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L'opium des élites. Comment on a défait la France sans faire l'Europe
Morelle Aquilino
GRASSET
25,10 €
Épuisé
EAN :9782246815280
Raymond Aron avait analysé en son temps l?emprise du communisme sur les esprits dans L?opium des intellectuels.Et si l?opium des élites était aujourd?hui l?européisme ?On nous endort tous les cinq ans en nous promettant des lendemains qui chantent, alors que les vrais choix politiques ont été opérés il y a plus de trente ans. Et n?ont jamais été expliqués aux Français, auxquels on a au contraire raconté des fables lénifiantes.« La gauche devrait-elle opter pour l?Europe contre le socialisme, ou pour le socialisme contre l?Europe ? » s?interrogeait François Mitterrand dans une longue tribune publiée dans Le Monde en 1968. Eh bien, c?est précisément François Mitterrand une fois Président qui, avec le tournant de mars 1983 puis l?Acte Unique européen de 1986, a fait prendre à la France puis à l?Europe entière le chemin du fédéralisme. De sorte que loin d?être un bouclier contre la dérégulation, comme il nous a été répété à l?envi, l?Europe fut la matrice, puis le vecteur de la mondialisation libérale.Mieux (ou pire) : ce sont les Français qui ont été les chevilles ouvrières du néo-capitalisme financier, les anglo-saxons ne faisant que s?engouffrer dans la brèche que nous avons nous-mêmes ouverte, avec Fabius et Beregovoy au pouvoir en France, Delors et Lamy à la tête de la commission européenne, Chavranski à l?OCDE, Trichet à la Banque centrale européenne (BCE), Camdessus au FMI et Lamy à l?OMC (Organisation Mondiale du Commerce).La civilisation européenne était supposée reposer sur l?État, plus l?État-Nation, plus l?État de droit, plus l?État-Providence. Or, l?État perd son pouvoir, l?État-Nation est voué aux gémonies au profit d?un fédéralisme hors-sol qui s?apparente à une religion politique, et l?État-Providence fut sacrifié, jusqu?au « quoi qu?il en coûte » de Macron, sur l?autel de la rigueur Maastrichienne.Cela s?appelle l?abdication d?une démocratie, selon la belle mise en garde de Pierre Mendès France: « L?abdication d?une démocratie: la délégation de tous les pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique ».Résultat : aucune majorité présidentielle ou parlementaire n?a été reconduite en France depuis 1983, le FN est passé de 0,8% des voix à plus de 25%, le pouvoir régalien parait illégitime ou impuissant, et ce que les élites appellent le « populisme » gronde.On connait la formule de Georges Bidault (ministre des Affaires étrangères) en 1953: « Faire l?Europe sans défaire la France ». Nous avons défait la France en catimini au nom de l?Europe, sans pour autant parvenir à faire l?Europe démocratique qu?attendent les peuples et pour laquelle plaide l?auteur. Nous avons en somme perdu sur les deux tableaux.Un sursaut est possible : après une analyse au scalpel de la décomposition française (première partie) et une déconstruction non moins rigoureuse de l'idéologie européenne (deuxième partie), c?est à quoi se consacre la troisième partie de cet ouvrage.Un essai politique de fond, puisant aux meilleures sources françaises et internationales, puissant et argumenté, qui fera date tant il remet en cause les opinions convenues.Notes Biographiques : Aquilino Morelle a accompagné depuis vingt ans les combats de la gauche. Conseiller de Lionel Jospin à Matignon entre 1997 et 2002, directeur de la campagne d?Arnaud Montebourg en 2011, conseiller politique du Président François Hollande de mai 2012 à avril 2014 , il a acquis une expérience rare du pouvoir d?État, dans les arcanes duquel il nous fait entrer aujourd?hui.
Résumé : Déjà deux fois finaliste de la présidentielle, en 2017 et 2022, devenue la candidate des classes populaires, du monde du travail, des chômeurs aussi, débarrassée de son père et du fatras antisémite et xénophobe qui était le sien, progressant dans toutes les catégories sociales et dans tous les territoires, Marine Le Pen est désormais considérée comme la favorite pour les élections présidentielles de 2027. Comment en est-on arrivé là? Analyser de manière précise et sur le long terme les étapes de la propagation du vote FN/RN en France, comprendre qui furent les vrais responsables de cette situation inédite, avant d'envisager la voie -étroite- à emprunter pour barrer le chemin de Marine Le Pen vers l'Elysée : telle est l'ambition de ce livre. Il reste un peu plus de 40 mois avant la prochaine présidentielle : c'est peu -peut-être trop peu. C'est assez, si l'on accepte de regarder la réalité en face et de ne plus se payer de mots, ainsi que nous y invite ici Aquilino Morelle.
Les électeurs de Trump et de son MAGA sont les cousins américains de ceux de Marine Le Pen et du RN. Même colère sociale et identitaire, même réaction à la désindustrialisation et à la dureté de la vie quotidienne, même pauvreté, même sentiment de relégation sociale, même exaspération à l'endroit de l'idéologie woke, même malaise national, même attente déçue de considération et de respect de la part de ceux dont la vocation politique est de représenter et de défendre ces classes populaires : la gauche. " On connait la parenté historique de l'Amérique et de la France : deux pays dont la Révolution a prétendu accoucher d'un modèle universel exportable au monde. On sait aussi combien les courants profonds que l'on peut observer du côté de l'oncle Sam anticipent souvent les changements de climat de notre côté de l'Atlantique. Or, ici et là-bas, les valeurs historiques du " camp du progrès " , délaissées par la gauche, ont été reprises comme en un miroir déformé par les mêmes mouvements puissants, qualifiés paresseusement de "populistes" : à qui la faute ? " Le malheur est sourd aux leçons de morale " écrivait Gilles Perrault : la diabolisation est une posture morale, pas un projet politique, et son incidence électorale est nulle -quand elle n'est pas contre-productive. Si l'on veut éviter que l'élection présidentielle française ne rejoue en 2027 le scénario américain de 2024, il faut analyser précisément ce qui s'est produit aux USA, ce qui est en train de se produire en France, et se poser la seule question qui vaille : comment faire en sorte que la contre-révolution américaine ne débouche pas sur une contre-révolution française ? " Quand les gens se sentent en insécurité, ils préfèrent un fort qui a tort plutôt qu'un faible qui a raison " (Bill Clinton) : qui ne sent que nous vivons un retournement historique où la force de la loi est piétinée par la loi de la force ? Cet essai, par un va-et-vient éclairant entre le cas américain et le cas français, appelle à un effort de lucidité sur le nouveau nouveau monde qui se dessine là-bas et s'annonce ici.
Résumé : La "santé publique" constitue d?abord un objectif politique, celui de préserver et d?élever le niveau de santé des populations. Elle s?appuie sur l?analyse des phénomènes de santé pour identifier et maîtriser les facteurs de risques. Elle s?applique au travers de politiques publiques et grâce à l?action de professionnels et intervenants variés : médecins, mais aussi éducateurs, économistes, ingénieurs? Mais comment se définit et s?articule une politique de santé ? Quels sont les rôles respectifs de la promotion de la santé, de la prévention, de la sécurité sanitaire et des soins ? Des premières mesures hygiénistes à la récente pandémie de grippe A, de l?indispensable sécurité sanitaire à l?utopie d?une santé parfaite, cet ouvrage permet d?appréhender toutes les dimensions, tous les enjeux et toutes les ambitions de la santé publique, mais aussi tous les débats qu?elle suscite.
