Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La parole obscure. Recours au mythe et défi de l'interprétation dans l'oeuvre de Michel Fardoulis-La
Mounic Anne
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782747518949
Chez Michel Fardoulis-Lagrange (1910-1994), poète d'expression française né au sein de la communauté grecque du Caire, l'œuvre est l'homme, même si celle-ci vise à l'impersonnalité du chœur de la tragédie antique, et le style est l'œuvre. La parole obscure se situe au seuil de l'autre monde. " La poésie restitue au langage, au-delà du récit et du roman, sa véritable fonction, celle de l'interprétation, de l'interprétation de l'interprétation, de la parole infinie. La réalité appartient à la mort, l'oubli de la mort est un chant qui se module éternellement. Les Grecs en savaient quelque chose, qui avaient une telle façon de scander les vers que ceux-ci introduisaient dans le langage un rythme se greffant sur sa propre sonorité. " Tel est l'enchantement, qui masque le vide en se fondant sur lui. Telle est la parole poétique, parole sans représentation, allusive uniquement par un réseau de signes à déchiffrer sur les parallèles effleurant l'aporie, la butée, du a-privatif et de poros. Le passage, la voie de communication par eau et par terre, puis la mer, le lieu de l'épopée, notamment celle des Argonautes, qui parcourt l'œuvre de Fardoulis jusqu'à l'Apologie de Médée. Opacité et pudeur s'allient en cette écriture fluide pareille à la membrane solaire sur les eaux et l'acte poétique projette le poète dans l'extase, qui est absence du sujet. Michel Fardoulis-Lagrange cherche le mythe par-delà la singularité héroïque, dans les catégories pures, dans le rythme du jour et de la nuit du plein et du vide, de la présence et de l'absence en une " dialectique du verbe et du silence ". En cette étude, Anne Mounic poursuit sa recherche sur le recours au mythe en poésie moderne. Le merveilleux se fonde sur la figuration du mystère déduit de l'effroi que suscite la mort, et l'imagination, se parant en l'absence de dogme des " yeux nouveaux et personnels " du mythe, selon l'expression de Nietzsche, inaugure une spiritualité laïque qui surmonte la dualité sujet-objet pour instaurer, dans l'intimité du monde, un nouveau mode de connaissance qui réponde aux interrogations et aux désirs de l'être.
L'esprit du récit, modelant le temps, assure la continuité de l'être ainsi que son au-delà au sein du devenir et de la communauté. A travers l'étude d'oeuvres diverses, de Shakespeare à Albert Camus, Claude Vigée et Juan Gelman, en passant par Milton, Blake, Melville (Bill), Budd), Emily Dickinson, Kafka, Marguerite Audoux, Etty IIillesum, Hélène Berr, ou bien Borchert, sans négliger l'oeuvre artistique, à travers les dessins d'Henry Moore, l'auteur de cet ouvrage se propose de mettre en valeur la façon dont la voix singulière, grâce au conte et à ses figures, tisse ses modulations dans la durée et, donnant chair à ses métamorphoses, fait, grâce à l'empathie que suscite l'oeuvre, l'apprentissage de la liberté et de l'Ouvert dans la communion du .Je et du Tu.
Sorti du rêve, le mythe consacre la conscience de la séparation et de la perte en même temps que le désir de restaurer le lien au monde et à autrui en poésie, par élargissement des horizons à ceux de l'inconscient, par le ressaisissement du devenir et la mise en perspective de l'existence au sein du visible, mais aussi en cet espace potentiel de la distance, du désir et du deuil à la fois. Le mythe contribue à cette tâche moderne de la poésie, la réactualisation de l'être en sa perception subjective, son réenchantement par réactivation du lien entre macrocosme et microcosme par-delà la dualité scientifique ou philosophique. Le merveilleux consiste en ce lien au monde poussé jusqu'aux horizons de l'imagination tandis que le désenchantement est absolue séparation. L'œuvre, qui situe le poète au monde (le met au monde), se comporte comme son corps symbolique. Lien au monde et lien au corps sont deux facettes du même travail de la conscience comme " être au monde ou existence " : réactualisation de l'être en sa totalité donc. Cette seconde partie de Poésie et mythe : je, tu, il /elle aux horizons du merveilleux, qui associe en son approche phénoménologie, linguistique et psychanalyse, se veut aboutissement de la réflexion entreprise, à partir des cinq mêmes poètes, dans Poésie et mythe : Réenchantement et deuil du monde et de soi (L'Harmattan, 2000).
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.