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Écritures du chemin de fer. Actes de la journée scientifique organisée en Sorbonne le 11 mai 1996
Moureau François ; Polino Marie-Noëlle
KLINCKSIECK
18,80 €
Épuisé
EAN :9782252031360
Le chemin de fer est d'abord l'intrusion de la vapeur, de sa force brutale, de son sifflement mcanique dans un paysage humain qui n'avait gure chang depuis Homre. Avant de relier, le chemin de fer spare : les rails dcoupent, giflent, gratignent, violent le territoire comme aucune autre production du gnie humain ne l'avait fait jusqu'alors. Les routes taient des lieux de rencontre et de confluence ; les rails tmoignent d'une modernit nourrie d'gosme et d'assurance. Le chemin de fer reprsente le plus vident emblme du progrs. Mais au monstre ferroviaire se substitua rapidement l'univers fraternel des gares, lieux de rencontres, o le quai propose au voyageur press l'espoir d'un ailleurs qu'un simple ticket permet d'atteindre. Vagabondage cintique en ligne droite, le train est lui-mme un monde : une humanit coupe de celle des wagons y sert un gouffre de feu qui transforme charbon et eau en vapeur et lumire, en force brute qui s'enroule autour de roues filant vers l'infini et d'autres gares dont les dlices attendent le voyageur enferm en lui-mme, saoul d'images et de bruits tranger la machine qui l'entrane. Il est mr pour l'aventure si elle se prsente. Le chemin de fer suscita naturellement ses crivains cheminots, humbles serviteurs du mythe ou orgueilleux pontifes de la vitesse et de la modernit. S'ils ne furent pas les premiers dceler une me dans ces objets en mouvement, ils ne sparrent jamais, comme une franc-maonnerie trs dclare, l'amour d'un mtier du sacerdoce de l'criture.
En 1975 paraissait le premier volume de l? "Encyclopédie" de Diderot et D?Alembert. Ce qui aurait pu passer pour une entreprise éditoriale assez commune - un nouveau dictionnaire général - était en fait le signe d?un aboutissement et le témoignage d?une révolution intellectuelle. Il s?agissait de rassembler dans l?ordre alphabétique toutes les connaissances humaines et d?en montrer les connexions et la logique de vérités diverses et certitudes scientifiques, connaissances objectives et histoire des idées et des errements humains. De dictionnaire de faits, l? "Encyclopédie" devint, au fils des années et des condamnations, l?emblème de la philosophie des Lumières, le porte-parole de la modernité. Il n?en demeure pas moins que cette entreprise achevée en 1780 par le libraire Panckoucke eut une valeur mythique sans commune mesure avec son influence réelle sur la pensée du siècle.
Résumé : Tentative sans précédent ni imitation, ce Dictionnaire des lettres françaises brosse en plus de deux mille articles un tableau aussi complet que possible de la production intellectuelle de notre pays au XVIIIe siècle. Non content de s'arrêter aux plus menus acteurs et de consacrer aux plus grands des articles qui, par les dimensions et la richesse de l'information, sont déjà des monographies de référence, le " Grente " - ainsi que le désignent ses utilisateurs -, publié pour la première fois en 1960, traite des académies, de l'histoire du livre et de celle des journaux. C'est dire qu'il ne s'en tient ni à une conception étroite des Belles-Lettres, ni aux gloires reconnues et consacrées du Siècle des lumières. Son panorama sans exclusive embrasse sans rejeter. Cela seul suffirait à le recommander. Mais cette nouvelle édition refondue sous la direction de François Moureau, professeur à la Sorbonne, est enrichie par trente ans de recherches nouvelles et offre une bibliographie qui tient compte des dernières publications.
Ce volume propose les Actes d'un colloque tenu Dijon du 25 au 27 mai 1988 dans la patrie du pote Estienne Tabourot des Accords. Plusieurs pays taient reprsents, outre la France : la Belgique, les tats-Unis, Isral et la Yougoslavie, ce qui prouve la vigueur des tudes tabourotiques . Les douze contributions au colloque ont t compltes par des repres bio-bibliographiques et un index. Un tombeau de la littrature provinciale tente de situer Tabourot dans le mouvement de centralisation contrarie vers la capitale. Il s'agit, aprs l'dition des Bigarrures par Francis Goyet, de la seule tude synthtique, concernant cet crivain, homme du seizime sicle, rabelaisant, bourguignon et fantastique metteur en mot ou en rbus, mais aussi esprit d'une modernit toujours vivante, comme en tmoigne la prsence de l'OULIPO ces journes. L'ouvrage, qui traite encore de l'environnement culturel de Tabourot et de sa famille, est richement illustr.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.