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Le travail, quelles valeurs ? Idées reçues et propositions
MEDA DOMINIQUE
UTOPIA
4,00 €
Épuisé
EAN :9782919160075
Les Français sont-ils ceux qui travaillent le moins en Europe, ceux qui coûtent le plus cher ? La réduction du temps de travail peut-elle résoudre la question du chômage ? Les 35h sont-elles la principale source de difficultés économiques en France ? Puisque l’on vit plus longtemps, doit-on travailler plus longtemps ? Si on arrête d’assister les gens travailleront ils ? Les étrangers prennent-ils le travail des français, les Chinois volent-ils nos emplois ? Le travail est-il une valeur importante, la principale source d’émancipation et de réalisation de soi ? Seul le travail justifie-t-il reconnaissance et protection et doit-il être le principal lien social entre les hommes ? Pour répartir la richesse faut-il d’abord la créer ? Le progrès technique permettra-t-il de nous libérer du travail ? En analysant quinze affirmations couramment véhiculées et instrumentalisées par le discours politique et plupart des médias, puis reprises par bon nombre de nos concitoyens, ce livre, en synthétisant les faits et les données, décrypte les véritables objectifs qui se cachent derrière ces affirmations apparemment « de bon sens ». Le travail, mais quel « travail » ? La valeur travail, mais quelle « valeur » ? De quoi parle-t-on ? De sa valeur économique, sociale, personnelle ou symbolique ? Jamais on aura autant valorisé le travail et sa « valeur ». Mais plus le travail devient rare, précaire et souvent privé de sens, plus on parle de souffrance au travail, plus l’idéologie dominante en fait une valeur morale. De moyen il est devenu fin : malheur aux hérétiques qui ne communient pas avec ce dogme. Alors que le travail n’est plus accessible à tous, alors qu’il se situe en dehors du champ démocratique, devrions-nous continuer à ériger en unique lien social cette activité structurellement inégalitaire ? Mais encore faut-il, après avoir déconstruit idées reçues et idéologie dominante, avoir une idée la plus précise possible où nous voulons aller si l’on veut à la fois « libérer le travail et se libérer du travail ». Fruit de plusieurs années de réflexions du Mouvement Utopia, s’appuyant sur les travaux et les études de chercheurs indépendants et d’intellectuels, ce livre propose également six principales mesures ou orientations pour remettre le travail à sa vraie place. C’est à dire comme une partie des activités humaines et non leur centre, un moyen, mais parmi d’autres, de « faire société ».
Nous vivons les yeux rivés sur le taux de croissance du produit intérieur brut, comme si celui-ci suffisait à faire de nous des sociétés vraiment riches. Indifférent à la manière dont sont répartis les biens, les services, les revenus et les acquis, le PIB- indicateur récent - n'est affecté ni par la montée de la violence ni par le développement des inégalités ou l'altération de l'environnement, pas plus qu'il ne le serait par l'accroissement constant du niveau d'éducation, la facilité d'accès à des services publics de qualité, l'amélioration générale de l'état de santé de la population ou la promotion d'une réelle égalité entre les hommes et les femmes. Nos comportements et nos modes de vie sont contraints par la force des représentations qu'ont forgées pour nous les économistes : ce qui importe, c'est ce qui est productif. Mais alors, comment donner de la valeur à des activités qui ne sont productives de rien, ou seulement de relation, de sens, de qualité de vie ? Cette question est particulièrement importante au moment où s'opère une réduction de la durée légale du travail - activité productive par excellence - occasion dont il nous faut collectivement nous saisir pour inventer de nouveaux modes de vie et une nouvelle norme d'emploi. Si les femmes, sur lesquelles pèsent aujourd'hui les contradictions de notre société, parviennent à promouvoir une autre organisation des temps sociaux, alors peut-être pourrons-nous - au sein d'une Europe politique et sociale stable - expérimenter des modes de partage et des types de richesse plus modernes, plus démocratiques et plus civilisés.