Résumé : Le général de Gaulle ne se résume pas à la France libre ni à la fondation de la Ve République. Cet homme né au XIXe siècle a pris à bras-le-corps les grands enjeux du XXe, mû en permanence par une idée : l'indépendance nationale et la grandeur - bref, la passion de la France. Cette biographie n'est ni classique ni exhaustive ; elle entend mettre en avant ce qui a "fabriqué" le grand homme, de l'histoire au mythe. De son enfance à la France libre, de la Libération au RPF, opposant déterminé du "régime des partis" constitutif de la IIIe et de la IVe République, de Gaulle a fondé un régime dont le présidentialisme, si souvent critiqué, n'a pas été modifié dans les profondeurs. Décolonisateur, alors qu'il appartient à une génération qui a construit l'empire, résolument anticommuniste mais refusant toute allégeance aux Etats-Unis, de Gaulle a suscité des passions contraires, parfois violentes et meurtrières, et n'a jamais laissé indifférent. Depuis sa mort en 1970 et au rythme des anniversaires, les sondages effectués en France et à l'étranger le classent parmi les premiers grands personnages de l'histoire.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
En quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation soudée par l'attachement de tous aux valeurs d'une république une et indivisible. Et lorsque l'analyste s'essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur.C'est que le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d'" archipelisation " de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.À la lumière de ce bouleversement anthropologique, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalition larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l'élection présidentielle de 2017 et les suites que l'on sait...Cette exploration inédite de la France nouvelle est fondée sur la combinaison originale de différents outils (sondages, analyse des prénoms, géographie électorale, enquête-monographie de terrain), méthode permettant de demeurer au plus près de l'expérience de celles et de ceux qui composent la société française d'aujourd'hui.Avec de nombreuses cartes, tableaux et graphiques originaux réalisés par Sylvain Manternach, géographe et cartographe.Jérôme Fourquet est analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l'IFOP.
4e de couverture : «Personne d'autre que le citoyen libre n'a qualité pour juger de l'emploi qu'il fait de sa liberté, sauf à voir celle-ci disparaître. Ainsi la loi ne peut-elle permettre à l'État de restreindre abusivement la liberté d'aller et venir, de manifester, de faire connaître une opinion, de s'informer, de penser pour finir.» François Sureau Lorsque Chateaubriand déclare que «sans la liberté il n'y a rien dans le monde», ce n'est pas seulement un propos de littérateur. Il exprime cette vérité trop souvent oubliée que «sans la liberté», il n'y a pas de société politique, seulement le néant de ces individus isolés auquel l'État, porté à l'autoritarisme et à l'ordre moral, a cessé d'appartenir.Notes Biographiques : François Sureau est né en 1957 à Paris. Ancien membre du Conseil d'État, il est aujourd'hui avocat à Paris. Écrivain, il a déjà publié aux Éditions Gallimard La corruption du siècle (collection Blanche, 1988), L'infortune (collection Blanche, 1990, Folio n° 2429), L'aile de nos chimères (collection Blanche, 1993, Folio n° 2429), Les Alexandrins (collection Blanche, 2003), La chanson de Passavant (collection Blanche, 2005), L'obéissance (collection Blanche, 2007, Folio n° 4805), adapté en BD par Franck Bourgeron (Futuropolis, 2009), Inigo (collection Blanche, 2010, Folio n° 5345), Sans bruit sans trace (collection Blanche, 2011).
Hugo Micheron nous livre les résultats de son enquête passionnante en immersion pendant cinq dans les milieux djihadistes francophones. Après pas moins de 80 entretiens avec des acteurs du djihâd, Micheron dresse la genèse du mouvement et son évolution dans trois lieux clés : les quartiers, haut lieu du prosélytisme, la Syrie, terre du djihâd et rêve du califat terrestre, et les prisons, considérées non pas comme un arrêt du combat mais un lieu structurant du mouvement. Pour Micheron, le phénomène de radicalisation ne peut être totalement induit par des raisons socio-économiques. Selon lui, l’activité de l’acteur prosélyte, souvent lié au milieu fondamentaliste et s’inscrivant dans un rejet total du mode de vie républicain et occidental, est fondamental dans le recrutement des futurs djihadistes. Enquête passionnante qui passe également par la Belgique !
Résumé : L'auteur constate que les classes populaires, exclues des bénéfices de la mondialisation, sont reléguées dans la France périphérique, soit les petites villes et les territoires éloignés des métropoles. Celle-ci rassemble des bassins industriels asséchés, des zones d'emploi public ou touristiques et concentre l'essentiel des votes pour le Front national.