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Le marché de l'art contemporain. 3e édition
Moureau Nathalie ; Sagot-Duvauroux Dominique
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707192394
En décembre 2013, une production de l'artiste américain Jeff Koons, Balloon Dog (orange), a été adjugée par Christie's pour le prix record de 58,4 millions de dollars. C'est pourtant une pièce produite en cinq exemplaires, chacun de couleur différente, aujourd'hui détenus par de grands collectionneurs comme François Pinault ou Elie Broad. Tous deux ont ouvert un espace muséal, à Venise et Los Angeles, se substituant aux institutions publiques dont les moyens apparaissent désormais dérisoires. Jeff Koons est par ailleurs représenté par la puissante galerie Gagosian. Christie's, Gagosian, Koons, Pinault : quatre acteurs centraux d'un marché dont la structure se rapproche fortement, à l'instar de la musique et du cinéma, d'un oligopole à frange, où quelques acteurs mondialisés contrôlent le marché tout en laissant la tâche à de multiples galeries ? petites et moyennes ? de repérer les nouveaux talents et d'assumer la prise de risque liée à la découverte. Comment certains artistes émergent-ils et deviennent-ils des stars mondiales ? Pourquoi une photographie, une toile, une installation peuvent-elles atteindre plusieurs millions d'euros ? Cet ouvrage montre comment la valeur d'une ?uvre d'art contemporain résulte d'un jeu complexe d'interactions entre acteurs : artistes, galeries, conservateurs, commissaires d'exposition, collectionneurs, critiques. Le talent, bien sûr, mais aussi le hasard et les stratégies se mêlent pour donner naissance à des hiérarchies de valeurs, qui font in fine l'objet d'un relatif consensus.
Résumé : Reconnaître l'importance de l'incertitude met profondément en question l'analyse économique. Les premiers économistes à s'emparer de ce thème, Knight et Keynes, ont lancé le débat. Dans certaines situations, l'incertitude peut être traitée par les probabilités : on parle alors de risque. Dans d'autres cas, les probabilités ne sont d'aucun recours. Cette distinction permet de caractériser deux démarches. La première, majoritaire, retient les probabilités pour représenter l'incertitude, la seconde, qui regroupe des courants hétérogènes, postule que l'incertitude n'est pas probabilisable et refuse toute vision mécanique de l'économie. Cet ouvrage présente les modalités et les conséquences de la prise en compte de l'incertitude dans l'analyse économique.
Dans un marché de l'art en plein essor, la mondialisation des échanges s'accompagne d'une forte concurrence entre les différentes places de marché. Introduit pour la première fois en France en 1920, le droit de suite est une forme particulière de droit d'auteur réservée à la revente sur le second marché d'oeuvres d'arts graphiques et plastiques. Progressivement étendu à de nombreux pays, il n'a cessé cependant d'alimenter fantasmes et polémiques en raison de ses effets négatifs supposés notamment en terme de délocalisation des transactions. Les places européennes les plus actives comme Londres ou Paris ne subissent-elles pas, en appliquant le droit de suite, une perte d'attractivité au profit de New-York ou Shanghai leurs principales rivales ? L'ouvrage propose de répondre à cette question tout en soulignant l'importance des difficultés méthodologiques rencontrées. Des analyses empiriques originales complètent une revue des arguments économiques couramment avancés. Au terme de ce travail, le choix du lieu de vente d'une oeuvre d'art apparaît largement déconnecté de l'existence du droit de suite. De multiples facteurs jouent sur la localisation des transactions, l'émergence de nouvelles places de marché ou le déclin de celles historiquement dominantes. Toutes, à leur manière, conservent de fortes spécificités locales.
Moureau Nathalie ; Sagot-Duvauroux Dominique ; Vid
Résumé : Aux côtés de la figure du conservateur et de celle du marchand d'art, celle du collectionneur, réputée secrète, influe aussi sur le marché de l'art. La population des collectionneurs joue en effet un rôle fondamental dans la définition de la valeur économique et artistique des oeuvres, en soutenant l'art en train de se faire. Leurs interventions sont multiples : de la fréquentation des galeries et des foires d'art contemporain, au soutien des artistes (par l'acquisition d'oeuvres et parfois par une aide directe). En explorant la complexité de cette population relativement méconnue, la motivation qui les guide ainsi que les collaborations plurielles que les collectionneurs nouent avec les acteurs marchands, l'ouvrage offre un éclairage inédit en établissant des profils types, qui, tous partagent une même passion pour l'art.
Que ce soit l'aumône faite dans le métro, l'arrondi effectué en caisse ou l'engagement d'une fondation en faveur de l'aide humanitaire, le don traverse notre quotidien. Pourtant, les économistes se sont saisis tardivement de cette question, longtemps restée l'apanage des anthropologues. En s'appuyant sur les développements les plus récents de la science économique, mais aussi sur des travaux plus anciens et méconnus, cet ouvrage expose comment le don est entré dans la science économique. Les auteures montrent qu'il a progressivement fait l'objet de collectes de données, de travaux de recherche et d'essais, qu'il s'agisse d'évaluer les effets de la fiscalité, de comprendre les motivations qui y président ou encore les formes qu'il peut revêtir, y compris les plus innovantes, comme le financement participatif via des plateformes dédiées. Enfin, ce livre s'interroge sur l'instrumentalisation du don pour de bonnes causes, mais aussi pour de moins bonnes. L'analyse est illustrée par de nombreux exemples, aussi bien en France qu'à l'étranger.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.