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Poésie et mythe : réenchantement et deuil du monde et de soi. Edwin Muir, Robert Graves, Ted Hughes,
Mounic Anne
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782738496423
Le poète insuffle au monde cette énergie créatrice qui le met au centre de son propre enchantement. C'est un paradoxe que, se plaçant au centre, il y trouve la révélation de son propre anéantissement, la certitude du deuil. L'image elle-même constitue un enchantement, car elle offre, en l'écho du monde, un double de soi, tissage d'être au-dessus du chaos, mais ce double révèle aussi le visage de la mort. Située en frontière, au seuil de l'inconscient (la matrice), cette poésie suscite les images des profondeurs dont le mythe se fait la face reconnaissable. Elle utilise les représentations collectives pour les subvertir, contestant les identités pré-établies ou imposées, les dogmes et les interdits ancestraux. Le poète soumet son propre regard à interrogation en fouillant le monde grâce à ce miroir. La Gorgone, prise entre l'horreur qu'elle inspire et le don des mots qu'elle octroie par dédoublement de son image et inversion, offre un bon symbole de cette tentative de retrouver, à travers la tiède toile des normes de la langue, l'intensité du cri.
Chez Michel Fardoulis-Lagrange (1910-1994), poète d'expression française né au sein de la communauté grecque du Caire, l'œuvre est l'homme, même si celle-ci vise à l'impersonnalité du chœur de la tragédie antique, et le style est l'œuvre. La parole obscure se situe au seuil de l'autre monde. " La poésie restitue au langage, au-delà du récit et du roman, sa véritable fonction, celle de l'interprétation, de l'interprétation de l'interprétation, de la parole infinie. La réalité appartient à la mort, l'oubli de la mort est un chant qui se module éternellement. Les Grecs en savaient quelque chose, qui avaient une telle façon de scander les vers que ceux-ci introduisaient dans le langage un rythme se greffant sur sa propre sonorité. " Tel est l'enchantement, qui masque le vide en se fondant sur lui. Telle est la parole poétique, parole sans représentation, allusive uniquement par un réseau de signes à déchiffrer sur les parallèles effleurant l'aporie, la butée, du a-privatif et de poros. Le passage, la voie de communication par eau et par terre, puis la mer, le lieu de l'épopée, notamment celle des Argonautes, qui parcourt l'œuvre de Fardoulis jusqu'à l'Apologie de Médée. Opacité et pudeur s'allient en cette écriture fluide pareille à la membrane solaire sur les eaux et l'acte poétique projette le poète dans l'extase, qui est absence du sujet. Michel Fardoulis-Lagrange cherche le mythe par-delà la singularité héroïque, dans les catégories pures, dans le rythme du jour et de la nuit du plein et du vide, de la présence et de l'absence en une " dialectique du verbe et du silence ". En cette étude, Anne Mounic poursuit sa recherche sur le recours au mythe en poésie moderne. Le merveilleux se fonde sur la figuration du mystère déduit de l'effroi que suscite la mort, et l'imagination, se parant en l'absence de dogme des " yeux nouveaux et personnels " du mythe, selon l'expression de Nietzsche, inaugure une spiritualité laïque qui surmonte la dualité sujet-objet pour instaurer, dans l'intimité du monde, un nouveau mode de connaissance qui réponde aux interrogations et aux désirs de l'être.
Sorti du rêve, le mythe consacre la conscience de la séparation et de la perte en même temps que le désir de restaurer le lien au monde et à autrui en poésie, par élargissement des horizons à ceux de l'inconscient, par le ressaisissement du devenir et la mise en perspective de l'existence au sein du visible, mais aussi en cet espace potentiel de la distance, du désir et du deuil à la fois. Le mythe contribue à cette tâche moderne de la poésie, la réactualisation de l'être en sa perception subjective, son réenchantement par réactivation du lien entre macrocosme et microcosme par-delà la dualité scientifique ou philosophique. Le merveilleux consiste en ce lien au monde poussé jusqu'aux horizons de l'imagination tandis que le désenchantement est absolue séparation. L'œuvre, qui situe le poète au monde (le met au monde), se comporte comme son corps symbolique. Lien au monde et lien au corps sont deux facettes du même travail de la conscience comme " être au monde ou existence " : réactualisation de l'être en sa totalité donc. Cette seconde partie de Poésie et mythe : je, tu, il /elle aux horizons du merveilleux, qui associe en son approche phénoménologie, linguistique et psychanalyse, se veut aboutissement de la réflexion entreprise, à partir des cinq mêmes poètes, dans Poésie et mythe : Réenchantement et deuil du monde et de soi (L'Harmattan, 2000).
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.