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PSYCHOLOGIE DES MINORITES ACTIVES. 2ème édition
Moscovici Serge
PUF
10,65 €
Épuisé
EAN :9782130477457
L'importance actuelle des minorités repose précisément sur leur rôle de facteurs, et souvent d'agents novateurs, au sein d'une société où des changements ont lieu rapidement. Là où elles n'existent pas ou ne peuvent pas exister, il ne peut pas y avoir de changements, même si les lois de l'histoire nous assurent, en principe, du contraire. Une société sans minorités actives et déviantes est une chose aussi impossible et aussi irréalisable qu'un carré rond. Et les efforts dépensés pour les éviter ou les réprimer coûtent, à la longue, beaucoup plus cher qu'il en coûterait de pallier leurs conséquences, de même qu'il en coûte plus cher à une personne de se défendre à outrance contre ses conflits ou ses pulsions que de regarder en face quelques-uns de leurs effets désagréables. On peut le déplorer, mais, dans la société actuelle, il est certainement désirable que les innovations et les initiatives contestent et mettent au défi les fondements de " la loi " et de " l'ordre ".
Bien qu'elle paraisse dans la "Bibliothèque de Psychanalyse", cette étude sur la représentation sociale de la psychanalyse n'est pas un travail de psychanalyse, mais une recherche de psychologie sociale et de sociologie de la connaissance. Spécialité médico-psychologique, "action-research", science de l'homme ouverte sur les autres sciences de l'homme, la psychanalyse a largement pénétré dans ce qu'on appelle "le grand public" et "l'actualité". Elle était un objet de choix pour étudier ce que devient une discipline scientifique et technique quand elle passe du domaine des spécialistes au domaine commun, comment le grand public se la représente et la modèle, et par quelles voies se constitue l'image qu'il s'en fait. Dans et par sa recherche même, S. Moscovici a élaboré une méthode applicable à d'autres représentations sociales, la maladie, la médecine, l'éducation... : l'un des problèmes les plus séduisants est celui des "modèles psychologiques" latents à partir desquels, dans une société donnée, les membres de cette société pensent leur expérience et leur conduite". Daniel Lagache ("Préface")
L'écologie est en passe de devenir une culture mondiale. Peu de gens ont réfléchi à son émergence, ni même oeuvré, au sens philosophique, pour elle. Serge Moscovici nous rappelle que la nature est aussi notre oeuvre et que nous avons de plus en plus de responsabilités envers elle. Qu'elle est bel et bien historique et qu'à chaque période de l'humanité nous constituons un état de nature qu'il nous incombe de penser. Nous sommes donc des hommes dans la nature. Il pose ainsi de façon forte et profonde "la question naturelle". Acceptant l'idée que l'écologie inscrit ses origines dans un mouvement plus hétérodoxe qu'hérétique, qu'elle est une sorte de contre-courant assumé hautement par le projet même qui la porte, Serge Moscovici insiste pour dire que l'écologie ne s'inscrit nullement dans une vision passéiste du monde, mais qu'elle est au contraire l'expression d'une modernité poussée à l'extrême. Tenant d'un naturalisme actif, il nous invite à un élargissement d'une conscience écologique et politique, avec en perspective l'idée forte que l'écologie, en opérant une révolution de la science et des consciences, ne s'imposera que si elle devient un véritable phénomène culturel. Il manquait à l'écologie un manifeste, en voici un.
Il est un dogme aujourd'hui largement partagé par les sciences de l'homme : les mouvements, les crises et les phénomènes qui se produisent dans la société doivent être expliqués par des causes sociales et aucunement psychiques. Or, ce dogme est un idéal d'autrefois, figé en préjugé. Assurément les causes psychiques se distinguent des causes sociales. Mais tous les phénomènes sociaux sont le fait des hommes. Ce sont leurs passions qui stimulent leurs grandes créations politiques, religieuses et culturelles ; qui, plus encore qu'un amalgame d'intérêts et de pensées, définissent les liens qui président d'abord à l'être et à l'agir ensemble. Pourquoi cette passion sociale _ quelle qu'en soit la forme : charisme, sacrifice, effervescence, communauté ou révolution _ surgit-elle et comment transforme-t-elle, par sa dynamique, un amas d'individus en une collectivité authentique ? A ces questions, Serge Moscovici répond en faisant leur juste part aux explications d'ordre psychique. Chemin faisant, il éclaire d'un jour nouveau les oeuvres de Durkheim, Mauss, Weber et Simmel. Seule la fécondation réciproque de la psychologie et de la sociologie empêchera celle-ci d'être une connaissance mutilée. Serge Moscovici est directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales.
Il y a peu de choses aussi scandaleuses pour des hommes vivant dans une culture qui se réclame, comme la nôtre, de la science et de la raison, que le spectacle des croyances, des superstitions ou des préjugés que partagent des millions d'hommes", affirme Serge Moscovici. Sa théorie des représentations sociales, élaborée il y a un demi-siècle, vise en effet la formation de la connaissance en société dans son rapport avec la science, la communication et, avant tout, la culture. Cette théorie a opéré une véritable rupture, instituant la connaissance ordinaire, celle du sens commun, comme matière première de l'agir collectif dans nos sociétés pensantes. Santé, science et société, travail, environnement, éducation : ses nombreux champs d'application et sa diffusion internationale témoignent de sa pertinence pratique pour faire face aux questions sociétales de notre temps. Ce volume réunit plusieurs écrits fondamentaux de l'auteur, inédits en français, dévoilant la genèse et l'évolution de son approche. Il constitue une source essentielle pour saisir l'actualité d'un des penseurs les plus influents des sciences du social.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.