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LE TRAVAIL. Une valeur en voie de disparition
Méda Dominique
AUBIER
18,60 €
Épuisé
EAN :9782700736595
Hommes politiques, experts et économistes rivalisent aujourd'hui pour trouver les moyens d'augmenter le volume du travail. Tous semblent tenir pour acquis que l'homme a besoin de travail et que celui-ci non seulement a toujours été mais encore demeurera au fondement de notre organisation sociale. Et si cela était faux ? Si le travail n'était qu'une " invention " récente dont nos sociétés ont ressenti la nécessité dans un contexte historique particulier, une solution datée dont nous pourrions désormais nous passer ? La volonté farouche des pouvoirs établis de " sauver le travail " ne trahit-elle pas la difficulté que nous éprouvons à passer à une autre époque où le travail ne constituerait peut-être plus une valeur centrale ? Telles sont les questions qui guident Dominique Méda. Cherchant à situer le moment où le travail est devenu un besoin, elle tente d'expliquer pourquoi nous avons glorifié l'instrument de notre souffrance et comment le travail a pu être tenu pour l'origine du lien social. Elle dessine alors un ordre des priorités : avant de nous engager dans la recherche des solutions au chômage, nous interroger sur le sens du travail ; avant de présenter des réponses exclusivement économiques à cette question, faire la critique de l'économie elle-même ; à l'heure de mettre en ?uvre des politiques, examiner auparavant les rapports étroits qu'entretiennent l'idéologie du travail et le dépérissement de la politique...
Professeure de sociologie à l'université Paris-Dauphine et titulaire de la chaire "Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales" au Collège d'études mondiales, Dominique Méda est ancienne élève de l'ENS, de l'ENA, et agrégée de philosophie.
Le développement du chômage l'a montré : travailler est une norme. Dans nos sociétés occidentales, le travail est le principal moyen de subsistance mais aussi une part essentielle des occupations de chacun. L'ordre social s'organise autour de lui. En a-t-il toujours été ainsi ? Assiste-t-on, aujourd'hui, avec la réduction du temps de travail, à une remise en cause de sa valeur ? Va-t-on vers de nouvelles formes de travail ? En croisant les regards historiques et philosophiques avec les résultats des enquêtes sociologiques et économiques les plus récentes, cet ouvrage interroge notre rapport au travail et, battant en brèche les idées reçues, nous invite à repenser sa nature ainsi que la place qu'il prend dans nos vies.
Quel est notre rapport au travail ? Quelle valeur lui accordons-nous ? Dominique Méda démontre, en mobilisant les principaux textes philosophiques et l'histoire des idées politiques, comment le travail est devenu une valeur centrale de notre société. Cet ouvrage nous invite à remettre sur le métier la question lancinante du rôle que tiennent l'échange économique et le travail dans la fabrique du lien social tout en proposant une voie pour permettre à tous les membres de la société, hommes et femmes, d'accéder non seulement au travail - un travail décent ou soutenable -, mais aussi à l'ensemble de la gamme des activités, qu'elles soient amicales, politiques, parentales ou de développement personnel, qui constituent le bien-être individuel et social.
Après le temps des cerises, celui des gares, celui des villes, voici le temps des femmes. Dominique Méda fait état ici d?une ? révolution silencieuse ? qui pourrait bien devenir tumultueuse si rien n?avance vers une distribution plus équilibrée des rôles et des tâches entre les hommes et les femmes. Il ne s?agit pas du énième brûlot polémique sur la question mais d?un point particulièrement bien argumenté sur les conséquences du travail des femmes, de la progression de la biactivité et de la disparition progressive du modèle familial de ? Monsieur Gagnepain ?. Monsieur et Madame, dans le couple, jouent désormais tous les deux un rôle dans la production économique sans qu?une redistribution des tâches ? hors travail ? ait eu lieu.Aujourd?hui, 80 % des femmes de 25 à 49 ans travaillent (contre 40 % il y a 40 ans). Elles représentent 45 % de la population active. La féminisation de la population active ne s?est cependant pas accompagnée d?une masculinisation des activités domestiques. Le temps domestique, comme le temps parental (consacré aux enfants), reste deux fois plus élevé pour les femmes que pour les hommes. Elles en assurent plus des deux tiers.Ces constats sont connus. Ils n?ont néanmoins donné lieu, en France, qu?à adaptations marginales, rapiècements institutionnels, bricolages budgétaires. Or, les rythmes institutionnels et professionnels actuels apparaissent largement inadaptés aux temps sociaux et familiaux des couples biactifs contemporains. Tout ceci implique une (r)évolution des politiques familiales et sociales, mais aussi une adaptation des politiques urbaines et temporelles.Dominique Méda, ambitieuse et volontariste, invite à la refonte des institutions et des modes d?imposition. Elle rappelle que les politiques de la petite enfance ne sont pas un coût mais un investissement essentiel pour l?avenir. Stratégiquement, l?orientation consiste à ? émanciper les hommes du travail, pour émanciper les femmes du domestique ?. Il convient, dans cet ordre d?idée, de ne pas cibler spécifiquement les femmes pour les aider à ? concilier ? leurs temps, mais, à l?échelle des villes, de proposer des réponses intégrées et adaptées aux question des temps de tous.Insérée dans une tradition de débats encombrée de croyances ancrées et d?opinions tranchées sur la nature ou la culture des différences entre les sexes, Dominique Méda repousse la polémique en n?esquivant aucune question et en indexant son analyse sur des tendances européennes de fond concernant les sujets qu?elle traite.Sans néologismes délirants ni attaques politiques (qui caractérisent une partie de la littérature sur ces thèmes), pesant la réalité de la ? domination masculine ? (en particulier dans les syndicats), Le Temps des femmes est un livre intéressant, informé aux meilleures sources, inspiré des lumières des pays du Nord. Percutantes et raisonnées, ces 200 pages sont à faire lire surtout (comme dit la publicité) par nous, les hommes. Dominique Méda signe (et marque) assurément ici un essai important. -- Julien Damon -- Futuribles
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.