Résumé : Hommes politiques, experts et économistes rivalisent aujourd'hui pour trouver les moyens d'augmenter le volume du travail. Tous semblent tenir pour acquis que l'homme a besoin de travail et que celui-ci non seulement a toujours été mais encore demeurera au fondement de notre organisation sociale. Et si cela était faux ? Si le travail n'était qu'une " invention " récente dont nos sociétés ont ressenti la nécessité dans un contexte historique particulier, une solution datée dont nous pourrions désormais nous passer ? La volonté farouche des pouvoirs établis de " sauver le travail " ne trahit-elle pas la difficulté que nous éprouvons à passer à une autre époque où le travail ne constituerait peut-être plus une valeur centrale ? Telles sont les questions qui guident Dominique Méda. Cherchant à situer le moment où le travail est devenu un besoin, elle tente d'expliquer pourquoi nous avons glorifié l'instrument de notre souffrance et comment le travail a pu être tenu pour l'origine du lien social. Elle dessine alors un ordre des priorités : avant de nous engager dans la recherche des solutions au chômage, nous interroger sur le sens du travail ; avant de présenter des réponses exclusivement économiques à cette question, faire la critique de l'économie elle-même ; à l'heure de mettre en ?uvre des politiques, examiner auparavant les rapports étroits qu'entretiennent l'idéologie du travail et le dépérissement de la politique...
Les femmes travaillent toujours davantage; elles veulent obtenir l'égalité professionnelle, mais plus encore: du temps pour leur travail, pour leurs enfants, pour leurs conjoints, pour elles. Face à cette révolution qui s'est faite sans crier gare, notre société ne s'est pas adaptée. Nos structures sociales, notre conception du partage des rôles et nos mentalités ont peu évolué, nos institutions n'ont pas été réformées. Pour aider les femmes dans cette évolution essentielle, il aurait fallu déspécialiser les rôles - admettre que si les hommes et les femmes travaillent, alors les tâches parentales et les tâches ménagères incombent également aux deux sexes, et revoir l'ensemble de notre organisation sociale. Aujourd'hui, sous la pression de la Commission européenne et des pays du Nord, dans la dynamique ouverte par la parité politique, les revendications osent s'organiser. Il nous faut revoir profondément les rôles, impliquer les hommes dans la prise en charge des enfants, repenser l'organisation du travail dans les entreprises et dans la fonction publique, reconnaître que certaines activités, jugées improductives, sont une richesse pour notre pays. Cette révolution-là est aujourd'hui à notre portée, tous les éléments sont réunis pour la mener avec sérénité.
Présentation de l'éditeur Alors que les pays occidentaux font face à une crise économique et sociale d'une extrême gravité, responsables politiques et experts attendent le salut du seul retour de la croissance. Pourtant si celle-ci revenait, elle contribuerait sûrement à aggraver la menace écologique à laquelle le monde est confronté. Comment sortir de cette contradiction ? En comprenant pourquoi et comment nous sommes devenus des « sociétés fondées sur la croissance ». En tirant toutes les conséquences du caractère anachronique et pervers des indicateurs - tel le PIB - qui sont devenus nos fétiches. En mettant au coeur de l'action publique ce qui compte pour inscrire nos sociétés dans la durée. La reconversion écologique est le seul moyen de maintenir des conditions de vie authentiquement humaines sur terre, de permettre à tous d'accéder à l'emploi et de changer le travail. Elle suppose de rompre avec une partie de nos croyances, liées à l'avènement de la modernité : le caractère intrinsèquement bon de la maximisation de la production, le progrès confondu avec l'augmentation des quantités, la passion de l'enrichissement personnel. Elle exige aussi de mettre un terme à la prétention de l'économie à décrire seule le monde que nous voulons.
Résumé : A travers la dénonciation de quinze idées reçues, ce livre démontre que la politique de l'immigration, qui s'illustre à travers la question des sans-papiers, est inefficace socialement et économiquement, même par rapport aux propres objectifs qu'elle s'est fixés. En s'appuyant sur les travaux de chercheurs et d'intellectuels, sur les études des associations et sur le rapport 2009 du PNUD, ce livre prouve que cette politique de l'immigration est contraire à l'intérêt de notre pays et plus généralement à celui du monde. La liberté de circulation est une pratique ancestrale et un droit fondamental. Vouloir s'y opposer constitue une régression mais aussi une aberration. Il est plus que temps, au-delà de la légitime indignation morale, d'amplifier le combat idéologique en dénonçant, avec rigueur et méthode, les idées reçues sur l'immigration. Outil indispensable à l'information et à la compréhension de la question des sans-papiers, ce livre propose également, à destination des partis de gauche, une nouvelle politique de l'immigration à travers treize mesures fondamentales.
Liegey Vincent ; Madelaine Stéphane ; Ondet Christ
Un revenu égal pour tous d'un côté, un revenu maximal de l'autre: voilà la vision économique exprimée par des partisans de la décroissance dans cet ouvrage qui ne vise rien moins qu'à bouleverser la société. Il est peu probable qu'il y parvienne rapidement, mais la vision présentée est si radicalement opposée aux dogmes dominants qu'elle en devient diablement intéressante...Il ne s'agit pas là d'une simple redistribution, mais de la réorganisation du système économique...La condition pour réussir cette transformation radicale de l'économie est "une forte adhésion de tous et une participation à cette volonté de changement". Pour le moins... Mais il faut bien commencer un jour, et ce petit livre stimulant y contribue incontestablement. (Hervé Kempf - Le Monde du 14 mars 2013 )
Harnecker Marta ; Téchena Angela ; Fernandez-Lauro
Serait-on aujourd'hui en train de construire en Amérique latine cet autre monde possible? Partant d'une analyse critique et sans concession des expériences socialistes du passé, Marta Harnecker, chercheuse et militante active dans plusieurs pays de ce continent, décrypte les expériences actuelles et les tentatives innovantes pour faire de la politique d'une autre façon: celle qui devrait être au coeur du "socialisme du XXIe siècle". En Bolivie, au Vénézuela, au Brésil ou en Equateur, des exemples illustrent comment on passe de la culture du "citoyen qui mendie" à celle du "citoyen qui réalise, contrôle, autogère" et se rend maître de son propre destin. Mouvements populaires des paysans, des indigènes ou des classes moyennes qui se battent contre la privatisation de l'eau, pour la nationalisation du gaz, contre le bureaucratisme, l'excès de centralisation... des faits passionnants qui nous informent et nous donnent de l'espoir. L'auteur ne cache pas les difficultés importantes rencontrées, internes comme externes, notamment en raison de la présence du "Grand Voisin" qui ne veut pas abandonner son arrière-cour historique et ses bases militaires. Un ouvrage indispensable pour comprendre de l'intérieur les bouleversements qui s'opèrent actuellement en Amérique latine.
Et si l'on proclamait un droit au revenu? Et si l'on versait à chaque citoyen une allocation de base, sans aucune condition ni contrepartie? L'idée est séduisante et ses avantages nombreux: Baptiste Mylondo en présente dix et nous explique que s'il y a un revenu inconditionnel "de gauche", il y en a aussi un "de droite". Ces deux approches correspondent en fait à des logiques opposées. Mais les objections, qu'elles soient de principe, idéologiques ou financières, ne manquent pas: utopique, pas finançable, techniquement impossible, immoral, plus personne ne voudra travailler, pas de droit sans devoir... Ces critiques sont analysées par l'auteur en s'appuyant sur les nombreux textes, réflexions ou expérimentations réalisées dans différents pays. Ce livre vise à répondre à ces principales objections opposées aujourd'hui au revenu inconditionnel, objections qui restent trop souvent sans réponses du fait de l'absence d'un débat politique éclairé sur laquestion. Un ouvrage indispensable pour qui pense que la crise sociale et environnementale ne pourra pas se résoudre sans une remise en cause profonde des systèmes qui nous ont conduits à cette situation.