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Espace et temps en latin
Moussy Claude
SUP
22,00 €
Épuisé
EAN :9782840506997
Varron avait déjà bien fait apparaître dans le De lingua Lutina l'intérêt d'une étude des relations qu'on peut établir entre l'espace et le temps; il montre en effet, par exemple, en V, 12 que "le temps ne peut pas se concevoir sans mouvement et, par suite, non plus sans espace (qui est le cadre du mouvement)". Dans la première partie du volume sont étudiées des questions qui se rapportent à la lexicalisation de l'espace et du temps. On peut ainsi constater que de nombreux vocables (substantifs, adjectifs ou même verbes) appartiennent à la fois au lexique du domaine spatial et à celui du domaine temporel. La seconde partie réunit les contributions de spécialistes de littérature; on y trouve aussi des études qui relèvent de la religion, de l'astrologie ou encore du droit romain. La littérature et l'art figuré offrent des documents qui illustrent la rencontre du domaine de l'espace et de celui du temps; un des meilleurs exemples est fourni par l'application des doctrines astrologiques au monde du cirque: en vertu du symbolisme qui présentait le cirque comme une image réduite de l'univers, les circuits des chars reproduisaient les révolutions des astres et les factions des cochers étaient assimilées aux saisons.
Les langues techniques sont des langues propres aux spécialistes d'une science ou à des groupes sociaux utilisateurs de techniques particulières. Dès les textes latins, se constituent des terminologies pour chacune des sciences et techniques grâce à divers procédés d'enrichissement lexical. On étudie ici en latin non seulement l'interface entre le vocabulaire commun et le vocabulaire technique, mais les différents traits linguistiques spécifiques dans des domaines aussi variés que la grammaire, la philosophie, la rhétorique, le droit, la théologie, la médecine, l'art vétérinaire, la botanique, l'agriculture et l'arpentage. Les spécialistes d'aujourd'hui y trouveront des éclaircissements sur l'élaboration de concepts contemporains à travers les origines lexicales de leurs sciences.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "