Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De la part de la princesse morte
Mourad Kénizé
LGF
9,50 €
Épuisé
EAN :9782253048299
Ceci est l'histoire de ma mère, la princesse Selma, née dans un palais d'Istamboul..." Ce pourrait être le début d'un conte ; c'est une histoire authentique qui commence en 1918 à la cour du dernier sultan de l'Empire ottoman. Selma a sept ans quand elle voit s'écrouler cet empire. Condamnée à l'exil, la famille impériale s'installe au Liban. Selma, qui a perdu à la fois son pays et son père, y sera "la princesse aux bas reprisés". C'est à Beyrouth qu'elle grandira et rencontrera son premier amour, un jeune chef druze ; amour tôt brisé. Selma acceptera alors d'épouser un raja indien qu'elle n'a jamais vu. Aux Indes, elle vivra les fastes des maharajas, les derniers jours de l'Empire britannique et la lutte pour l'indépendance. Mais là, comme au Liban, elle reste "l'étrangère" et elle finira par s'enfuir à Paris où elle trouvera enfin le véritable amour. La guerre l'en séparera et elle mourra dans la misère, à vingt-neuf ans, après avoir donné naissance à une fille ; l'auteur de ce récit.
Fille d'un sultan déchu, Selma doit quitter la Turquie avec sa famille et s'enfuit vers le Liban. Elle abandonne alors l'opulence de son palais d'Istanbul pour découvrir Beyrouth, ville rieuse et débordante de vie. A présent riche de deux cultures, la jeune fille ne veut pas rester une petite princesse soumise dont on voile le visage. Elle veut regarder le monde en face, aimer librement et se battre pour une grande cause, celle des femmes.
Ceci est l'histoire de ma mère, la princesse Selma, née dans un palais d'Istanbul... "Ce pourrait être le début d'un conte ; c'est une histoire authentique, qui commence en 1918 à la cour du dernier sultan de l'Empire ottoman.Selma a sept ans quand elle voit s'écrouler cet Empire qui a fait trembler l'Europe. Condamnée à l'exil, la famille impériale s'installe au Liban. Selma, qui a perdu à la fois son pays et son père, y sera " la princesse aux bas reprisés ". C'est à Beyrouth qu'elle grandira et rencontrera son premier amour, un jeune chef druze ; amour tôt brisé. Selma acceptera alors d'épouser un rajah indien qu'elle n'a jamais vu. Aux Indes, elle vivra les fastes des maharadjahs, les derniers jours de l'Empire britannique et la lutte pour l'indépendance, menée par Gandhi.Mais là, comme au Liban, elle reste " l'étrangère ". Rejetée par ce peuple qu'elle s'était pris à aimer, elle s'enfuira à Paris. Elle y trouvera enfin le véritable amour. La guerre l'en séparera, et elle mourra dans la misère, à vingt-neuf ans, après avoir donné naissance à une fille : l'auteur de ce récit.Pour la première fois la fin de l'Empire ottoman nous est racontée de l'intérieur des palais, tandis que l'on découvre le Liban du mandat français à travers les grandes familles de Beyrouth, et l'Inde féodale par les yeux de ses paysans et des princes. Il est rare qu'un livre allie le c?ur et l'Histoire de manière aussi intime." Plus tard, beaucoup plus tard, écrit Kenizé Mourad, j'ai voulu comprendre qui était ma mère. Interrogeant ceux qui l'avaient connue, consultant les livres d'histoire, les journaux de l'époque et les archives dispersées de la famille, j'ai tenté de reconstituer les divers cadres de son existence, aujourd'hui irrémédiablement bouleversés, et de revivre ce qu 'elle avait vécu. Enfin, pour m'en rapprocher davantage encore, pour la retrouver, j'ai fait confiance à mon intuition et à mon imagination. "Tel est ce livre. Telle est l'histoire de la princess Selma, la plus romanesque des histoires vraies.
- Mais où donc est le train du maharadjah?Il semble à Selma qu'elle marche depuis des heures dans cette puanteur ensoleillée, ce charivari de couleurs et de cris, au milieu de cet extravagant tohu-bohu qui à chaque instant menace de l'emporter, n'était le ferme rempart, autour d'elle, d'une dizaine de gardes immenses et moustachus, qui ne ménagent ni le fouet ni le bâton pour lui frayer un passage. On est en mars, il fait chaud et la gare de Bombay ressemble plus à un carrousel en folie qu'à la première station de chemins de fer du très puissant et très digne Empire britannique. Sous les hautes voûtes gothiques, entre les chapiteaux de grès et les colonnes victoriennes sculptées de fleurs, une foule bruyante se presse, sourde aux sollicitations nasillardes des petits vendeurs de pois chiches, indifférente à l'odeur écoeurante des guirlandes de jasmin mêlée aux relents de sueur et d'urine.Selma étouffe, mais pour rien au monde elle ne voudrait être ailleurs: ainsi, voilà sa nouvelle patrie! Très loin des salons de marbre blanc et des fontaines de l'hôtel Taj Mahal où on l'a emmenée se reposer dès sa descente du paquebot, c'est maintenant qu'elle prend véritablement pied aux Indes. Les yeux écarquillés, elle tente d'enregistrer le défilé d'images qui s'entrechoquent sous le soleil dans une violente cacophonie de couleurs: écarlate des larges turbans des porteurs disparaissant sous d'instables pyramides de bagages; safran somptueux des robes de «renonçants»; rouge et or des saris de jeunes mariées; grisaille des nuées de mendiants qui se pressent autour des taches blanches que forment les kurtahs immaculées des voyageurs de première classe.Elle a l'impression qu'elle va éclater d'un trop-plein de beauté, de laideur... Elle ne distingue plus devant cette misère portée avec superbe et cette multitude à la fois bon enfant et cruelle: n'a-t-elle pas vu tout à l'heure un vieillard tomber et la foule impavide continuer d'avancer, comme mue par le rêve d'un aveugle?
Résumé : Comment, au c?ur de l'empire des Indes britanniques, à Bhopal, quatre générations de femmes musulmanes ont-elles réussi à tenir les rênes du pouvoir pendant plus d'un siècle ? L'un de leurs descendants raconte ici l'incroyable histoire de ces quatre bégums qui, déjouant les préjugés, les intrigues de leurs cousins et les tentatives d'assassinat, régnèrent de plein droit dans l'un des plus grands Etats princiers musulmans. Dignes héritières du noble afghan qui avait fondé cet Etat en profitant du chaos de l'Empire des Grands Moghols, les deux premières bégums de Bhopal, Qudsia et sa fille Sikandar, rejetèrent le voile et prouvèrent à leurs rivaux qu'elles étaient capables de gouverner aussi bien que des hommes. Sikandar, qui chevauchait à la tête de ses armées pour impressionner ses ennemis, modernisa l'Etat, créa une assemblée législative et ouvrit des écoles pour filles. Tout cela ne l'empêchait pas d'aller chasser le tigre ou de jouer au polo contre les Anglais... Plus féminine, la bégum Shahjehan mena d'abord joyeuse vie à la cour e B opa et se prit de passion pour la musique et la poésie. Puis, subjuguée par son second mari, elle lui laissa les affaires du pouvoir et reprit le voile, au grand dam de sa grand-mère. Cette dynastie de femmes illustres s'achève avec la bégum Sultan Jahan. Elle se forgea une image de souveraine puissante et fit de Bhopal un havre de paix à une époque où les Britanniques s'efforçaient de diviser pour régner. Elle vint en Europe où elle suscita une immense curiosité, puis abdiqua en faveur de son fils en 1926, après avoir joué un rôle de pionnière en matière d'éducation et d'émancipation des femmes musulmanes.
Cyrulnik Boris ; Bustany Pierre ; Oughourlian Jean
Résumé : On savait que le cerveau était l'entité la plus complexe de l'univers connu. Mais de récentes découvertes montrent que ses capacités sont bien plus étonnantes qu'on ne le croyait : non seulement le cerveau est élastique (âgé ou handicapé, il peut se reconstruire, apprendre, inventer) mais aussi social (il n'existe qu'en résonance avec d'autres). La combinaison de ces facultés laisse supposer que l'homme peut d'agir sur l'évolution de son cerveau. Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés, présente ces recherches fascinantes sous la forme d'entretiens avec cinq médecins-chercheurs réputés (ethnologue, psychiatres, neurologue) : plasticité neuronale, nouvelles techniques d'imagerie cérébrale, mise en pratique des avancées des neurocognitivistes sur les moines en méditation, apport de la médecine orientale.
Résumé : La naissance ne saurait être biologique : on choisit toujours ses parents. Naître, c'est semer ses géniteurs. Non pas tuer le père, mais tuer en nous le fils. Laisser son sang derrière, s'affranchir de ses gènes. Chercher, trouver d'autres parents : spirituels. Naître biologiquement, c'est à la portée du premier chiot venu, des grenouilles, des huîtres. Naître spirituellement, naître à soi-même, c'est à la portée de ceux-là seuls qui préfèrent les orphelins aux fils de famille, les adoptés aux programmés, les déviances aux descendances. Toute naissance est devant soi.
Résumé : Comment tirer parti de chaque instant ? Accepter la fin d'un amour ? Fuir l'habitude ? En deux mots : comment vivre ? Toutes ces questions, que chacun se pose aujourd'hui, Montaigne y a réfléchi et y a apporté des réponses dans ses Essais. D'où l'extrême modernité de la pensée de cet auteur qui, en écrivant sur sa vie, nous fournit les clés pour un art de vivre. Véritable phénomène d'édition en Angleterre et aux Etats-Unis, ce livre de Sarah Bakewell, abondamment nourri de citations des Essais, aborde de manière chronologique et thématique la vie de Montaigne, les événements qui ont marqué son temps, et nous tend un miroir où chacun peut se reconnaître.