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La sagesse du faiseur de chanson
Moustaki Georges
EDITIONS DU 81
13,70 €
Épuisé
EAN :9782915543353
A quel moment, le petit garçon que j'étais a réagi à la musique au point d'y engager sa vie moins de deux décennies plus tard? Je me revois enfant lors des réunions familiales, l'oreille collée sur le limonaire qui trône dans le salon. Mon grand-père, le beau Giuseppe, tourne une manivelle et fait jaillir des sons imprévisibles et fascinants. Une gaieté inattendue s'installe dans la pièce, les conversations s'arrêtent, la musique prend le pouvoir. Le 8 janvier 2009, je décidai de ne plus chanter. J'allai pour la dernière fois sur la scène du Palais de la musique catalane, à Barcelone, expliquer au public que mes problèmes respiratoires ne me permettaient pas de faire le concert pour lequel nous étions, les musiciens, techniciens, les spectateurs et moi, réunis. Le public réagit par un silence ému, plus bouleversant que les plus grandes ovations. Quelques minutes auparavant, je ne savais pas que mon aventure de chanteur allait s'arrêter. Elle avait commencé un peu par hasard.
Ce sont deux amis. Juifs tous les deux. L'un Grec, et l'autre Roumain. Nés à un jour d'intervalle, la même année, en 1934. " On est de son enfance comme on est d'un pays ", disait Saint-Exupéry. Mais il y a enfance et enfance. Et la trace qu'elle laisse en chacun de nous est là pour toujours. L'un, c'est Georges Moustaki, que tout le monde connaît : un enfant d'Alexandrie, une ville heureuse de la Méditerranée, ensoleillée, insouciante, où le mot " intolérance " n'existe pas. L'autre, c'est Siegfried Meir. Né à Francfort, où son père vivait avec sa famille. Tous arrêtés en 1941. Expédiés à Auschwitz d'abord. Puis trois ans plus tard - Siegfried était seul à ce moment-là - au camp de Mauthausen. Ils se sont connus dans les années 50. Puis ils se sont perdus de vue. De loin en loin, ils se retrouvaient. Un jour, Siegfried a raconté à son ami ce qu'avaient été ces années, dont il n'avait jamais parlé à personne. Et Moustaki a consigné son récit, tel qu'il l'avait entendu, sans rien y ajouter, sans rien cacher, sans faire de phrases, dans sa vérité. Dans sa vérité nue. Et c'est un témoignage inoubliable, qui reste longtemps dans la mémoire.
Chaque instant est toute une vie?, met en lumière le parcours d?un homme riche: Georges Moustaki. Riche de rencontres, riche de souvenirs et riche de mélodies. Ce jouisseur paresseux fut bien trop occupé à explorer le monde, ses gens et ses musiques pour penser à sa carrière. Aujourd?hui encore il n?aspire qu?à chanter, voyager et aimer en toute discrétion, à chaque instant et pour toute la vie. Cet ouvrage évoque un homme singulier à travers l?album de sa vie, lui aussi riche de plus de 300 photos jamais parues et d?un récit saisissant, certifié par des documents souvent confidentiels!
Il s'agit d'une sorte de dictionnaire amoureux, un Brassens de A (comme Accordéon) à Z (comme Zizanie) où défilent son univers, sa vie, ses amours, ses faiblesses, ses passions, sa vénération pour la musique et la littérature, ses doutes et ses antipathies, son art, sa philosophie, ses amitiés, les secrets et l'historique de ses chansons, les détails et les grandes lignes de son itinéraire, la face cachée et les facettes lumineuses de l'artiste, les pérégrinations de l'homme, les savoureuses digressions, la galerie de portraits des fidèles et des courtisans. Car il y a d'innombrables Brassens en Brassens, mille personnages qui composent son personnage... Chloé Radiguet les a approchés méticuleusement, avec humour, lucidité, impartialité, avec tendresse et admiration. Il y a, dans cet ouvrage, un pied de nez à l'hagiographie laudative et barbante, en lui préférant la richesse de l'anecdote, les confidences insolites, les citations éloquentes ; tout ce qui rend Brassens si attachant, si familier, si surprenant. " Georges Moustaki
Résumé : Hassan, le troubadour à cheval, ne nous parle que d'amour. Abraham, devenu Ibrahim, brouille les cartes. Le mur, érigé pour séparer deux communautés, finit par les réunir. Et l'absurdité des guerres fratricides est illustrée par ce magnifique gouverneur que la paix rend malade et qui entraîne volontairement son peuple dans une guerre civile ! Fils d'un libraire francophone d'Alexandrie, Georges Moustaki a grandi au milieu des livres. Il baigne depuis toujours parmi les mots, mais l'inflation verbale lui est étrangère : les nombreuses merveilles qu'il a écrites se chantent en trois ou quatre minutes. En littérature, le conte est sans doute sa bonne mesure.
Résumé : Le froid de la rivière agrippe ses genoux. Elle distingue à présent l'arche du pont qui enjambe des nappes de brume glacée et le peigne qui retenait ses cheveux a glissé, il s'est perdu quelque part en route, elle traversera ainsi, la tignasse dénouée d'une folle, d'une amoureuse. Sa robe s'accroche à un taillis d'acacias. L'ubac tente une dernière fois de la retenir mais il n'a plus aucune chance d'y parvenir car le pont est là, il a tenu. Elle y pause un instant dans le passage étroit qui s'arc-boute entre les deux rives. C'est le seul lien, il a été construit il y a bien longtemps, avant la haine.
Dans le jardin de mon enfance nous devions enfumer, pulvériser, brûler la nature rebelle, désastreusement inventive. Dans leur délire créatif les firmes de l'industrie chimique avaient mis au point un bazooka à poudre. Qui n'a jamais bazooké de sa vie ignore les dangers de la machine. Grimpé sur une échelle, j'actionnais le piston à hauteur de visage. Le poison pénétra dans le sang. Evanouissement, coma léger, étendu je méditais sur l'efficacité de produits capables de détruire en même temps le jardin et le jardinier. Chaque espèce déclarée nuisible génère des trésors d'inventions meurtrières. Le jardinier baigne dans une paranoïa activement entretenue par les vendeurs de poisons. Tout ce qui ne procède pas de son "projet" doit être effacé du paysage. Les animaux gênent. Lorsque j'ai pu acquérir un terrain la question s'est posée : est-il possible en ce lieu, suffisamment abandonné pour accueillir une sauvagine, de combiner un jardin à la nature elle-même ? Etablir un territoire de partage ? J'avais décidé qu'une part du jardin reviendrait aux animaux habitués à s'en nourrir. Cela revenait à céder également une part d'espace. Sans le vouloir à ce point, le désirant tout de même, de façon lente et imprécise j'ai fait un jardin pour les animaux.
A quoi la maîtrise du looping a-t-elle bien pu servir aux pilotes de la Grande Guerre, à ces premiers chevaliers du ciel? A mieux surprendre et attaquer leurs adversaires, à mieux esquiver leurs menaces, à leur échapper, grâce à un tour de vrille. C'est pourquoi il me semble que la voltige aérienne appartient aux arts de l'entourloupe. Le magicien multiplie les arabesques, les postures et les gestes compliqués afin de détourner l'attention des spectateurs pour dissimuler un mouchoir, escamoter un pigeon. De même, l'acrobate multiplie les cabrioles, les feintes, les pantomimes pour attirer l'attention du public qui reste la tête en l'air, le souffle coupé, la bouche ouverte, l'oeil hagard... et il en profite pour s'échapper vers le grand bleu, vers son monde à lui! Le pilote, dans son avion, ne cherche rien d'autre, lorsqu'il se met à voltiger, qu'à prendre le dessus sur son adversaire, à l'abuser, à lui fausser compagnie.
Il y a 30 000 ans, en Moldavie, le chaman qui prédisait l'avenir en jetant des figurines d'argile dans le feu fut le premier céramiste de l'humanité. Tout au long de son aventure multimillénaire, la céramique sera ainsi marquée par les gestes du sacré, mais aussi par ceux du quotidien, de l'alchimie, de l'art, de la science, en conservant, à travers ses métamorphoses et voyages, la mémoire de ses expériences. Sous la plume du potier Jean Girel, nous découvrons que son histoire est aussi celle d'une célébration.