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Philippe Soupault
Mousli Béatrice
FLAMMARION
25,90 €
Épuisé
EAN :9782080689306
Poète, vagabond. Voyageur. Contestataire", Philippe Soupault (1897-1990), fondateur du mouvement surréaliste avec André Breton et Louis Aragon, a vécu en marge, à dessein et par inadvertance. A dessein, il s'est tenu à l'écart des projecteurs, n'aimant ni l'idée ni les servitudes de la gloire. Et c'est par inadvertance qu'il est resté dans l'ombre: trop occupé à vivre, il a oublié de préparer sa postérité... Auteur avec Breton, en 1919, des Champs magnétiques, un des livres les plus marquants du XXe siècle, il est avant tout poète. Mais c'est aussi un romancier de talent (du Bon Apôtre aux Dernières Nuits de Paris), et un critique prolifique, inclassable. Editeur, journaliste à Paris-Soir et à L'Excelsior, directeur de Radio-Tunis, producteur à Radio-France, sa vie professionnelle est variée et passionnante, marquée par de nombreux voyages, de multiples rencontres. Proche de la résistance gaulliste, il connaît les geôles vichystes à Tunis. Considéré comme l'un des plus authentiques écrivains de la littérature française, on le retrouve en 1944 professeur dans une université chic de la côte Est des Etats-Unis. Sa vie, retracée ici à travers son oeuvre et de très nombreux inédits, suit les soubresauts littéraires et politiques du siècle, du mouvement dada aux errances du surréalisme, de la montée du nazisme en Allemagne à la dictature du gouvernement de Vichy, de la création de l'URSS à la décolonisation. De Paris à Mexico, de Tunis à New York en passant par Berlin, Prague et Rio de Janeiro, c'est une longue vie pleine de poèmes et de traversées, cherchant sans cesse un difficile équilibre entre l'écriture, les amitiés et les amours.
Résumé : Susan Sontag occupe une place à part aux Etats-Unis : à l'écart des institutions, indépendante et le plus souvent rebelle, elle a été une observatrice et une critique à la plume acérée. Romancière, philosophe, dramaturge et cinéaste, rien ne lui a échappé du Vietnam à Sarajevo, de l'art photographique à la critique littéraire, du féminisme à la réflexion sur le sida. Intellectuelle engagée dans son temps, elle ouvrira toute sa vie des voies nouvelles et lèvera bien des tabous. Discrète quand il s'agit de sa vie privée, elle ne cachera pourtant pas sa bisexualité, révélée au grand public par les photos de sa dernière compagne Annie Leibovitz. Béatrice Mousli nous livre ici la première biographie sur cette figure essentielle de la pensée contemporaine.
L'objectif premier de Négocier, l'art et la manière est de proposer une approche pratique mais non réductrice de la négociation managériale et sociale. Négocier est, en effet, devenu dans l'entreprise une compétence indispensable que tout responsable se doit de connaître. Ce livre s'appuie sur de nombreux exemples et sur la réflexion des meilleurs spécialistes. Il a été conçu pour que chacun y trouve les moyens de se construire sa propre approche de la négociation et soit ainsi plus à même de négocier sans appréhension. Sa démarche progressive en fait un véritable outil de management. Il permet non seulement de mieux assimiler les principes essentiels de toute négociation, mais offre à ses lecteurs des techniques et des réflexions pour mieux maîtriser l'ensemble des processus spécifiques de la négociation managériale et sociale.
