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Démocrite et la recherche des causes
Morel Pierre-Marie
KLINCKSIECK
72,50 €
Épuisé
EAN :9782252030967
La physique de Démocrite, affirmant que tout n'est qu'atomes et vide, a souvent été perçue, dès l'Antiquité, comme une vision de la nature austère et réductrice. Nous la connaissons d'ailleurs essentiellement par le truchement des critiques qui lui sont adressées. A l'examen cependant, l'atomisme démocritéen révèle une subtilité et une richesse d'applications longtemps négligées. La simplicité apparente de la théorie est en fait l'expression de son économie. Celle-ci lui permet en effet de prolonger ses ramifications dans tous les domaines de la philosophie naturelle : géologie, zoologie, embryologie, botanique, ou encore l'explication physiologique de nos représentations. Démocrite et la recherche des causes invite le lecteur à mener l'enquête auprès de ceux qui, d'Aristote à Simplicius, en passant par Epicure, Lucrèce, Plutarque, Galien, Sextus Empiricus, témoignent de cette pensée fondatrice et participent ainsi à l'une des grandes polémiques de la philosophie antique.
Résumé : Démocrite, Épicure et Lucrèce sont les trois figures dominantes de l'atomisme ancien. Ils construisent une philosophie de la nature selon laquelle tout est constitué d'atomes en mouvement dans le vide. Le monde n'est donc ordonné par aucune intelligence organisatrice ni aucune intention qui en définirait les fins. Il est le fait de la pure nécessité. Aussi Démocrite affirme-t-il que la nécessité est le principe de toutes choses et de tout événement. Les épicuriens s'efforcent cependant de limiter le pouvoir de ce principe intangible sans pour autant dénier la réalité ni la force du nécessaire. Les enjeux d'un tel débat ne sont pas seulement d'ordre cosmologique ou physique. Ils concernent également la philosophie de la connaissance et l'éthique : pouvons-nous exercer notre jugement propre, nous efforcer au bonheur ou décider de bien agir, si nos actes eux-mêmes dépendent de la nécessité ? C'est en substance l'objection que les épicuriens adressent au fondateur de l'atomisme. Faut-il dès lors s'adapter à l'hégémonie de la nécessité, comme Démocrite nous y invite, ou convient-il, à l'inverse, de se convaincre que tout n'est pas en son pouvoir et que nous sommes réellement autonomes dans le domaine de ce qui dépend de nous, comme le pensent Épicure et Lucrèce ? Telle est la question fondamentale que pose l'atomisme ancien, dans le jeu même de ses conflits internes, en mettant l'exigence de liberté à l'épreuve de la nécessité, l'exercice de la décision face à la réalité du monde.
Résumé : L'?uvre d'Aristote traduit la volonté constante de comprendre le réel dans sa diversité. Contre le risque d'une réduction du savoir aux abstractions vides, mais également contre la fascination qu'exerce la multiplicité considérée pour elle même. Lire Aristote, c'est donc mettre la philosophie à l'épreuve, et cela dans tous les domaines où s'accomplit le travail de la raison : les principes de la philosophie naturelle, les problèmes de méthode, la science de l'être en tant que tel, la connaissance du vivant, la recherche de l'excellence morale et du bien commun. Tel est le parcours que cet ouvrage propose au lecteur. Il le fait ainsi participer à un défi radical et fondateur.
Démocrite, Épicure et Lucrèce sont les trois figures dominantes de l'atomisme ancien. Ils construisent une philosophie de la nature selon laquelle tout est constitué d'atomes en mouvement dans le vide. Le monde n'est donc ordonné par aucune intelligence organisatrice ni aucune intention qui en définirait les fins. Il est le fait de la pure nécessité. Aussi Démocrite affirme-t-il que la nécessité est le principe de toutes choses et de tout événement. Les épicuriens s'efforcent cependant de limiter le pouvoir de ce principe intangible sans pour autant dénier la réalité ni la force du nécessaire.Les enjeux d'un tel débat ne sont pas seulement d'ordre cosmologique ou physique. Ils concernent également la philosophie de la connaissance et l'éthique: pouvons-nous exercer notre jugement propre, nous efforcer au bonheur ou décider de bien agir, si nos actes eux-mêmes dépendent de la nécessité? C'est en substance l'objection que les épicuriens adressent au fondateur de l'atomisme. Faut-il dès lors s'adapter à l'hégémonie de la nécessité, comme Démocrite nous y invite, ou convient-il, à l'inverse, de se convaincre que tout n'est pas en son pouvoir et que nous sommes réellement autonomes dans le domaine de ce qui dépend de nous, comme le pensent Épicure et Lucrèce?Telle est la question fondamentale que pose l'antinomisme ancien, dans le jeu même de ses conflits internes, en mettant l'exigence de liberté à l'épreuve de la nécessité, l'exercice de la décision face à la réalité du monde.
Les auteurs, spécialistes de l'épicurisme grec et romain, ont voulu dissiper un certain nombre de malentendus qui, à travers de vives polémiques et des lectures parfois sommaires, ont marqué le destin historique de l'épicurisme jusqu'à nos jours. Ce volume projette un éclairage nouveau sur l'histoire de cette tradition et de son corpus, sur les principes de sa physique et de sa théorie de la connaissance, ainsi que sur sa conception de l'âme et du bonheur, de la nature des dieux et des fins des communautés humaines, de la Cité à l'amitié ; il permet, enfin, de prendre la mesure de son héritage moderne. . . Alain Gigandet est maître de conférences en Histoire de la philosophie ancienne à l'Université de Paris 12 - Val-de-Marne. Pierre-Marie Morel est maître de conférences en Histoire de la philosophie ancienne à l'Université de Paris 1 - Panthéon-Sorbonne.