Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Full of Love
Morgiève Richard
DENOEL
15,20 €
Épuisé
EAN :9782207254660
C'était la nuit et c'est le jour comme dans un film qui va un peu vite Gérard a envie de hurler ou de frapper il marche vite tout à fait en proie à la peur- il vient de comprendre que si son cinéma l'empêchait de vivre son cinéma le tuait donc. Gérard, surnommé parfois Gégé, fréquente depuis plus de quarante ans un monstrueux cinéma multisalles : son Inconscient. Ces derniers temps, d'énigmatiques figures de son passé le relancent à l'écran, exécutant d'inquiétants numéros : Solange, l'amoureuse maso, ou l'infirmière à la règle de fer chevauchant une girafe sur un manège, ou la sorcière à la petite verge cruelle... Spectateur assidu et vulnérable de ces trop familières séquences de sexe et de mort, Gégé ouvre alors une enquête sans précédent contre X, l'inconnu de ses salles obscures. Avec Full o f love, Richard Morgiève relève un défi: fixer en face le soleil noir de l'Inconscient, le déjouer comme destin. Victime d'hallucinations d'une féerie toxique, ce kamikaze porté par une écriture virtuose déroule devant le lecteur-spectateur une pellicule explosive, tentant en solitaire une traversée joyeuse de ses fantasmes.
Si la qualité d'un roman dépend de la substance du thème, de l'intensité de l'écriture et de la nature du style, Richard Morgiève a tout bon. Son livre est multi-thématique, sa prose hypnotique. Quand à son style, il montre, n'en déplaise aux romanciers qui écrivent des rédactions de khâgneux, qu'on peut pulvériser les virgules, les pauses, pour trouver un autre rythme, plus furieux, entre la corrida et la techno. Richard Morgiève, qui n'a plus vingt ans depuis longtemps, peut non seulement remettre à leur place les sous-produits de Bret Easton Ellis qui passent à la télé, mais leur prouver aussi qu'il en est des mots comme de la sculpture ou de l'art contemporain : ne fait pas de l'art brut ou de l'Arte Povera qui veut. Le délire autour d'une vie mal racontée ne fait pas un livre. Il faut au moins, comme Richard Morgiève, un univers à interroger, des gens à interpeller, des questionnements sur l'homme, ses fêlures, ses amours et ses plantages, ses érections. Avec son titre un peu bizarre, Deux mille capotes à l'heure, Richard Morgiève va sans doute attirer quelques bandeurs mous tout durs à l'idée de savoir comment on fait. Il n'a pourtant rien du pendant masculin de Catherine Millet. Son histoire-fable est plus folle et plus excitante, plus libre et moins codée : ses deux héros s'approchent, s'échappent du banal, se tortillent les neurones lors de crises de folie tendre. On attendait quelqu'un qui sait regarder l'homme, le désir, la ville. On l'a trouvé. --Laurent Galiana--
Un wagon est arrêté dans un terrain vague, mis au rebut, inutile. Déporté pour toujours sous le murmure des câbles électriques qui tranchent les gorges des hirondelles. Sur un de ses flancs, on peut lire PARIS-NICE, en rouge, Il semble intact, pas de trou, pas d'obus dans le métal, pas de crime visible. Pourtant dedans quelqu'un est en train de mourir, c'est ma mère. Elle est là sur ce matelas comme un poisson arraché à l'eau. Elle est si maigre qu'on pourrait reculer si on entrait là, mais là aucun étranger ne vient, il n'y a qu'eux. Une femme et son enfant, elle et lui." Richard Morgiève a choisi d'en finir avec l'écriture issue de sa peine. À travers l'abrupte simplicité de la douleur, Ce que Dieu et les anges rend compte d'un sur-place: l'espace-temps entre la vie et la mort, quand la vie quitte celle que l'on aime plus que tout. Un texte ciselé, juste, où chaque phrase possède un pouvoir d'évocation magnifique.
Résumé : 1954, USA : alors qu'il fait sa tournée de nuit à la première neige, sur les hauts plateaux désertiques du comté de Garfield, dans l'Utah, le shérif Nick Corey découvre une voiture abandonnée. Au même moment, il voit atterrir un chasseur Sabre, sans aucune lumière. Et sans pilote. C'est le branle-bas de combat. L'armée et le FBI sont sur les dents. Quant à Corey, il se retrouve confronté à son propre passé : le tueur en série qui a assassiné ses parents et gâché sa vie réapparaît. Corey se lance à sa poursuite. Mais les cauchemars ont la dent dure... Et on peut tomber amoureux d'un agent du FBI.
Résumé : C'est un hymne aux hommes perdus des années 1950 et 1960, de ceux qui ressemblent à Lino Ventura ou à Gabin, des petits gangsters qui roulent des mécaniques et qui n'ont pas toujours le courage d'affronter la réalité. Ils aiment les femmes et les femmes le leur rendent bien car, au-delà de leur carapace, ils sont émouvants. Parfois cruels. C'est surtout l'histoire de Mietek, un individu en déshérence, amoureux d'une femme qui ne peut pas l'aimer. Mietek ne s'en sort pas, s'enlise dans des histoires dont le dénouement risque d'entraver sa liberté. "Depuis pas mal de temps, je me disais que c'était fini les hommes, que c'était vraiment une espèce en voie de disparition - ce qu'on appelait les hommes, c'était les derniers singes, quoi. J'ai écrit une cinquantaine de pages - et ils sont venus les hommes de ma jeunesse et ma jeunesse avec. Mais dans toutes les histoires d'hommes, il y a une fille, et même il faut une fille - sans fille, pas d'homme. Et l'autre raison du livre m'est apparue, c'était elle - ma fille, Cora. C'était pas une histoire d'homme que je voulais écrire, pas exactement, c'était une histoire de père et de fille", Richard Morgiève.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...
Résumé : Il y a plus d'un siècle, dans les Endlands, le Diable s'est réveillé. Il a causé des ravages dans la vallée, décimant hommes et troupeaux. Alors, de génération en génération, les fermiers de ce coin perdu du nord de l'Angleterre lui tendent tous les ans un piège, le jour de la transhumance, en l'attirant avec des vins et des chansons. Ce rituel est devenu une fête adorée des enfants, célébrée par superstition. Mais cette année, alors que le Jour du Diable approche, les incidents s'enchaînent et les vieilles rancoeurs et légendes du passé s'exacerbent. Et si le Diable était de retour dans la vallée ? Une atmosphère glaçante qui nous entraîne au coeur de la lande et de ses superstitions pour nous jeter entre les griffes du Diable en personne.
Résumé : Le récit émouvant de celle qui fut, quinze années durant, la plus proche amie de Piaf. Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Elysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse ? et une belle amitié voit le jour : Edith et Ginou, deux âmes soeurs... Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Edith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Edith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit est sans doute le plus vrai et le plus beau.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.