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L'Eglise, la guerre et la paix
Moulinet Daniel
CERF
26,40 €
Épuisé
EAN :9782204109024
Plus jamais la guerre, laissez tomber les armes de vos mains". Cet appel du pape Paul VI, prononcé à l'ONU en 1965, n'a perdu ni de sa force ni de son actualité. Mais comment l'Eglise a-t-elle réagi aux guerres du siècle dernier ? Quelles ont été ses prises de position ? Comment a-t-elle pu s'exprimer ? Si elle n'a pu imposer ses valeurs, à tout le moins a-t-elle acquis la liberté de se faire entendre. C'est la stratégie de cette revendication que relate ici Daniel Moulinet : des appels à la paix de Benoît XV pendant la Première Guerre mondiale en passant par le soutien de Jean Paul II aux syndicats polonais pendant la Guerre froide, jusqu'à la condamnation par le Saint- Siège des idéologies terroristes au nom de Dieu après les attentats du 11 septembre 2001. Une synthèse claire, lumineuse et entraînante. Une Histoire sans concession, utile, forte. Une source plus que jamais nécessaire. Professeur à l'université catholique de Lyon, prêtre du diocèse de Moulins, Daniel Moulinet est chercheur en histoire religieuse contemporaine. On lui doit notamment, La Séparation de 1905, les hommes et les lieux et Prêtres soldats dans la Grande Guerre.
Moulinet Daniel ; Capèle Benjamin de ; Späni Arnau
Alors que l?Université catholique de Lyon commémore son cent quarantième anniversaire, elle vit une transition importante : elle quitte son site historique en bordure de la place Bellecour, lieu central de la vie lyonnaise, pour investir un autre lieu symbolique, l?ancienne prison Saint-Paul, à côté de la gare de Perrache. Le lieu d?enfermement est transmué en un lieu de savoir et de culture ; les murs de pierre, qui ont retrouvé leurs couleurs chaudes des origines, sont entourés, prolongés et surmontés par des parois de verre, laissant couler à flot la lumière. Désormais assise sur ses deux campus, Carnot et Saint-Paul, de part et d?autre des voies et des "voûtes", elle accueille dans ses facultés et ses écoles près de 10 000 étudiants. Cet ouvrage, richement illustré, nous restitue l?histoire de cet établissement, profondément enraciné dans le monde universitaire lyonnais. Au fil du temps, son action se révèle comme une adaptation constante à l?évolution de la culture dans ses différents domaines (théologie, philosophie, sciences, lettres, sciences humaines, droit et sciences économiques), au service d?un projet humaniste, destiné à faire grandir tout homme et tout l?homme.
Lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, les relations, en France, entre l'Eglise catholique et l'Etat sont encore très tendues. Certes, "l'Union sacrée", proclamée par le gouvernement dès le début du conflit, met ces tensions en veilleuse, mais, à plusieurs reprises, elles vont resurgir au cours des quatre années de guerre. Loin des polémiques de l'époque, les lettres adressées par plus de 130 prêtres et séminaristes du Bourbonnais à l'abbé Giraud, supérieur du séminaire de Moulins, font revivre les réalités de terrain, dans la variété des affectations, même si elles ressortent très majoritairement du service de santé. Comment les clercs sont-ils insérés dans le conflit, comment partagent-ils son déroulement, comment vivent-ils la fréquentation quotidienne de leurs compatriotes dont leur éducation cléricale les séparait ? Quel regard de foi vont-ils poser sur cette violence qui heurte profondément leur sensibilité religieuse ? Comment vont-ils se donner des moyens pour la vie spirituelle, la leur et celle des soldats avec lesquels ils vivent ? Enfin, comment leur spiritualité est-elle influencée par ces années de souffrance qui les marqueront à jamais ? Telles sont les questions auxquelles ces lettres permettent d'apporter des réponses. Dans le contexte du centenaire de la guerre, l'analyse de cette correspondance reflète le regard religieux que le clergé catholique a porté sur cet événement, qui, comme on le sait, a marqué le point de départ d'un vrai ralliement de l'Eglise catholique à la République.
Résumé : Les syndicats ouvriers, paysans, étudiants, la CFDT, le PSU, les associations pour les migrants... rien de tout cela n'aurait existé sans le fantastique engagement social des catholiques à partir de la révolution industrielle. C'est cette histoire que revivifie ce livre passionnant et militant. Une histoire de pleine actualité. La Doctrine sociale de l'Eglise, ce n'est pas seulement un discours, c'est une doctrine incarnée dans les réalités de terrain, une pratique par laquelle la charité devient action sociale. C'est parmi les premiers que les catholiques s'insurgent et prennent conscience des conséquences humaines de la révolution industrielle qui bouleversa le xixe siècle. Fondation d'oeuvres au service des plus jeunes, des plus humbles et des plus vulnérables : l'apport des catholiques européens est immense. Des laïcs s'engagent dans la bataille de la législation sociale, alors que le travail ne fait l'objet d'aucune réglementation et qu'aucune loi ne protège les travailleurs, et d'abord les ouvriers. Rerum novarum, la grande encyclique de Léon XIII, est le premier résultat de l'oeuvre salutaire de ces bienfaiteurs, dont elle salue aussi l'engagement. Ce texte fera date et les papes ultérieurs auront le souci de l'actualiser en l'adaptant aux évolutions de la société. Une étude claire et aboutie, à large spectre, menée par un spécialiste de l'engagement des catholiques dans l'action caritative et sociale, et qui étend son champ au-delà des seules réalités françaises en venant embrasser l'ensemble de la situation européenne. Une redécouverte de l'histoire et du sens de l'action sociale.
Le 11 octobre 1962, s'ouvrait le concile Vatican II. Trois ans et demi auparavant, le pape Jean XXIII avait crée la surprise en annonçant la convocation d'un nouveau concile. En franchissant le seuil de la basilique Saint-Pierre de Rome, les 2500 prélats mettaient en marche une dynamique qui, par-delà leurs travaux, était confiée à l'ESprit Saint, ainsi que l'exprimait leur prière. Aujourd'hui encore, l'Eglise catholique se reconnaît héritière des orientations sonnées par le Concile, qui, inauguré en 1962, ne s'est clos qu'à l'automne 1965, au terme de quatre sessions d'intense labeur, produisant seize textes comptant, dans l'édition bilingue courante, un millier de pages. Mais Vatican II ne se réduit pas à des textes. Il s'exprime aussi par "l'esprit du Concile", tel que l'ont vécu et expérimenté ceux qui en ont été les témoins et les acteurs, à tous les niveaux de la vie ecclésiale, ceux qui ont mis en oeuvre les réformes qu'il avait initiées. Constatant cette fécondité du Concile, les générations plus jeunes ont besoin d'en savoir plus. C'est à cette demande que Daniel Moulinet tente de répondre cinquante ans après.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin