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L'ange de l'histoire. Rosenzweig, Benjamin, Scholem
Mosès Stéphane
SEUIL
23,50 €
Épuisé
EAN :9782020146036
Franz Rosenzweig, Walter Benjamin, Gershom Scholem : dans l'Allemagne des années vingt, ces trois auteurs ont imaginé une nouvelle vision de l'histoire qui met en scène l'idée d'une utopie messianique. A la vision optimiste d'une histoire conçue comme une marche permanente vers l'accomplissement final de l'humanité, ils opposent l'idée d'une histoire discontinue, dont les moments ne se laissent pas totaliser, et dont les déchirements sont plus significatifs - mais aussi plus prometteurs - que l'apparente homogénéité. Que cette autre vision de l'histoire soit apparue précisément à cette époque, et chez trois penseurs juifs, n'est pas un hasard. La réflexion sur l'histoire est née de leur expérience directe des grands bouleversements qui ont marqué le XXe siècle. Le traumatisme originel fut ici celui de la Première Guerre mondiale. Pour Rosenzweig, elle marque la fin d'une civilisation fondée sur la croyance en un ordre rationnel. Benjamin y a vu l'écroulement final d'un monde réglé par la transmission d'un trésor immémorial d'expériences historiques. Dans le journal qu'il tenait à cette époque, le jeune Scholem parle de la mort de l'Europe et de sa "mise au tombeau" . Mais c'est paradoxalement sur les décombres de la raison historique que l'espérance peut reprendre son essor. L'utopie resurgit chez ces trois auteurs - à travers la catégorie de la Rédemption. Dans ce modèle d'un temps ouvert à l'irruption du nouveau, la réalisation imminente de l'idéal redevient pensable. Au moment où la fin du communisme enterre les utopies radieuses, le livre de Stéphane Mosès, qui se place sous le signe de l'Angelus Novus de Paul Klee, a le mérite d'orchestrer une réflexion essentielle sur l'utopie.
Le nom de Franz Rosenzweig s'est fait connaître en France à compter du jour où Emmanuel Lévinas lui rendit hommage dans Totalité et Infini en disant de lui qu'il était "trop souvent présent dans ce livre pour être cité" . Vingt ans plus tard, le nom de Franz Rosenzweig retentit une nouvelle fois dans le paysage intellectuel français, grâce à l'ouvrage de Stéphane Mosès, Système et Révélation, paru la même année que la traduction française de L'Etoile de la Rédemption. L'ouvrage que nous publions ici regroupe des textes, parfois très connus des spécialistes, qui furent écrits entre 1981 et 2001 et que Stéphane Mosès avait prévu de rassembler dans un livre qui s'appellerait précisément Sous l'Etoile. En confrontant les principaux concepts de Rosenzweig avec les pensées d'autres auteurs (tels que Benjamin, Hölderlin ou Benveniste), ce volume propose des lectures croisées qui mettent en valeur les sources de la philosophie de Rosenzweig, issues à la fois de l'idéalisme allemand et de la tradition juive. Il constitue ainsi un recueil d'études de référence qui peut servir d'introduction à la pensée d'un des philosophes majeurs du XXe siècle.
L'extrême attention portée à la consistance même du texte a toujours caractérisé l'interprétation juive de la Bible, depuis les plus anciens commentaires talmudiques jusqu'à l'exégèse des maîtres hassidiques du XVIIIème siècle et de leurs successeurs. Rien n'est ici indifférent: ni le choix des mots, ni leur forme grammaticale ni leur agencement syntaxique ni même leur texture sonore, encore moins les correspondances qui relient entre eux ces éléments. A son tour, le "résultat" de cette pratique des textes peut être traduit dans le langage de la raison occidentale, une raison qui, du reste, est ainsi transformée voire subvertie par la tradition juive. Ces principes, Stéphane Mosès les a mis en oeuvre dans sa lecture de textes majeurs de la Bible: le récit de la Création et celui du conflit entre Jacob et Esaü dans le livre de la Genèse, la révélation du nom divin, la révélation du Sinaï et l'épisode du Veau d'or dans le livre de l'Exode, l'allégorie des empires dans le livre de Daniel, ainsi que "trois prières pour l'étranger". Il montre comment, dans ces textes, est au travail le rapport entre l'eros et la loi, le désir et la règle, la promesse et l'accomplissement, l'expérience de l'illimité et les frontières du langage. Comment, d'autre part, ces thèmes trouvent écho dans la philosophie occidentale, non sans questionner cette dernière et lui faire opérer des déplacements inédits par rapport à la tradition "grecque". Dans cette pratique de l'interprétation, la plus extrême littéralité ouvre paradoxalement à l'invention du nouveau.
Aucune interprétation n'épuise l'oeuvre de Kafka, qui met en scène le plus souvent dans son écriture même sa propre interprétation. Quatre lectures des pièces les plus énigmatiques de Kafka (Le Chant des Sirènes, Devant la Loi, La Métamorphose, le Prochain village) dans lesquels Mosès met en lumière les clés proposées par Kafka lui-même pour la lecture de ses propres écrits. Cette boucle de l'interprétation est une des figures de l'humour de Kafka qui se prenait de longs fous rires lorsqu'il lisait ses textes à des amis, comme le rapporte Max Brod. Ce rire est peut-être la clef principale d'une oeuvre devant laquelle la modernité se tient, avec sa ribambelle d'interprétations, sans parvenir à la pénétrer.
Franz Rosenzweig, Walter Benjamin, Gershom Scholem : dans l'Allemagne des années vingt, ces trois auteurs ont imaginé une nouvelle vision de l'histoire qui met en scène l'idée d'une utopie messianique. A la vision optimiste d'une histoire conçue comme une marche permanente vers l'accomplissement final de l'humanité, ils opposent l'idée d'une histoire discontinue, dont les moments ne se laissent pas totaliser, et dont les déchirements sont plus significatifs - mais aussi plus prometteurs - que l'apparente homogénéité. Cette autre vision de l'histoire naît chez ces trois penseurs juifs de leur expérience directe des grands bouleversements du XX ? siècle. Paradoxalement, sur les décombres de la raison historique l'espérance peut reprendre son essor. L'utopie resurgit chez ces trois auteurs - à travers la catégorie de la Rédemption. Dans ce modèle d'un temps ouvert à l'irruption du nouveau, la réalisation imminente de l'idéal redevient pensable.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.