique : tels sont les résultats de cet essai sans concession et profondément citoyen.
La délinquance s'est-elle véritablement transformée au cours des quinze dernières années, dans les territoires sous responsabilité de la gendarmerie nationale ? Telle était la question posée à une équipe de chercheurs. Au terme de leur enquête, après une analyse minutieuse de l'évolution statistique nationale et quatre études de terrain réalisées dans des territoires très différents (du périurbain récent au rural traditionnel), ces chercheurs répondent par la négative et déplacent la question. À quelques évolutions technologiques près, les évolutions les plus profondes ne tiennent pas à la nature de la délinquance ni au profil des délinquants, mais aux modes de peuplement des territoires, aux modes de vie des habitants, aux relations qu'ils entretiennent entre eux et avec les gendarmes ainsi qu'au droit pénal et aux politiques de sécurité. Dès lors, la recherche ouvre de nouveaux horizons de réflexion pour l'institution : sur son adaptation aux territoires, sur ses relations avec la population, sur son besoin de partenariats non limités au champ de la sécurité et sur l'évolution du métier de gendarme. . . Laurent MUCCHIELLI est directeur de recherches au CNRS, enseignant à l'Université Versailles Saint-Quentin et directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP).
Le " retour aux classiques " des sciences humaines est à l'ordre du jour. La relecture des pères fondateurs semble être le meilleur antidote aux incertitudes théologiques et méthodologiques, ainsi qu'à la spécialisation et au morcellement excessifs des savoirs. Mais en se focalisant sur quelques textes consacrés, ce retour aux sources néglige souvent de replacer les oeuvre dans leur contexte social, culturel, et politique. Le " retour aux classiques " des sciences humaines est à l'ordre du jour. La relecture des pères fondateurs semble être le meilleur antidote aux incertitudes théologiques et méthodologiques, ainsi qu'à la spécialisation et au morcellement excessifs des savoirs. Mais en se focalisant sur quelques textes consacrés, ce retour aux sources néglige souvent de replacer les oeuvre dans leur contexte social, culturel, et politique. En retraçant l'émergence de la sociologie dans l'université française pendant la période 1870-1914, Laurent Mucchielli nous offre un ouvrage de référence qui évite les écueils habituels du genre : la canonisation des " grands auteurs ", qui surestime la paternité héroïque d'individus exceptionnels en oubliant le travail collectif des réseaux scientifiques ; le fétichisme épistémologique, qui découpe des contenus de pensée figés dans un tissu culturel et historique mouvant et complexe. L'auteur montre comment la " découverte du social " s'inscrit dans le dépassement des modèles et des métaphores biologiques et raciaux jusqu'alors dominants. Il explore l'oeuvre de ses principaux pionniers (Durkheim et son école, Tarde, Worms, etc.) et explique comment les idées de conscience collective irréductible à la somme des consciences individuelles, de déterminisme social, de généralisation de l'usage des statistiques, se sont diffusés à travers l'archipel des revues et des institutions savantes et ont transformé le regard sur l'homme. En retraçant l'apport de figures comme Bouglé, Halbwachs, Hubert Lévy-Bruhl, Mauss, Meillet, Richard ou Simiand, il nous offre le portrait deb toute une génération intellectuelle. En redécouvrant les débats de la sociologie avec l'ethnologie, la psychologie, la géographie, l'histoire, la linguistique, la criminologie et l'économie politique, il dévoile la richesse d'une conjoncture scientifique exceptionnelle.
Présentation de l'éditeur La question de la lutte contre la violence et l'insécurité occupe depuis quelques années une place importante dans le débat politique français. Par ailleurs, les faits divers de délinquance des jeunes occupent une place croissante dans l'actualité médiatique et sont présentés comme les manifestations d'une sorte de " nouvelle barbarie ". Amalgamant les délinquances les plus bénignes et les plus graves, de prétendus " experts " réactivent la vieille peur du complot de l'" ennemi intérieur ". Laurent Mucchielli s'efforce d'abord d'expliciter les enjeux de ce débat, de décortiquer les discours et d'en montrer tous les artifices. S'appuyant sur les recherches menées depuis une trentaine d'années, il explique comment on doit lire les statistiques de l'insécurité et de la violence (atteintes aux biens, agressions, violences à l'école). Il retrace l'histoire de la délinquance juvénile depuis les années cinquante, resituant ainsi ce problème de société dans une perspective économique, sociale et politique. Loin de la crispation actuelle sur de simples recettes policières, mais sans nier l'existence des problèmes, il propose alors quelques réformes de fond pour réduire la délinquance juvénile.
Troubles du comportement: des mots lourds de sens qui stigmatisent durablement les élèves ainsi désignés. Souffrant de troubles psychiques avérés, ils sont engagés dans un processus handicapant reconnu par la loi qui, désormais, privilégie un accueil en milieu ordinaire à une scolarité en établissement spécialisé. L?ensemble de la communauté éducative se sent désemparée et ne saitplus comment agir avec ces élèves qui semblent voués à l?échec. Les auteurs associent leurs compétences respectives, médicales et pédagogiques, pour proposer des solutions concrètes aux enseignants des premier et second degrés, aux éducateurs et à l?ensemble des professionnels qui ont en charge d?accueillir des enfants ou des adolescents souffrant de troubles du comportement.
La nécessité de penser les effets des outils techniques que les pratiques professionnelles mobilisent se fait pressante. Les pratiques concernées s'appliquent à des sujets humains, que ce soit dans l'action sociale, la santé ou l'éducation. Les dispositifs qui font travailler ensemble des partenaires de cultures professionnelles et institutionnelles différentes mobilisent le courrier électronique et c'est à propos des usagers, des bénéficiaires, des patients, des enfants ou de leurs parents que des informations sont échangés et que les décisions sont prises. Parfois (de plus en plus fréquemment), l'usager est lui-même impliqué dans l'échange électronique (suivi médical, tutorat à distance, e - thérapie...). L'ouvrage explore, selon différentes approches disciplinaires et méthodologiques, la manière dont le courrier électronique (choisi pour son développement rapide et son omniprésence) transforme les pratiques professionnelles.
La crise adolescente n'appelle pas une gestion sécuritaire normative. Elle convie les parents, les éducateurs et les soignants à faire preuve de répondant sur le mode dialectique de la diffraction et de la reprise, de la répétition et du changement, de la saturation et de la surprise, de la rupture et de la création. L'auteur aborde la prise en charge psycho-éducative des adolescents en souffrance par le biais d'occurrences peu étudiées : les mises en danger "silencieuses" et implosives, l'impact psychique de la monoparentalité et de la précarité, l'addiction à l'écriture, les amoureux qui peinent à " concrétiser", etc. Il articule ces manifestations cliniques avec les pratiques développées dans un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), qui accueille des adolescents excessivement engagés dans des comportements risqués et leur entourage.