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Série télévisée et espace domestique. La télévision, la maison, le monde
Mottet Jean
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782747569095
A l'heure où, du Loft à La Ferme, la télé-réalité multiplie les "maisons-cages", ce livre interroge les changements apportés par la télévision dans l'expression de notre besoin primordial d'habitation. Où est la maison de la télévision ? Qu'est-ce qui la définit ? Dans l'Amérique des années 1950, le succès de la sitcom, genre emblématique de la production sérielle, coïncide avec l'installation des rituels domestiques dans une maison suburbaine soudainement ouverte au monde. Installé dans le quotidien, le home américain engendre une nouvelle scénographie de la parole où le présent d'un espace domestique vécu au jour le jour réduit la question existentielle à une question pratique : comment vivre ? Aujourd'hui, en Europe, l'examen de nos fictions sérielles révèle la permanence d'un désir de maison. Souvent déterminés par la recherche d'un ancrage local qui fait sens, en Italie notamment, ces récits de longue durée semblent parfois ouvrir la possibilité, encore inaperçue, d'une autre manière d'habiter le monde. Une question surgit alors : s'agit-il, derrière ces nouvelles façades, de lieux habitables ou d'illusions aussi trompeuses que provisoires, destinées aux nomades que nous sommes devenus ?
Dans cet ouvrage, l'auteur nous restitue le mouvement par lequel le cinéma contribue à la création du modèle américain. Il analyse la naissance de quelques-uns des paysages mythiques qui traversent toute l'histoire du cinéma : New-York, le refuge champêtre, la petite ville, la maison rêvée du Sud, l'Ouest... A travers l'examen d'un grand nombre de films, mais en sollicitant également la photographie et la peinture, Jean Mottet dégage des éléments communs à ces différentes représentations, ouvrant par là de nouvelles perspectives à la réflexion sur les rapports entre les arts d'un pays et ses paysages.
Dès les premières représentations du paysage en peinture, en Flandre comme à Venise, l'arbre occupe une place privilégiée : associé à quelques autres motifs (le rocher, le chemin, le nuage...), il fait le paysage. Et jusqu'à l'aube du XXe siècle, l'arbre reste à l'ordre du jour du travail des peintres. Avec l'art moderne et le regard en mouvement, l'arbre en plein épanouissement cède la place à des fragments, des traces, des reconstructions d'arbre. Qu'en est-il aujourd'hui ? Il y a une vingtaine d'années on pouvait encore vivre avec les arbres, l'eau, le vent... Ces mots essentiels évoquent de nos jours la pureté d'un monde qui n'est plus le nôtre. Pourquoi, alors, en ces temps de détresse, avons-nous choisi de garder les yeux sur l'arbre ? Comment comprendre l'insistance du meilleur cinéma (Tarkovski, Erice, Kiarostami, Godard, Denis, Recha...) pour le rencontrer ? Jamais l'arbre n'a été aussi nécessaire à l'homme, mais jamais l'homme n'a exercé sur lui autant de pression de destruction. Dans quelle mesure le " paysage-catastrophe " des dernières tempêtes a-t-il contribué à modifier notre rapport imaginaire à l'arbre ? Cet ouvrage se propose de faire le point sur les changements subis par l'image de l'arbre au sein de notre culture visuelle. Car nous pensons le futur en images, et pour comprendre ce qui se joue entre l'arbre et nous, les auteurs réunis dans ce livre ont choisi d'interroger le cinéma, la peinture et la photographie. L'image de l'arbre semble indispensable face aux bouleversements de notre monde. Mais quelle sorte d'image ?
Deux événements ont marqué l'histoire du paysage dans les sociétés occidentales : l'invention à la Renaissance, par la littérature et la peinture, de la notion même de paysage, et la rapide transformation de l'environnement par la révolution industrielle et urbaine du XXe siècle. Le spectacle de la nature cède alors la place à la multiplication des visions médiatiques qui modifient notre rapport à l'environnement. Quelle est la place du cinéma dans l'émergence de ces nouveaux paysages imaginaires ? Cet ouvrage se propose d'explorer les nouvelles valeurs paysagères créées par le cinéma. Les images filmiques se contentent-elles d'apporter leur contribution esthétique à la réinvention permanente d'une belle nature telle que la peinture et la littérature avaient pu la concevoir ? Ou l'habitude de voir des images induit-elle une redéfinition des usages et des représentations du paysage ?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.