
L'abdication
Après moi, il n'y aura plus de grand Président" avait prophétisé François Mitterrand. Peut-être en effet la prose du réel devait-elle succéder à la poésie des lendemains qui chantent. Mais l'abandon du romantisme révolutionnaire ne nous condamnait pas inexorablement à celui de la volonté politique. Comment en est-on arrivé là ? Pour la première fois, ce n'est pas François Hollande qui distille ses confidences ni un ministre démissionné ses commentaires ou un journaliste ses observations, mais un conseiller de premier plan, dont le bureau, "la chambre d'Eugénie", jouxtait celui du président de la République, qui nous fait voyager au coeur de la machine de l'Etat. Il ne se contente pas de raconter mille et une "choses vues", scènes et dialogues vécus. Il analyse, avec une profondeur historique éclairante, les tendances lourdes comme les traits de caractère qui ont conduit notre monarque républicain à l'abdication. Une abdication qu'il a annoncée aux Français le ler décembre 2016 mais dont on découvrira ici qu'il y avait consenti dès le premier jour de son mandat. A travers ce témoignage prennent vie non seulement un Président demeuré pour beaucoup "une énigme, entourée d'un mystère, cachée dans un secret", mais aussi les figures qui veulent refonder une politique progressiste dans notre pays : qu'ont dit et fait Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron et les autres lors des grands rendez-vous du quinquennat qui s'achève ? Un livre politique de haute tenue.
| Nombre de pages | 401 |
|---|---|
| Date de parution | 11/01/2017 |
| Poids | 484g |
| Largeur | 153mm |
| SKU: | 9782246855293 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782246855293 |
|---|---|
| Titre | L'abdication |
| Auteur | Morelle Aquilino |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 153 |
| Poids | 484 |
| Date de parution | 20170111 |
| Nombre de pages | 401,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La défaite de la santé publique
Morelle AquilinoStupéfaite, la France découvrait, en 1991, "l'affaire du sang contaminé". Cinq ans plus tard, notre pays va enfin comprendre que la contamination des hémophiles n'était que le premier signe de la véritable faillite du système français de santé publique. Contamination des personnes transfusées par le virus du sida et par celui de l'hépatite C, contamination de l'hormone de croissance, hécatombe chez les toxicomanes, ravages provoqués par l'amiante: des centaines de milliers de français ont déjà payé de leur vie le prix de cette faillite. Autant de "scandales", autant de symptômes d'un même mal: la faiblesse - considérable - de la santé publique en France. A la pointe de la recherche médicale, la France est aussi - on le sait moins - la lanterne rouge de la santé publique au sein des pays industrialisés. De ce mal français, les racines sont profondes: elles sont historiques et sociologiques, et cet essai entreprend de les mettre à jour. Tâche indispensable: déjà terriblement amère, la défaite de la santé publique serait tout simplement insupportable si elle ne permettait pas, au moins, d'engager les réformes qui s'imposent.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,60 € -

La France au miroir de l'Amérique. Quand les progressistes font triompher le populisme
Morelle AquilinoLes électeurs de Trump et de son MAGA sont les cousins américains de ceux de Marine Le Pen et du RN. Même colère sociale et identitaire, même réaction à la désindustrialisation et à la dureté de la vie quotidienne, même pauvreté, même sentiment de relégation sociale, même exaspération à l'endroit de l'idéologie woke, même malaise national, même attente déçue de considération et de respect de la part de ceux dont la vocation politique est de représenter et de défendre ces classes populaires : la gauche. " On connait la parenté historique de l'Amérique et de la France : deux pays dont la Révolution a prétendu accoucher d'un modèle universel exportable au monde. On sait aussi combien les courants profonds que l'on peut observer du côté de l'oncle Sam anticipent souvent les changements de climat de notre côté de l'Atlantique. Or, ici et là-bas, les valeurs historiques du " camp du progrès " , délaissées par la gauche, ont été reprises comme en un miroir déformé par les mêmes mouvements puissants, qualifiés paresseusement de "populistes" : à qui la faute ? " Le malheur est sourd aux leçons de morale " écrivait Gilles Perrault : la diabolisation est une posture morale, pas un projet politique, et son incidence électorale est nulle -quand elle n'est pas contre-productive. Si l'on veut éviter que l'élection présidentielle française ne rejoue en 2027 le scénario américain de 2024, il faut analyser précisément ce qui s'est produit aux USA, ce qui est en train de se produire en France, et se poser la seule question qui vaille : comment faire en sorte que la contre-révolution américaine ne débouche pas sur une contre-révolution française ? " Quand les gens se sentent en insécurité, ils préfèrent un fort qui a tort plutôt qu'un faible qui a raison " (Bill Clinton) : qui ne sent que nous vivons un retournement historique où la force de la loi est piétinée par la loi de la force ? Cet essai, par un va-et-vient éclairant entre le cas américain et le cas français, appelle à un effort de lucidité sur le nouveau nouveau monde qui se dessine là-bas et s'annonce ici.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,10 € -

L'opium des élites. Comment on a défait la France sans faire l'Europe
Morelle AquilinoRaymond Aron avait analysé en son temps l?emprise du communisme sur les esprits dans L?opium des intellectuels.Et si l?opium des élites était aujourd?hui l?européisme ?On nous endort tous les cinq ans en nous promettant des lendemains qui chantent, alors que les vrais choix politiques ont été opérés il y a plus de trente ans. Et n?ont jamais été expliqués aux Français, auxquels on a au contraire raconté des fables lénifiantes.« La gauche devrait-elle opter pour l?Europe contre le socialisme, ou pour le socialisme contre l?Europe ? » s?interrogeait François Mitterrand dans une longue tribune publiée dans Le Monde en 1968. Eh bien, c?est précisément François Mitterrand une fois Président qui, avec le tournant de mars 1983 puis l?Acte Unique européen de 1986, a fait prendre à la France puis à l?Europe entière le chemin du fédéralisme. De sorte que loin d?être un bouclier contre la dérégulation, comme il nous a été répété à l?envi, l?Europe fut la matrice, puis le vecteur de la mondialisation libérale.Mieux (ou pire) : ce sont les Français qui ont été les chevilles ouvrières du néo-capitalisme financier, les anglo-saxons ne faisant que s?engouffrer dans la brèche que nous avons nous-mêmes ouverte, avec Fabius et Beregovoy au pouvoir en France, Delors et Lamy à la tête de la commission européenne, Chavranski à l?OCDE, Trichet à la Banque centrale européenne (BCE), Camdessus au FMI et Lamy à l?OMC (Organisation Mondiale du Commerce).La civilisation européenne était supposée reposer sur l?État, plus l?État-Nation, plus l?État de droit, plus l?État-Providence. Or, l?État perd son pouvoir, l?État-Nation est voué aux gémonies au profit d?un fédéralisme hors-sol qui s?apparente à une religion politique, et l?État-Providence fut sacrifié, jusqu?au « quoi qu?il en coûte » de Macron, sur l?autel de la rigueur Maastrichienne.Cela s?appelle l?abdication d?une démocratie, selon la belle mise en garde de Pierre Mendès France: « L?abdication d?une démocratie: la délégation de tous les pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique ».Résultat : aucune majorité présidentielle ou parlementaire n?a été reconduite en France depuis 1983, le FN est passé de 0,8% des voix à plus de 25%, le pouvoir régalien parait illégitime ou impuissant, et ce que les élites appellent le « populisme » gronde.On connait la formule de Georges Bidault (ministre des Affaires étrangères) en 1953: « Faire l?Europe sans défaire la France ». Nous avons défait la France en catimini au nom de l?Europe, sans pour autant parvenir à faire l?Europe démocratique qu?attendent les peuples et pour laquelle plaide l?auteur. Nous avons en somme perdu sur les deux tableaux.Un sursaut est possible : après une analyse au scalpel de la décomposition française (première partie) et une déconstruction non moins rigoureuse de l'idéologie européenne (deuxième partie), c?est à quoi se consacre la troisième partie de cet ouvrage.Un essai politique de fond, puisant aux meilleures sources françaises et internationales, puissant et argumenté, qui fera date tant il remet en cause les opinions convenues.Notes Biographiques : Aquilino Morelle a accompagné depuis vingt ans les combats de la gauche. Conseiller de Lionel Jospin à Matignon entre 1997 et 2002, directeur de la campagne d?Arnaud Montebourg en 2011, conseiller politique du Président François Hollande de mai 2012 à avril 2014 , il a acquis une expérience rare du pouvoir d?État, dans les arcanes duquel il nous fait entrer aujourd?hui.ÉPUISÉVOIR PRODUIT25,10 € -

La santé publique
Morelle Aquilino ; Tabuteau DidierUne réforme du système de santé est prévue pour cet automne (Loi Bachelot). Cet ouvrage en éclairera les enjeux en terme de santé publique. Biographie de l'auteur Docteur en médecine, Aquilino MORELLE est membre de l'Inspection générale des affaires sociales et professeur associé à l'Université Paris I. Didier-Roland TABUTEAU est conseiller d'État, professeur associé à l'Université Paris-Descartes, codirecteur de l'Institut Droit et Santé, directeur de la chaire "'Santé'" à Sciences-Po. Il est notamment coauteur aux PUF du Droit de la santé (''Thémis'', 2007).ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 €
Du même éditeur
-
Dictionnaire égoïste de la littérature française
Dantzig CharlesL'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.ÉPUISÉVOIR PRODUIT33,55 € -
Contre-histoire de la philosophie. Tome 12, La résistance au nihilisme
Onfray MichelRésumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...ÉPUISÉVOIR PRODUIT30,29 € -
Huit leçons sur l'Afrique
Mabanckou AlainEn 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,85 € -
L'Éducation d'Alphonse
Boudard AlphonseL'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,34 €
De la même catégorie
-
Les Macron du Touquet Elysée-Plage
Dély Renaud ; Huret MarieRésumé : Entre dîners chics et cabines de plage, la petite ville de la côte d'Opale est le lieu le plus prisé du couple élyséen. Est-ce bien raisonnable d'en faire le poste d'observation favori pour prendre le pouls du pays ? A un peu plus de deux heures de Paris, Le Touquet, station balnéaire élégante et discrète, est devenue l'annexe privée de l'Elysée où Brigitte se ressource avec ses petits-enfants et où Emmanuel aime à se retirer lorsqu'il veut fuir les tourments de son mandat. Le Touquet, c'est là que Brigitte a passé toutes ses vacances dans la belle maison de famille avant d'y épouser son premier mari, puis le second, le jeune Emmanuel, lui-même tombé amoureux du lieu. C'est là que le candidat à l'Elysée écrit en 2016, Révolution, le livre de son ascension vers le pouvoir... Et c'est là, quand le vent tourne, que le président se réfugie pour manger des crêpes ou jouer au tennis avec son ami Stan, 78 ans, ancien ouvrier d'Usinor reconverti en moniteur de tennis. Où donc, enfin, le président et son épouse sont-ils allés se faire acclamer par leurs fans agglutinés juste avant que le Covid 19 ne fige le pays dans le confinement ? Au Touquet, bien sûr... un certain dimanche de mars et de scrutin municipal. Petit paradis sous cloche et décor privilégié du storytelling présidentiel, le Touquet est la pièce manquante indispensable pour bien comprendre les Macron. Renaud Dély présente 28 Minutes samedi (Arte) et est éditorialiste à France Info. Marie Huret est journaliste indépendante et ex-grand reporter à Marianne.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -
Faute d'égalité
Bergounioux PierreRésumé : "On attendait d'énergiques initiatives, des changements effectifs, de vrais événements. Ils ne se sont pas produits. Cinq décennies ont passé en vain, à vide, apparemment. Et puis ce qui aurait dû être et demeurait latent, absent fait irruption dans la durée". Pierre Bergounioux entreprend ici de saisir les origines et la signification du soulèvement social que la France a vécu ces derniers mois. Il enracine sa réflexion dans l'histoire des nations et des idées occidentales, en vertu de l'axiome selon lequel tout le passé est présent dans les structures objectives et la subjectivité des individus qui font l'histoire. Ainsi se poursuit, jusque dans les formes les plus contemporaines de la contestation, en pleine crise du capitalisme et de la représentation politique, le rêve égalitaire qui nous est propre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT3,90 € -
