Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Histoire de la vie religieuse
Moulinet Daniel
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204161763
L'histoire de la vie religieuse, c'est l'histoire de ces hommes et femmes qui ont voulu vouer toute leur vie à suivre le Christ. Une épopée illustrée de multiples visages, avec des moments d'héroïsme mais aussi de décadence et de persécution. Pour mieux connaître cet univers peut-être singulier mais qui nous interpelle. L'histoire de la vie religieuse, c'est l'histoire de ces femmes et de ces hommes qui ont choisi de se donner à Dieu totalement, radicalement. Une épopée dont les visages sont aussi variés que nombreux. Mais qu'une chose unit : avoir dédié leurs vies à suivre le Christ. On a entendu parler de certaines de ces grandes familles, mais les connaît-on vraiment ? Quelle est la différence entre une clarisse et une carmélite ? Ou entre un jésuite et un dominicain ? Des débuts du monachisme aux communautés nouvelles, en passant par les Pères du désert, les grands ordres et les abbayes du Moyen Age, ou encore les sociétés missionnaires, Daniel Moulinet nous montre les développements de la vie religieuse au fil de l'histoire. Nous explorons ainsi la riche diversité des formes que l'Esprit Saint lui a inspirées, ainsi que les contextes temporels qui l'ont façonnée. Cette histoire est ici présentée sous forme de récit, soulignant les continuités profondes au-delà de l'apparent morcellement des formes de vie consacrée. A la fois précis et concis, c'est un outil précieux pour quiconque souhaite étudier la vie religieuse et réfléchir à son avenir autant qu'à son passé. Mais également pour faire découvrir à qui le connaît mal cet univers à la fois singulier et interpellant.
En 2005, la laïcité ne se réduit pas au régime de laséparation entre l'État et les cultes, régime issu de la loi du 9 décembre 1905, car il ne s'applique pas à toutes les régions françaises. La République est laïque depuis les constitutions de 1946 et de 1958. Cela implique que l'État est non confessionnel sur tout le territoire national et que sont garanties la liberté de conscience et celle de religion. Sont concernés aussi par ce principe les régimes spéciaux d'Outre-mer française et celui du droit local d'Alsace-Moselle. Le recueil de textes réalisé par l'historien Daniel Moulinet rassemble des sources civiles et religieuses qui ont eu un rôle depuis le XIXe siècle et qui peuvent encore apporter de précieux éclairages. Ce recueil ne présente pas les textes du droit français de la laïcité en vigueur en 2005, ce qui est la tâche de la nouvelle édition du volume de sources annotées Liberté religieuse et régimes des cultes en droit français (à paraître en 2005). Daniel Moulinet rappelle, à l'aide des textes eux-mêmes, les étapes concernant trois dossiers: comment l'emprise gallicane, exercée par l'État sur les religions, cède-t-elle devant la Séparation dès 1905? Comment la France s'est-elle laïcisée, elle qui doit répondre à de nouvelles formes de demandes religieuses? Comment les politiques anticléricale et anti-congréganiste font-elles place aux politiques en faveur de la liberté religieuse individuelle et de la liberté des cultes? Parmi les textes recueillis, Daniel Moulinet a cité des textes du Magistère catholique: la genèse de la laïcité a eu à compter avec l'influence de la religion de la majorité des Français, avec la résistance de cette religion au laïcisme persécuteur et avec les conditions du ralliement à la République que le pape Léon XIII a conseillé aux catholiques français.
Résumé : Les syndicats ouvriers, paysans, étudiants, la CFDT, le PSU, les associations pour les migrants... rien de tout cela n'aurait existé sans le fantastique engagement social des catholiques à partir de la révolution industrielle. C'est cette histoire que revivifie ce livre passionnant et militant. Une histoire de pleine actualité. La Doctrine sociale de l'Eglise, ce n'est pas seulement un discours, c'est une doctrine incarnée dans les réalités de terrain, une pratique par laquelle la charité devient action sociale. C'est parmi les premiers que les catholiques s'insurgent et prennent conscience des conséquences humaines de la révolution industrielle qui bouleversa le xixe siècle. Fondation d'oeuvres au service des plus jeunes, des plus humbles et des plus vulnérables : l'apport des catholiques européens est immense. Des laïcs s'engagent dans la bataille de la législation sociale, alors que le travail ne fait l'objet d'aucune réglementation et qu'aucune loi ne protège les travailleurs, et d'abord les ouvriers. Rerum novarum, la grande encyclique de Léon XIII, est le premier résultat de l'oeuvre salutaire de ces bienfaiteurs, dont elle salue aussi l'engagement. Ce texte fera date et les papes ultérieurs auront le souci de l'actualiser en l'adaptant aux évolutions de la société. Une étude claire et aboutie, à large spectre, menée par un spécialiste de l'engagement des catholiques dans l'action caritative et sociale, et qui étend son champ au-delà des seules réalités françaises en venant embrasser l'ensemble de la situation européenne. Une redécouverte de l'histoire et du sens de l'action sociale.
Moulinet Daniel ; Chantin Jean-Pierre ; Mayeur Jea
Biographie de l'auteur Jean-Pierre Chantin est docteur en histoire religieuse et membre de l'équipe RESEA (Religions, Sociétés et Acculturations) du LAHRA (CNRS-UMR 5190) ; il a publié plusieurs ouvrages sur les groupes dissidents du christianisme. Daniel Moulinet est prêtre du diocèse de Moulins, professeur à l'Université catholique de Lyon et membre de l'équipe RESEA du LAHRA. Spécialiste de l'histoire du catholicisme français au XIXe siècle, il a notamment publié aux Editions de l'Atelier Le concile Vatican II (Coll. Tout simplement, 2002).
Plus jamais la guerre, laissez tomber les armes de vos mains". Cet appel du pape Paul VI, prononcé à l'ONU en 1965, n'a perdu ni de sa force ni de son actualité. Mais comment l'Eglise a-t-elle réagi aux guerres du siècle dernier ? Quelles ont été ses prises de position ? Comment a-t-elle pu s'exprimer ? Si elle n'a pu imposer ses valeurs, à tout le moins a-t-elle acquis la liberté de se faire entendre. C'est la stratégie de cette revendication que relate ici Daniel Moulinet : des appels à la paix de Benoît XV pendant la Première Guerre mondiale en passant par le soutien de Jean Paul II aux syndicats polonais pendant la Guerre froide, jusqu'à la condamnation par le Saint- Siège des idéologies terroristes au nom de Dieu après les attentats du 11 septembre 2001. Une synthèse claire, lumineuse et entraînante. Une Histoire sans concession, utile, forte. Une source plus que jamais nécessaire. Professeur à l'université catholique de Lyon, prêtre du diocèse de Moulins, Daniel Moulinet est chercheur en histoire religieuse contemporaine. On lui doit notamment, La Séparation de 1905, les hommes et les lieux et Prêtres soldats dans la Grande Guerre.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.