Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Littératures francophones et théorie postcoloniale
Moura Jean-Marc
PUF
21,28 €
Épuisé
EAN :9782130498988
Le développement remarquable des littératures francophones au long du XXe siècle appelle des procédures d'analyse spécifiques. Ce livre voudrait poser les bases d'une étude renouvelée des lettres d'expression française, à la lumière du vaste ensemble de recherches connu, dans le monde anglo-saxon, sous le nom de Postcolonial Studies. Il ne s'agit pas de considérer la théorie post-coloniale comme un modèle mais de préciser ses options critiques pour examiner leur intérêt et leur validité au regard de la notion de francophonie. A partir de quatre perspectives complémentaires - celles de l'histoire littéraire, de l'analyse de la langue, de l'étude culturelle et de la poétique - se dessinent les grands axes d'une recherche francophone post-coloniale inédite. Ce livre est ainsi critique et programmatique : il est à la fois reflet de théories et d'analyses encore peu connues des chercheurs francophones et tentative de construction de ponts conceptuels entre des domaines - francophonie et anglophonie notamment - qui s'ignorent assez largement. Cette perspective comparative originale aimerait contribuer à une relecture des ?uvres d'expression française et à une réflexion concernant l'avenir des recherches sur la francophonie littéraire.
Au début du XXe siècle, Lily Rousseau est une enfant abandonnée, recueillie par deux femmes puis confiée à des religieuses qui prennent soin de son éducation. Mais l'enfant est différente des autres, plus libre, plus sauvage, plus intelligente. Elle apprend, retient, comprend plus vite. Très vite elle se découvre de nouveaux maîtres, des érudits, des hommes de science et une passion : l'étude des virus. Elle parvient à s'affranchir de toute influence pour vivre en femme libre ; seule, menacée par les croyances de son temps, par ceux qui convoitent ses dons, mais libre. La guerre survient. La vie de Lily Rousseau est bouleversée, ses recherches aussi : bientôt elle se retrouvera au coeur des conflits de la Première Guerre mondiale et de l'épidémie la plus meurtrière, la grippe espagnole. En trois mois, d'octobre 1918 à janvier 1919, des millions de personnes furent emportées par la maladie. Un roman qui par la grâce d'une héroïne bouleversante dévoile une page tragique de notre histoire et nous plonge au coeur des grandes découvertes scientifiques.
Au XXe siècle, la fiction exotique européenne aura connu un épanouissement et des transformations remarquables. Pourtant, s'il existe de bonnes études sur les diverses littératures nationales, aucun ouvrage n'a jusqu'ici tenté une réflexion d'ensemble sur les usages littéraires que l'Europe a pu faire des mondes lointains. Ce livre voudrait établir quelques cadres solides pour l'analyse d'une notion aussi confuse, et parfois suspectée, que l'exotisme. Perspective historique, reliant les formes exotiques à l'histoire culturelle, perspective thématique, s'intéressant aux rencontres du roman et de l'expansion outre-mer, et perspective concentrée sur l'imaginaire exotique viennent ici se compléter pour déterminer les structures et les images essentielles d'une géographie symbolique européenne. En un peu plus d'un siècle, l'Europe, dans ses relations aux autres cultures, est passée de l'apogée de l'impérialisme colonial à une décolonisation quasi-complète selon une mutation si profonde qu'elle paraissait inimaginable aux contemporains d'un Pierre Loti ou d'un Rudyard Kipling. De tels bouleversements n'ont pas simplement déterminé l'apparition d'un nouvel exotisme qui succéderait aux anciennes lettres coloniales, ils ont nourri des évolutions narratives longues et complexes rencontrant des transformations tant socio-culturelles que formelles dont l'invention achève de se produire sous nos yeux. L'examen des oeuvres importantes de ce courant littéraire est ici proposé, selon une démarche constituant à la fois un parcours critique dans la littérature exotique d'un siècle qui s'achève et une réflexion sur le regard porté par l'Europe sur les autres civilisations.
La littérature mondiale n'est pas une utopie, elle est ce qui nous arrive. Aujourd'hui, tout lecteur peut disposer de la traduction de la plupart des oeuvres magistrales, découvrir les ouvrages fondateurs, les littératures indienne, chinoise, japonaise ou américaines de toutes les époques. Nous avons accès à plus d'oeuvres remarquables que nous n'en saurions lire en dix vies. Nourri des travaux internationaux les plus récents, ce livre s'attache aux défis qu'affronte toute recherche sur la mondialisation littéraire. Il identifie quatre grandes approches de " la littérature mondiale ", examine les principales discontinuités – ontologiques, génériques, énonciatives – qu'elles s'efforcent de surmonter avant de décrire les espaces-temps qu'elles dessinent. Il envisage enfin les particularités de l'histoire et de l'enseignement littéraires qui en résultent. Se voulant accessible à un large public, le livre est le premier bilan critique en langue française des manières dont les formes littéraires et leur étude se transforment dans et par la mondialisation.
Résumé : La notion d'ailleurs a été peu envisagée par la critique et la théorie de la littérature alors qu'elle fonde d'innombrables variations narratives. Il se pourrait même que chaque époque littéraire se définisse d'une certaine façon par les relations qu'elle établit entre l'ailleurs et les territoires familiers. Parce qu'il est source du dépaysement intime, l'ailleurs autorise la tension d'une confrontation avec l'inconnu à laquelle est fréquemment attribuée une valeur initiatique. Plutôt que de dresser un catalogue des types narratifs, ce livre s'assigne un objet précis : les représentations dans les lettres d'Europe occidentale de ces ailleurs géographiquement situés que sont les civilisations extra-européennes. La notion permet d'aborder un domaine cardinal de notre littérature. Elle invite non seulement à une histoire littéraire comparée, attentive aux conceptions que les divers pays européens ont pu nourrir des autres cultures, dans la longue durée, mais aussi à la relecture d'?uvres importantes contribuant à la cristallisation ou à la métamorphose des images nées de la fascination attachée au " là-bas ". Elle ouvre ensuite à l'étude de littératures émergentes, anglophones et francophones, précisément issues des ailleurs d'une Europe naguère colonisatrice, et à qui elles empruntent langues et formes. L'ailleurs, introduisant indéfiniment la possibilité d'un espace différent à explorer et à rêver, est interrogé ici à la fois à travers les récits d'écrivains modernes (de Loti, Conrad ou Malraux aux auteurs francophones récents) et à partir des enseignements du comparatisme, de l'histoire des idées et de l'histoire culturelle. Au croisement de ces diverses approches peut se dessiner une réflexion sur les relations de l'Europe lettrée aux autres civilisations et sur les transformations littéraires internationales désormais manifestées parla fiction postcoloniale.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.