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Les arts et la télévision. Discours et pratiques
Morrissey Priska ; Thouvenel Eric
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753576216
Comment parle-t-on du grand écran sur le petit écran ? Comment filmer l'oeuvre d'un architecte ? Comment évoquer les nuances d'un tableau impressionniste dans une émission en noir et blanc ? La télévision française a-t-elle créé son propre "musée imaginaire", et quel rôle a-t-elle joué dans la diffusion d'oeuvres expérimentales et méconnues ? Dans quelle mesure l'a-t-on pensée comme un lieu de création artistique à part entière, et pas seulement comme un média de transmission et de valorisation des arts plus anciens ou plus légitimes ? Autant de sujets de réflexion qui fondent le projet de cet ouvrage. Mêlant des approches esthétiques, historiques et techniques, ce recueil apporte des éclairages variés sur la manière dont la télévision française a contribué à écrire et diffuser une certaine histoire - voire une certaine idée - de l'art, et dont elle a pu elle-même se penser, simultanément, comme un lieu de création autonome, proche en cela de l'art vidéo qui s'est développé à partir des années 1960. On y trouvera, entre autres, des études sur le service de la recherche de l'ORTF, sur l'empreinte de grandes personnalités télévisuelles telles que Magdeleine Hours, Jean-Christophe Averty ou Jean-Marie Drot, ou encore sur la politique culturelle d'Arte, grande pourvoyeuse de programmes sur l'art depuis sa création en 1992. Issu d'une collaboration avec l'institut national de l'audiovisuel (Ina), cet ouvrage prolonge et complète le recueil d'entretiens avec des personnalités ayant marqué l'histoire de la télévision française La Télévision et les Arts : soixante années de production, publié sous la direction de Roxane Hamery en 2014 (PUR, coll. "Le Spectaculaire - Cinéma"). Avec des contributions de Lucie Alexis, Jérôme Allain, Vincent Amiel, Anouk Bellanger, Emilie Blanc, Roland Carrée, Marie-France Chambat-Houillon, Simon Daniellou, Arnaud Duprat, Bruno Elisabeth, Antony Fiant, Catherine Gonnard, Roxane Hamery, Damien Keller, Antje Kramer- Mallordy, Elisabeth Lebovici, Thibault Le Hégarat, Jessie Martin, Jean-Baptiste Massuet, Clémence de Montgolfier, Priska Morrissey, Eric Thouvenel, Dick Tomasovic et Guillaume Vernet.
Plongeant profondément ses racines dans la morale héroïque de la noblesse et de la monarchie, une véritable idéologie de la gloire brassage de la pensée des Anciens et de Modernes se développe au XVIIIe siècle en France. Ce livre retrace la généalogie de cette vision de la gloire dont Napoléon a hérité et quil utilisera comme fondement d'une politique de fusion visant à surmonter la fracture révolutionnaire. Après lexpérience dune vaste économie de la gloire, le Mémorial de Sainte-Hélène reprend lidéal de la gloire et le projette dans le quotidien à travers une lutte à mort pour la reconnaissance que lempereur déchu engage avec son geôlier Hudson Lowe. Par la plume, Napoléon réaffirme ce qu'il avait conquis par les armes, et la complexité de l« effet Napoléon » se mesure en particulier à son impact sur la littérature du XIXe siècle.
L'épiderme joue un rôle fondamental dans l'économie du désir que le cinéma tisse depuis ses origines autour de son sujet de prédilection : le corps vivant, agissant, éprouvant. Surface sensible aux émois intérieurs comme aux épreuves extérieures, surface intime exposée au regard et fantasmatiquement au toucher, surface graphique et picturale aux mille colorations et textures, la peau est le support brûlant de questionnements identitaires et un objet de stigmatisation sociale, de dérangement et de scandale. Elle n'a cessé d'irriguer le cinéma comme enjeu esthétique et scénaristique, comme thème implicite ou déclaré. Elle mobilise des trésors d'attention de la part des cinéastes et de leurs collaborateurs : chefs opérateurs, maquilleurs, costumiers, étalonneurs ou même fabricants de pellicules et de caméras. Elle joue le rôle d'étalon dans la conception technique et esthétique de la photographie du film. Comment le cinéma nous rend-il sensible à l'épiderme ? Quels sont les enjeux politiques et socioculturels de sa représentation sur grand écran ? Dans quelle mesure la peau a-t-elle joué un rôle dans l'histoire technique et esthétique du cinéma ? Cet ouvrage soulève ces questions au travers de cinématographies variées : cinéma américain, japonais, français ou allemand, des années 1910 à nos jours. Des entretiens avec des directeurs de la photographie (Denis Lenoir, François Ede), un chef maquilleur (Dominique Colladant) et un étalonneur (Serge Antony) permettent de mieux apprécier la part technique et méconnue des gestes et outils qui façonnent les textures et la carnation de la peau au cinéma.
Résumé : Sydney, 1995. Lucy Barton vient d'hériter d'une magnifique perle en forme de larme. Ne sachant rien de ses origines, mais convaincue que ce talisman pourrait être la clef de son passé, Lucy ouvre le journal intime de son arrière-grand-mère... Plongée un siècle plus tôt, sur les pas des premiers colons australiens et des pêcheurs de perles. Une femme à la recherche du secret de ses origines. Sydney, 1995. Lily Barton, la quarantaine, vient de perdre sa mère, qui lui a laissé une lettre ainsi qu'un collier de perles orné d'un pendentif en forme de larme. Lilly ne l'avait vu que la seule fois où elles avaient rendu visite à son arrière-grand-mère Olivia, dont elle ignore tout. Avec la lettre, Lily trouve la photo d'un homme, prise à Broome en 1910. Bientôt, elle mettra la main sur le journal intime d'Olivia, dont elle commence la lecture... Nickol Bay, 1893. Olivia et Conrad Hennessy ont quitté Londres pour devenir fermiers en Australie. Ils y découvrent une nature et un environnement hostiles... Débute pour Olivia une longue aventure semée d'embûches, jusqu'au jour où elle fait la connaissance du capitaine John Tyndall, un pêcheur de perles. En plongeant dans le passé de son arrière-grand-mère, Lily découvrira enfin le secret de ses origines. Une saga dont le souffle, les paysages grandioses et la trame romanesque rappellent La Dernière Valse de Mathilda, l'immense succès de Tamara McKinley.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.