Ecrivain voyageur par excellence, Larbaud, enfant, transformait déjà le vaste jardin de la propriété familiale de Vichy en île déserte à explorer. Avant sa majorité, sa mère lui aura fait découvrir l'Espagne, l'Italie, l'Angleterre, il sera allé jusqu'à Istanbul et Saint-PétersbourgPlus tard, le "riche amateur" privilégiera l'Angleterre et l'Espagne, ces deux pays "d'Extrême-Occident", où il cherchera un enracinement provisoire, préférant aux hôtels la location de petits appartements confortables pour y travailler en toute sérénité. Car c'est aussi dans les littératures que ce "vagabond sédentaire" voyage: saisi par la "passion linguistique", il apprend l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien. Traduit Walt Whitman, Samuel Butler, William Faulkner, Ramôn Gômez de la Serna. Les textes présentés ici, assortis d'une abondante iconographie originale, seront pour près du quart une découverte pour le lecteur: des lettres, bien sûr, mais surtout l'inédit Journal de Vaduz tenu lors d'un déplacement au Liechtenstein en 1933 et, document émouvant, la première partie inédite de La nostra settimana albanese, journal du dernier voyage de Larbaud, en mars 1935, quelques mois avant son accident cérébral. Avec érudition et sensibilité, Béatrice Mousli - grand prix de la Biographie de l'Académie française 1998 pour son Valery Larbaud - nous entraîne sur les traces d'un homme attachant, au style d'une aristocratique simplicité, curieux de tout, flâneur heureux qui voyait dans chaque ville européenne un quartier de ce "pays Europe" idéal dont il se rêvait le citoyen
Résumé : "Emplissons jusqu'au bord la coupe des plaisirs : enivrons-nous de sa liqueur, notre nectar." George Gordon Byron, sixième baron Byron, plus connu sous le nom de "Lord Byron" (1788-1824), reste pour beaucoup celui que non seulement son pays, l'Angleterre, mais l'Europe entière considérèrent, de son vivant et dans les années qui suivirent sa mort, comme l'incarnation même du génie poétique romantique. Révolté contre la politique et la société de son temps, épris de liberté, le "ténébreux égoïste" fut plus que cela : un homme de conviction, indépendant, sulfureux, facétieux, aimant les femmes et les hommes, adorateur de la Grèce et de l'Italie, sportif, cinglant, exubérant, toujours moderne, comme en témoignent des ouvres telles que Childe Harold ou Don Juan. Engagé dans la lutte pour l'indépendance de la Grèce, il mourut à Missolonghi à l'âge de trente-six ans.
Dire que la popularité de Charles Dickens (1812-1870) fut immense est un euphémisme. Tout le monde le lisait: la Reine et ses ministres, le petit peuple et la gentry, toute l?Angleterre en somme, mais aussi les Français, les Américains, les Allemands, les Russes. Pour trouver un équivalent français à sa gloire, il faudrait additionner celle de Balzac et de Hugo, de Zola et de Dumas. Etencore échouerait-on à saisir le tacite plébiscite en vertu duquel il devint, malgré les critiques féroces que lui inspiraient bien des coutumes et des institutions de son pays, le chantre de tout unpeuple. Raconter sa vie, c?est à la fois pénétrer les arcanes d?un créateur incomparable et tenter de comprendre comment les fantasmagories d?un fils de modeste fonctionnaire de province ont pu trouver pareil écho. C?est aussi aller à la rencontre d?une personnalité complexe, protéiforme, pétrie de contradictions encombrantes, mais toujours animée d?une infatigable énergie.
Résumé : Né à Venise en 1707 et mort à Paris en 1793, Carlo Goldoni est l'auteur d'une oeuvre de plus de deux cents titres empruntés à des genres aussi divers que la tragédie, l'intermède, le drame, le livret d'opéra, la saynète, sans oublier ses Mémoires. Continuateur de la commedia dell'arte, il est l'incontestable inventeur de la comédie italienne moderne dont les chefs-d'oeuvre ont pour titres : Les Rustres, La Locandiera, Arlequin serviteur de deux maîtres. Il écrivit en trois langues - l'italien, le vénitien, le français -, vécut les trente dernières années de sa vie à Paris, toujours à la recherche de ce qu'il appelait "la vérité au théâtre", toujours dans l'intention de "raconter le monde", prétendant que sa vie n'était pas "intéressante"...
« N'allez pas croire que j'aie foi en une amélioration prochaine de l'humanité, ce visqueux monstre aux mille têtes. Mais ne s'améliorera-t-elle pas, l'humanité, que si l'on cesse de lui répéter qu'elle a emprunté quelque voie mystérieuse, alors qu'elle ne fait vraisemblablement que s'entortiller autour de son propre axe ? Allez, l'"illusion" fait partie intégrante de la mixture magique de l'existence. »Né à Vienne, Stefan Zweig (1881-1942) a peut-être souffert de sa trop grande renommée qui l'a mis à l'écart du monde littéraire. Cet écrivain tourmenté et secret, acharné de travail, a élaboré une oeuvre multiple entre nouvelles, romans, biographies et théâtre. Ce voyageur qui se décrivait avant tout comme un Européen a vu ses deux autres identités d'humaniste et de pacifiste voler en éclats dans l'horreur du monde nazi. Réfugié au Brésil, il se donnera la mort avec sa femme en 1942.