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Louis Althusser, une biographie. Tome 2, La formation du mythe 1945-1956 : Ruptures et plis
Moulier Boutang Yann
LGF
8,70 €
Épuisé
EAN :9782253943372
Si, de tous les maîtres penseurs des années soixante, Louis Althusser (1918-1990) fut sans conteste le plus mythique, son influence reste, pour l'essentiel, une énigme. Par quelle sorte de séduction cet universitaire sans carrière put-il, Rue d'Ulm, former plusieurs générations d'intellectuels? Et pourquoi ce communiste atypique voulut-il, toujours, concilier son goût de la liberté et son appartenance à un parti stalinien? Quand, en 1980, Louis Althusser étrangla sa femme, on comprit alors qu'il habitait, et depuis longtemps, sa propre folie. Mais sait-on seulement ce que signifie la folie d'un philosophe? C'est à cette question que tente de répondre cette biographie, dont Louis Althusser lui-même facilita le projet.De l'enfance à l'École normale, de l'enracinement catholique au marxisme, de Machiavel à Hegel, et du royalisme à la démence, on trouvera ici toutes les vies, toutes les légendes d'un homme illustre et mystérieux, adulé et détesté. À travers cette biographie - dont la première partie va de 1918 à 1956 -, il s'agira aussi et bien sûr de ressusciter une époque de tumultes et de désarrois.Cette première partie est publiée au Livre de Poche en deux tomes. Le premier tome s'intitule: 1918-1945: La matrice.
Yann Moulier Boutang est directeur de la rédaction de la revue Multitudes et professeur de sciences économiques à l'université de Compiègne. Il est notamment l'auteur de De l'esclavage au salariat: Économie historique du salariat bridé. Il a dirigé l'anthologie Politiques des multitudes: Démocratie, intelligence collective et puissance de la vie à l'heure du capitalisme cognitif (Paris, Éditions Amsterdam, 2007).
C'est peut-être parce que nous croyons si fort à la liberté, à l'égalité et même à la fraternité, que nous sommes furieux de ce que sont devenus ces beaux mots". Yann Moulier Boutang, économiste, professeur aux universités de Compiègne et de Shanghai, passe au crible les valeurs fondatrices de notre République. Que valent vraiment la liberté, l'égalité, la laïcité ou l'intégration "à la française"? A les examiner de plus près, ne trouve-t-on pas plutôt des prisons surpeuplées et délabrées, des centres de rétention, des écarts de salaire mirobolants, des discriminations en tout genre, une méfiance latente envers les minorités? Assise sur ses illusions, la République française semble avoir bien du mal à répondre de ses propres valeurs.
Résumé : La constitution du salariat recèle quelques énigmes théoriques de taille. En généralisant le travail salarié, le capitalisme se présente par rapport aux systèmes qui l'ont précédé comme porteur de liberté. Mais il consacre une dépendance sur le plan économique, même si elle s'opère entre des personnes " libres " juridiquement. La tension entre capitalisme et démocratie se manifeste dès l'accumulation primitive et réapparaît sans cesse. Historiquement, le salariat libre n'est du reste que la pointe émergée de l'iceberg du travail dépendant. L'esclavage des plantations, le second servage, le travail sous contrat des migrants, le travail forcé colonial, ou concentrationnaire, sont des anomalies récurrentes ou durables. Le Mouvement Ouvrier ne réclama-t-il pas dans ses statuts l'abolition de l'esclavage du salariat ? Comment peut-on expliquer que l'essor du capitalisme ?uvre tout à la fois à la construction du contrat " normal " de travail et aux dispositifs contraires de l'esclavagisme ? Ce livre propose une réponse : la recherche du contrôle de la fuite des serfs, des esclaves, des engagés, des pauvres représente l'élément majeur qui a déterminé la naissance du marché du travail aussi bien libre que non libre. La fuite des travailleurs est le ressort de la création et de la destruction des institutions du marché du travail, mais aussi celui de la concurrence capitaliste et de l'accumulation. La rupture unilatérale de l'engagement de travail apparaît comme le point sensible à explorer si l'on veut comprendre les véritables sujets collectifs de l'histoire comme de l'économie, et réintégrer l'âge classique dans l'histoire globale du capitalisme et de l'économie-monde. Reconstruite à partir de l'analyse économique, l'histoire raisonnée du marché, de la liberté, de l'Etat moderne et des politiques publiques à l'égard des pauvres ou des migrants qui se trouve reconstruite s'avère très différente du tableau de la Grande Transformation de Polanyi. Certains concepts cardinaux de l'économie politique, certains repères de l'histoire et du droit du travail se trouvent ainsi profondément réinterprétés : la rente foncière, le mouvement des clôtures, la prolétarisation, l'abolition des corporations, le sens des lois sur les pauvres, la " frontière " américaine, l'apparition du marché du travail, la pertinence de " l'armée industrielle de réserve ", l'articulation des modes de production. Les fondements du contractualisme du XVIIIe siècle, la déduction de la liberté à partir de la propriété, et du sujet politique à partir du contrat n'en sortent pas indemnes non plus.
Résumé : A la suite d'une enquête sur une tuerie de masse, Kay Scarpetta reçoit un appel des plus troublants. Le corps d'une jeune femme a été découvert sur le campus du Massachusetts Institute of Technology à Boston. La victime, jeune et riche diplômée du MIT, est morte moins de deux semaines avant son procès contre la très confidentielle société fiduciaire Double S. Son corps est positionné de manière particulière et recouvert d'un résidu fluorescent de couleur rouge sang, vert émeraude et bleu saphir. Ces deux indices semblent lier l'affaire à une série d'homicides sur lesquels travaille Benton, agent du FBI et mari de Kay. Le docteur Scarpetta est entraînée dans un univers sordide de corruption et de meurtres. Avec, comme seul fil conducteur pour traquer le meurtrier, quelques traînées de poudre.
Résumé : Quand, en septembre 1941, Bernie Gunther revient du front russe, la capitale du Reich a bien changé. Pénurie, rationnement, couvre-feu, crimes. Berlin rime avec misère et terreur. La découverte d'un cadavre sur une voie de chemin de fer puis l'agression d'une jeune femme précipitent Bernie, affecté au département des homicides de la sinistre Kripo, dans de nouvelles enquêtes criminelles. Invité par le général SS Reinhard Heydrich à le rejoindre à Prague pour démasquer un espion infiltré dans son entourage, Bernie est à peine arrivé qu'un des fidèles du Reichsprotektor de Bohême-Moravie est assassiné. Bernie doit trouver le coupable. et vite, s'il veut sauver sa peau. Philip Kerr réussit la prouesse de dépeindre avec minutie les quelques mois ayant précédé l'assassinat d'Heydrich. Terrifiant et palpitant. Macha Séry, Le Monde des livres.
Cyrulnik Boris ; Bustany Pierre ; Oughourlian Jean
Résumé : On savait que le cerveau était l'entité la plus complexe de l'univers connu. Mais de récentes découvertes montrent que ses capacités sont bien plus étonnantes qu'on ne le croyait : non seulement le cerveau est élastique (âgé ou handicapé, il peut se reconstruire, apprendre, inventer) mais aussi social (il n'existe qu'en résonance avec d'autres). La combinaison de ces facultés laisse supposer que l'homme peut d'agir sur l'évolution de son cerveau. Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés, présente ces recherches fascinantes sous la forme d'entretiens avec cinq médecins-chercheurs réputés (ethnologue, psychiatres, neurologue) : plasticité neuronale, nouvelles techniques d'imagerie cérébrale, mise en pratique des avancées des neurocognitivistes sur les moines en méditation, apport de la médecine orientale.