Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le goût de Séville
Mouret Jean-Noël
MERCURE DE FRAN
5,00 €
Épuisé
EAN :9782715223509
En espagnol, Séville, "Sevilla" est incontestablement féminine. Et c'est peut-être la meilleure définition qui soit - si tant est que Séville soit définissable - d'une ville où flotte toujours le parfum des orangers, où certaines passes du toréador portent des prénoms de femme, telle la veronica (Véronique), où les rapports de séduction entre hommes et femmes sont tellement exacerbés que sont nées ici les figures de Carmen et de don juan... On pourrait multiplier les exemples de cette féminité tantôt lascive et tantôt déchaînée qui s'incarne si bien dans le chant et la danse flamenco. En compagnie de Théophile Gautier, Michel de Castillo, Pierre Louÿs, Frederico Garcia Lorca, le marquis de Custine, Leonardo Sciascia, René Bazin, le Père Labat, Emmanuel Chabrier, Rafael Alberti et bien d'autres, une Séville sensuelle se révèle, où les cinq sens sont en éveil permanent.
Ce qui attire en Haute Provence, c'est précisément ce qui pourrait faire fuir: les immensités rocheuses sous un soleil implacable, les vents coupants, les orages furieux... Mais il y a ces paysages à couper le souffle, ces villages serrés autour du noyau de fraîcheur de la fontaine et, surtout, cette manière unique de prendre son temps, de siroter le pastis à l'ombre des platanes, de faire son marché, de goûter une cuisine savoureuse et originale... Bref, de faire le plein de senteurs, de sensations et de chaleur humaine. En compagnie de Paul Arène, Violette Leduc, Henri Bosco, Jean Giono, Peter Mayle, Pierre Magnan, Alphonse Daudet, Raymond Jean, la marquise de Sévigné, Frédéric Mistral et bien d'autres, la Haute Provence se révèle le pays où, selon la formule de Giono, "les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger".
Résumé : Père de la théorie de l'évolution, Charles Darwin (1809-I882) a fait vaciller sur leurs bases les dogmes scientifiques et religieux de son temps, affirmant entre autres que "l'homme descend d'un quadrupède velu muni d'une queue, probablement arboricole". Mais quel homme était l'auteur de ce séisme intellectuel dont l'onde de choc vibre encore aujourd'hui ? De l'étudiant en théologie à l'agnostique convaincu, du voyageur audacieux traversant les Andes à clos de mule au vieux sage retiré dans son village du Kent, du rationaliste intransigeant à l'hypocondriaque abusé par des charlatans, Charles Darwin, révolutionnaire malgré lui, aura vécu une existence tout à la fois paisible et schizophrène où le conformiste Mister Charles s'oppose au subversif docteur Darwin.
Enfant prodige de la mécanique et cancre invétéré, pionnier de l'automobile qui aimait surtout les bateaux, patron autoritaire et timide maladif, grand bourgeois passionné de travail manuel, génial homme d'affaires qui se prenait pour un brillant technicien, Louis Renault (1877-1944) fut à la fois "P'tit Louis", "Monsieur Renault" et "le saigneur de Billancourt". Adulé, encensé, puis haï et jeté en prison, sa vie ressembla à une tragédie grecque. Mais l'empreinte de son empire industriel bâti à la force du poignet marque aujourd'hui encore le paysage industriel français. Biographie de l'auteur Né dans cette France des années 1950 où les discussions à propos d'automobile étaient au moins aussi vives que les discussions politiques, Jean-Noël Mouret se partage entre la communication institutionnelle et les guides de voyage; il a notamment publié, dans la série "Le goût des villes" aux Editions du Mercure de France, Venise, Barcelone, Lisbonne, Bruxelles, Palerme, Séville, Le Périgord, La Haute-Provence, Le Mont-Saint-Michel, Bordeaux et Lille.
Le bijou cristallise l'alliance du luxe, du rare et du beau pour atteindre l'exceptionnel. Symbole de pureté et d'inaltérable — "les diamants sont éternels" —, il est gage d'amour, marque d'engagement. Plus crûment, il exprime aussi la puissance de l'argent, mais quand pièces et billets se dissimulent dans l'ombre des coffres, le bijou s'exhibe en pleine lumière. Et la fortune ainsi étalée attire bien des convoitises... Expression du corps sublimé, le bijou révèle enfin son véritable pouvoir, le plus secret mais le plus puissant, toujours aphrodisiaque, souvent érotique : séduire et provoquer. De Pline l'Ancien à Pauline Réage en passant par Rabelais, Maupassant, Romain Gary, Robert Desnos, F Scott Fitzgerald, Marcel Proust et tant d'autres, le bijou est inséparable de la littérature, de la chanson et de l'opéra.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.