Les Juifs de France entre République et sionisme
Enderlin CharlesRésumé : La Révolution française les avait émancipés : elle leur avait accordé les mêmes droits civils et politiques qu'aux autres nationaux à condition qu'ils acceptent de reléguer la pratique religieuse dans la sphère privée. Les Juifs de France jouèrent le jeu et se dévouèrent sans compter à la République, apportant leur contribution au développement de la démocratie et de la laïcité. C'est la grande époque du franco-judaïsme. Malgré les persécutions antisémites dont ils sont l'objet sous Vichy, les Juifs de France continuent, après la Libération, d'être animés par l'esprit d'intégration républicaine, en dépit de la création de l'Etat d'Israël (1948). C'est la vague des rapatriés d'Afrique du Nord, après les indépendances, qui donne la première inflexion : les nouveaux venus n'ont pas la même culture de l'intégration que les Juifs issus de l'est européen. La guerre de Six Jours (1967) marque le tournant : Israël attend des Juifs du monde entier un soutien sans faille. S'amorce alors la formation du franco-sionisme : fidélité au pays d'appartenance, bien sûr, mais aussi à Israël et à sa politique, quelle qu'elle soit. C'est ainsi qu'aujourd'hui les institutions dominantes du judaïsme français s'efforcent de convaincre les Juifs que leur destin est lié non plus au principe d'une République juste et exigeante, mais à un " Etat nation du peuple juif " à tendance messianique et qui discrimine les minorités non juives. Du franco-judaïsme dominant sous la IIIe République au virage franco-sioniste d'aujourd'hui, l'histoire des Juifs de France a connu bien des vicissitudes. La voici racontée par l'un de leur fils, sur la base d'une documentation exceptionnelle et à travers un récit riche et coloré. Charles Enderlin est journaliste. Il a été le correspondant de France 2 à Jérusalem de 1981 à 2015. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le Proche-Orient.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,50 € -
Les luttes des classes en France au XXIe siècle
Todd Emmanuel ; Touverey BaptisteRésumé : Macron et les Gilets jaunes ont ouvert une page nouvelle de l'histoire de France, qui mêle retour des luttes sociales et apathie politique, sursaut révolutionnaire et résignation devant les dégâts de l'euro, regain démocratique et menace autoritaire. Pour la comprendre, Emmanuel Todd examine, scrupuleusement et sans a priori, l'évolution rapide de notre société depuis le début des années 1990 : démographie, inégalités, niveau de vie, structure de classe, performance éducative, place des femmes, immigration, religion, suicide, consommation d'antidépresseurs, etc. Les faits surprendront. Les interprétations que propose l'auteur doivent, quant à elles, beaucoup à Marx, mais à un Marx mis " sous surveillance statistique ". A gauche, comme à droite, elles paraîtront à beaucoup étonnantes, amusantes, contrariantes, ou angoissantes. Cet empirisme sans concession conduit même Emmanuel Todd à réviser radicalement certaines de ses analyses antérieures. A la lecture de ce livre riche, stimulant, provocateur, la vie politique des années 1992-2019 prend tout son sens : une longue comédie politique où s'invitent les classes sociales. Bienvenue donc dans cette France du xxie siècle, paralysée mais vivante, où se côtoient et s'affrontent des dominés qui se croient dominants, des étatistes qui se croient libéraux, des individus égarés qui célèbrent encore l'individu-roi, avant l'inéluctable retour de la lutte des classes. Emmanuel Todd est l'auteur d'une oeuvre originale d'anthropologie historique. Il a notamment publié L'Invention de l'Europe (Seuil, 1990), L'Origine des systèmes familiaux (Gallimard, 2011) et Où en sommes-nous ? (Seuil, 2017). Baptiste Touverey est journaliste au magazine Books, où il réalise des entretiens avec de grands intellectuels et chercheurs de renommée mondiale. On lui doit aussi un roman Constantinople (Robert Laffont/Versilio, 2018).ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 €







