Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
VOYAGER AVEC VALERY LARBAUD - VAGABOND SEDENTAIRE (LE)
MOUSLI BEATRICE
LOUIS VUITTON
26,00 €
Épuisé
EAN :9782910491161
Ecrivain voyageur par excellence, Larbaud, enfant, transformait déjà le vaste jardin de la propriété familiale de Vichy en île déserte à explorer. Avant sa majorité, sa mère lui aura fait découvrir l'Espagne, l'Italie, l'Angleterre, il sera allé jusqu'à Istanbul et Saint-PétersbourgPlus tard, le "riche amateur" privilégiera l'Angleterre et l'Espagne, ces deux pays "d'Extrême-Occident", où il cherchera un enracinement provisoire, préférant aux hôtels la location de petits appartements confortables pour y travailler en toute sérénité. Car c'est aussi dans les littératures que ce "vagabond sédentaire" voyage: saisi par la "passion linguistique", il apprend l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien. Traduit Walt Whitman, Samuel Butler, William Faulkner, Ramôn Gômez de la Serna. Les textes présentés ici, assortis d'une abondante iconographie originale, seront pour près du quart une découverte pour le lecteur: des lettres, bien sûr, mais surtout l'inédit Journal de Vaduz tenu lors d'un déplacement au Liechtenstein en 1933 et, document émouvant, la première partie inédite de La nostra settimana albanese, journal du dernier voyage de Larbaud, en mars 1935, quelques mois avant son accident cérébral. Avec érudition et sensibilité, Béatrice Mousli - grand prix de la Biographie de l'Académie française 1998 pour son Valery Larbaud - nous entraîne sur les traces d'un homme attachant, au style d'une aristocratique simplicité, curieux de tout, flâneur heureux qui voyait dans chaque ville européenne un quartier de ce "pays Europe" idéal dont il se rêvait le citoyen
Résumé : Virginia Woolf est considérée comme la romancière anglophone la plus importante de sa génération. Née en 1882 dans un milieu victorien atypique, elle gagna très tôt son indépendance et fut particulièrement active dans le milieu des lettres : critique au Time Literary Supplement, fondatrice du groupe de Bloomsbury et éditrice de la Hogarth Press. Surtout, dès ses premières publications personnelles, Virginia Woolf a su imposer un style nouveau, manifestant une sensibilité hors du commun. A ses premiers romans de facture classique succèdent des ?uvres plus audacieuses : La Promenade au phare, Les Vagues, Orlando, qui marqueront la littérature de son temps. Mais c'est aussi une femme tourmentée, guettée par la folle, que l'on découvre au travers de son journal. Celle qui écrivait : " Laissez-moi donc, telle une enfant qui avancerait pieds nus dans une froide rivière, descendre le cours de l'eau encore " mettra ainsi fin à ses jours un matin de mars 1941.
Qu'y a-t-il de commun entre une sociologue féministe, un agriculteur passé à la fonction publique, un militant ouvrier du 9-3, un promoteur de l'entrepreneuriat ou un général qui n'a pas la langue dans sa poche ? Tous ont fait le choix, à l'âge de la retraite, de rester actifs et ils s'en portent plutôt bien ! Anonymes ou médiatiques, dix-sept personnalités témoignent ici de l'importance que le travail occupe toujours dans leur vie. Chacun a trouvé sa voie : les plus intellectuels continuent de réfléchir et d'écrire à un rythme soutenu ; d'autres se sont reconvertis dans le conseil en entreprise, les travaux ruraux ou l'animation culturelle. Aucun ne compte ses heures. Ils sont heureux de faire profiter les autres - leur village, la France, voire une communauté plus large - de leur expérience. 17 histoires qui sont autant de leçons de vie. Un livre qui est un hymne au travail.
Ce livre se consacre à l'oeuvre de Marie-Claire Bancquart, poète, romancière, essayiste et critique. Habiter le monde en conscience, en y effleurant des joies, en y devinant des survies dans l'immanence, sans rien ignorer de ses violences, habiter " avec la mort, quartier d'orange entre les dents ", telle est la tâche que se fixe Bancquart dans sa poésie. " Braille du vivant ", la langue du poème doit permettre, avec simplicité, exigence, tendresse, d'interroger l'énigme des choses, entre présence et fragilité, parole et suspens. De la révolte des premiers recueils à la sérénité inquiète des plus récents, l'oeuvre accomplit un parcours poétique et existentiel dont les amis, poètes et chercheurs réunis à Cerisy-la-Salle pour le colloque international de septembre 2011 ont voulu montrer la singularité. Ces présentations sont réunies dans ce volume, qui est à ce jour le plus important ensemble critique consacré à l'oeuvre poétique de Bancquart.
Fondées par Simon Kra en 1919, les Editions du Sagittaire s'inscrivent avec éclat dans l'histoire de la vie intellectuelle et littéraire du XXe siècle. Le Sagittaire se consacre à de luxueuses éditions illustrées de "classiques contemporains" mais accueille également, grâce à la détermination et au talent des directeurs littéraires, André Malraux puis Léon Pierre-Quint et Philippe Soupault, une nouvelle génération d'écrivains français, dont de nombreux surréalistes - André Breton, René Crevel, Robert Desnos, Benjamin Péret..., illustrés par Max Ernst, Salvador Dalf, Pablo Picasso, Juan Mirô ou André Masson... et des auteurs étrangers, tels Ramon Gomez de la Serna, Luigi Pirandello, Thomas Mann, Francis Scott Fitzgerald ou encore Maxime Gorki. La crise du livre illustré, au début des années trente, frappe durement la maison, contrainte de restreindre sa production. La guerre sera une autre épreuve: la maison est transférée en 1941 à Marseille et confiée à des mains amies, tandis que Léon Pierre-Quint, d'origine juive, se retire dans la clandestinité. En 1944, Le Sagittaire retrouve Paris et un nouveau souffle en publiant, entre autres, Arthur Adamov, Roger Stéphane, Claude Simon, Roger Vailland ou William Saroyan. Confronté à d'insolubles problèmes de trésorerie, Léon Pierre-Quint vend Le Sagittaire, qui sera successivement la propriété des Éditions de Minuit de 1951 à 1954, puis du Club français du Livre, et enfin des Editions Grasset-Fasquelle qui relancent entre 1975 et 1979, l'une des plus singulières aventures éditoriales du siècle
Le philosophe Nietzsche est un esprit libre, aventureux et solitaire, se lançant hardiment dans l'inconnu en quête de nouveaux territoires intellectuels. L'homme apparaît au contraire comme un voyageur insatisfait et malheureux, poursuivant de départ en départ son éternelle recherche d'un lieu introuvable où seraient rassemblées un ensemble de conditions climatiques et sociales contradictoires sans lesquelles l'existence lui semble intolérable. De son Allemagne natale, lieu à jamais ambivalent, à l'Italie, où se jouent plusieurs moments-clés de sa vie, en passant par la France, la Suisse, où il se sent un certain temps "comme dans son élément", Jean Lacoste suit Nietzsche dans son errance, souvent douloureuse, vers un horizon toujours repoussé, où il pourrait concilier la solitude de l'ermite et une société cosmopolite, la lumière et l'ombre, la civilisation et la nature sauvage. "Celui qui est parvenu, dans une certaine mesure, à la liberté de la raison n'a pas le droit de se sentir sur terre autrement qu'en voyageur", écrit Nietzsche dans Humain, trop humain. Un voyageur voué à "trouver son plaisir dans le changement et le passage".
L'Usage du monde, publié en 1963, est un livre mythique, et Nicolas Bouvier, la plus belle figure d'écrivain voyageur du XXe siècle. Outre le fameux périple d'un an et demi de Belgrade à Kaboul effectué dans une vieille Fiat Topolino en compagnie de son ami Thierry Vernet, Bouvier a séjourné à Ceylan, au Japon, plus tard en Irlande et aux Etats-Unis. Puisant dans ses récits de voyage, mais aussi dans ses poèmes, Doris Jakubec et Marlyse Pietri ont choisi les moments où son regard acéré et sa plume aussi précise qu'aérienne révèlent en un clin d'oeil un lieu dans son histoire et son présent, un personnage en quelques traits, des instants de vie contrastés, bonheurs éclatants ou noirceur menaçante. Les pages inédites sont des variantes de L'Usage du monde, des notes et des lettres à ses parents. Les photos sont parmi les moins connues de Nicolas Bouvier, qui a pratiqué le métier de photographe dès son premier séjour au Japon, à l'âge de 27 ans. Le voyage, pour Bouvier, est une forme d'ascèse: s'arracher à tout ce qui enferme, chercher dans le dénuement la disponibilité nécessaire pour rencontrer l'autre, s'ouvrir à la polyphonie du monde, accéder à "ces lieux privilégiés où les choses les plus humbles retrouvent leur existence plénière et souveraine". Expérience exigeante où le bonheur, intense, se paie cher. "C'est le voyage qui vous fait, ou vous défait", écrit-il. "Le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire et vous place devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr".