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Le Roman vrai de l'"Encyclopédie"
Moureau François
GALLIMARD
16,30 €
Épuisé
EAN :9782070531134
En 1975 paraissait le premier volume de l? "Encyclopédie" de Diderot et D?Alembert. Ce qui aurait pu passer pour une entreprise éditoriale assez commune - un nouveau dictionnaire général - était en fait le signe d?un aboutissement et le témoignage d?une révolution intellectuelle. Il s?agissait de rassembler dans l?ordre alphabétique toutes les connaissances humaines et d?en montrer les connexions et la logique de vérités diverses et certitudes scientifiques, connaissances objectives et histoire des idées et des errements humains. De dictionnaire de faits, l? "Encyclopédie" devint, au fils des années et des condamnations, l?emblème de la philosophie des Lumières, le porte-parole de la modernité. Il n?en demeure pas moins que cette entreprise achevée en 1780 par le libraire Panckoucke eut une valeur mythique sans commune mesure avec son influence réelle sur la pensée du siècle.
Résumé : Tentative sans précédent ni imitation, ce Dictionnaire des lettres françaises brosse en plus de deux mille articles un tableau aussi complet que possible de la production intellectuelle de notre pays au XVIIIe siècle. Non content de s'arrêter aux plus menus acteurs et de consacrer aux plus grands des articles qui, par les dimensions et la richesse de l'information, sont déjà des monographies de référence, le " Grente " - ainsi que le désignent ses utilisateurs -, publié pour la première fois en 1960, traite des académies, de l'histoire du livre et de celle des journaux. C'est dire qu'il ne s'en tient ni à une conception étroite des Belles-Lettres, ni aux gloires reconnues et consacrées du Siècle des lumières. Son panorama sans exclusive embrasse sans rejeter. Cela seul suffirait à le recommander. Mais cette nouvelle édition refondue sous la direction de François Moureau, professeur à la Sorbonne, est enrichie par trente ans de recherches nouvelles et offre une bibliographie qui tient compte des dernières publications.
Entre 1680 et 1750 environ, entre le classicisme et les Lumières, se situe dans l'histoire culturelle française une période originale qui tient fort peu de la précédente et encore moins de celle qui lui succédera jusqu'à la Révolution. Paul Hazard a parlé autrefois de "crise de la conscience européenne", ce livre reprend à l'histoire de l'art et de l'architecture l'expression de rocaille, qui se caractérise par le refus de la symétrie (l'arabesque), des formes littéraires canoniques du classicisme et de la hiérarchie des arts (en peinture particulièrement) et, surtout, de la convention morale (le libertinage). L'Italie eut une part, jusqu'à présent relativement méconnue, dans ce qui fut la France rocaille: théâtre, musique, peinture bénéficièrent d'un apport transalplin qui fut essentiel dans ce que l'on a appelé alors le mouvement moderne, qui préfère l'ébauche, la bigarrure, le bizarre, le caprice, la digression, les singularités surprenantes, les idées creuses à l'esthétique louis-quatorzienne. Des génies, eux-mêmes singuliers, comme Watteau ou Marivaux, furent alors en résonance avec la société des fêtes galantes, du plaisir pour le plaisir. C'est le monde que ce livre prétend explorer.
Ce livre est le fruit d'une frquentation de plus de vingt ans avec l'Ancien Thtre-Italien, ses formes dramatiques et iconographiques. Ds sa thse sur Dufresny (1977), l'auteur a t fascin par l'efficacit dramaturgique de ce thtre, par son originalit, par le miroir invers du Sicle de Louis XIV qu'il nous tendait. La clbration du troisime centenaire de la naissance de Watteau (1984) lui ouvrit d'autres perspectives. Il y vit magnifier ce thtre que Watteau n'avait jamais connu dans sa salle parisienne, mais qu'en grand artiste il avait rv et rendu ternel dans la mmoire de l'Humanit. On pouvait noter que cette mythologie qui naquit dans les dernires annes du rgne de Louis le Grand n'tait pas exempte d'un certain ton moderne. C'est pourquoi il lui a paru judicieux de mettre en parallle dans le titre de cet ouvrage le nom d'une dfroque italienne et celui d'un roi de la Troisime Race. Le Deus ex machina des Italiens fut dans la ralit Louis XIV lui-mme. Et si Watteau survcut six ans au roi Bourbon, et si sa peinture est juge souvent lgrement comme l'manation emblmatique du monde de la Rgence, son esthtique ressortit pour l'essentiel aux dbats des vingt dernires annes du rgne.
Charles Dufresny, Sieur de la Rivire , fut d'abord un personnage, quoique son origine mystrieuse et romanesque, sa vie d'aventurier sdentaire et une capucinade finale n'expliquent pas toute l'existence de ce bourgeois du Marais n d'une famille de petits officiers de Cour. Joueur, inventeur et homme d'esprit cultivant l'originalit parfois avec enttement, Dufresny rejoignit, quand il se mla d'crire aux abords de l'ge mr, la coterie forme autour de La Motte et de Fontenelle. Ce monde encore mal tudi donne le ton et la chane secrte du livre que Franois Moureau consacre l'uvre dramatique de Dufresny. Principal fournisseur de la Comdie-Italienne entre 1692 et 1697, dbutant, en mme temps, la Comdie-Franaise pour y poursuivre une carrire mdiocrement heureuse jusqu' sa mort, Dufresny a eu l'ambition de ne pas tre un simple successeur de Molire. Son thtre, d'une grande varit, annonce aussi bien l'opra-comique que le drame bourgeois ; il est, ct d'uvres plus conventionnelles, un laboratoire dramaturgique exceptionnel. Class parmi les minores qui avaient trop de talent pour tre mpriss et pas assez d'uvres acheves pour convaincre de leur gnie, embarrass de voisinages prestigieux, Dufresny mritait qu'on essayt de lui donner la place qui lui est due dans ces dcennies o se prparaient les Lumires.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.