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ENRICO
Mouloudji Marcel
GALLIMARD
7,75 €
Épuisé
EAN :9782070751549
- L'humanité me dégoûte, pensai-je, mon père, ma mère, mes parents qui me battent, qui me font souffrir plus qu'ils ne le pensent. Oh ! ces cours grises, cette vie, ces boucheries pour toutes denrées, cette danse macabre des ménagères hargneuses, toutes porteuses de germes maternels, qui traînent dans les marchés avec des sacs à main remplis de provisions pour leur fourmilière. Je sens la mastication familiale du midi de toutes les bouches humaines. Et pourtant, quand je vois un corps écrasé sur une charrette, je compatis niaisement avec la foule ; et même si ma mère était la dernière des putains et mon père le plus abruti des charretiers, je les aimerais toujours autant". Récit autobiographique, réaliste et cru, de la vie d'un enfant dans le quartier misérable de Belleville à Paris durant les années qui ont précédé la Seconde Guerre mondiale. Mouloudji reçut en 1944, lors de la première parution de ce livre marquant aux Editions Gallimard, le prix de la Pléiade.
Résumé : Etre flic n'est pas une sinécure. Surtout quand un double ne cesse de vous offrir des tournées de doute. En plus, voilà que vous héritez d'un assistant qui ne rêve que d'une chose : devenir caniche à la place du caniche. Sinon, les morts continuent de mourir, les vivants de mentir, et les autres cherchent la sortie de secours.
American Kenpo : ce terme anglo-saxon désigne un système de combat neuf, encore peu connu en Europe. Ce système d'autodéfense, qui se veut rapide et efficace, s'appuie sur une véritable étude scientifique du mouvement, pour en maximiser l'efficacité. Il puise ses racines dans la grande tradition chinoise de l'Art de la main. Comme tout art martial digne de ce nom, l'American Kenpo ne livrera sa valeur que dans les recherches et par l'implication de l'élève. L'auteur vous fait découvrir dans un ouvrage, totalement inédit en langue française, tout l'univers fascinant de ce système qui a tant à offrir aux pratiquants contemporains. Il apportera à son lecteur une autre vision de l'art martial, en sortant des sentiers battus.
Dans ce livre sensible, émouvant, rempli d?anecdotes et de franchise, Annabelle raconte avec simplicité la difficulté d?être la fille d?un chanteur célèbre, d?affronter une belle-mère sèche et avide, de devenir mère à son tour lorsque sa propre mère s?est montrée défaillante. C?est le texte d?une femme surmontant plusieurs traumatismes ? un père absent, la mort de son premier né? ? selon le principe de la résilience cher à Boris Cyrulnik. Il suffit, pour cela, d?une rencontre décisive. Ce sera David, le père de ses enfants. Mais Annabelle ne sombre nullement dans un optimisme béat, elle sait se garder de toutes les ornières liées à un bonheur systématique. Elle continue d?avancer, d?apprendre en résistant aux chocs comme un bon petit char d?assaut. Comme si, derrière toutes ces épreuves, elle stockait des ressources, une force secrète et inexploitée. En l?occurrence, des mots, ceux de son récit qui la libèrent et la font grandir. Des mots qui lui assurent la victoire contre l?anéantissement du deuil et du chagrin.
A dix-huit ans, {la fleur de l'âge}, Mouloudji vit à Paris, au sortir d'une enfance vagabonde. Comédien et chanteur en herbe, c'est au Café de Flore qu'il passe le plus clair de son temps: aucun des habitués ne lui est inconnu: Sartre, Beauvoir, Prévert, Fabien Loris, Duhamel, Lola... En toile de fond, les uniformes vert-de-gris, la silhouette du père et l'angoisse du lendemain. Pour subsister, il collectionne les petits métiers (acteur, manoeuvre, professeur de mime, veilleur de nuit, bûcheron, etc.); c'est aussi l'époque de ses premières amours (s'y profilent quelques-unes de ses émouvantes") qui le font peu à peu passer à l'âge adulte sans rien perdre cependant de ce charme léger, à peine teinté d'ironie, qui l'empêche de se prendre jamais au tragique."
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.