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Les grottes maniéristes en Italie au XVIe siècle. Théâtre et alchimie de la nature
Morel Philippe
MACULA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782865890606
Le phénomène des grottes artificielles, qui se multiplient en Italie au XVIème siècle, à la demande des princes, s'inscrit au croisement de l'histoire de l'art et des sciences naturelles. Dans les grottes, les artistes ne cherchent pas à imiter la nature dans ses effets, mais dans ses causes (non pas la natura naturata, mais la natura naturans).Ce qui suppose une réflexion sur la genèse de la nature et une véritable mise en scène de ses agencements - mise en scène qui passe par l'utilisation de machineries de théâtre, de mécanismes hydrauliques et d'automates.Figurés dans les grottes, les thèmes de la génération des pierres, de la pétrification des corps non minéraux, du déluge et de l'immersion ne renvoient pas à la vision pastorale, mais à une conception pessimiste des forces qui s'y exercent.Derrière les figures, les textures. Mais aussi : les figures en tant que textures, émergeant du chaos de la matière. Ou l'inverse : s'abîmant dans l'indétermination pariétale.Entre nature fortuite et artifice humain, entre lieu sauvage et espace cultivé, la grotte artificielle ébranle les catégories usuelles de la représentation du monde et la répartition traditionnelle des savoirs qui visent à l'interpréter.
La figure de Bacchus ou de Dionysos incarne et résume un faisceau d'idées, d'évolutions et d'aspirations caractéristiques de la Renaissance, période au cours de laquelle on a cherché à renouer plus étroitement avec l'héritage antique et certaines de ses valeurs, à relativiser ou à redimensionner la place du christianisme pour des registres existentiels qu'il avait souvent disqualifiés, et à explorer les parentés multiples qui faisaient s'entrecroiser des composantes culturelles païennes et chrétiennes. Bacchus n'est pas que le dieu de l'ivresse, compagnon de tous les plaisirs, notamment de la danse et de l'amour ; il préside à la fertilité sous toutes ses formes : agricole et humaine, mais aussi littéraire ou artistique. Il est la source ou le symbole d'une inspiration qui sert régulièrement de miroir aux peintres et se fait parfois principe de contemplation philosophique et métaphysique. Divers artistes parmi les plus célèbres de la période, tels Bellini, Titien, Michel-Ange, Raphaël, Caravage, Rubens, ont exploré ces potentialités à travers des oeuvres majeures d'où ressortent les fonctions multiples et souvent paradoxales, propres à la sphère dionysiaque. Elles relèvent en effet aussi bien de l'excès que de la tempérance, du burlesque que du philosophique, du populaire que de l'aristocratique, de la trivialité que de l'élévation, de la vie que de la mort. Ainsi, l'antique divinité chtonienne s'est transformée en vecteur et incarnation du salut, et ce rapport à l'au-delà, un artiste comme Donatello va savoir génialement le renouveler dans une perspective chrétienne. Au-delà d'une redécouverte élargie et d'une réinterprétation variée de la culture antique, la Renaissance a ainsi travaillé à une fusion de ces traditions apparemment contradictoires, comme à une remise à jour de ce qu'il y a de profondément païen dans le christianisme, à un retour du refoulé dionysiaque tel qu'il ressort des thèmes iconographiques du pressoir mystique ou du Christ-vigne.
Au XVIIème siècle, le mot grotesque devient un qualificatif essentiellement négatif, synonyme de bizarre, de ridicule ou d'extravagant. Mais il trouve son origine dans le terme employé dès le début du XVIème pour désigner des peintures largement inspirées des fresques et des reliefs antiques, auxquels s'ajoutent parfois des réminiscences des marginalisa gothiques. Ce genre décoratif connaîtra un immense succès tout au long du XVIème siècle, d'abord en Italie puis un peu partout en Europe - les peintures murales, les reliefs sculptés, les gravures et bien d'autres supports vont se prêter de la sorte à une grande variété de compositions dont la prolixité le dispute à la capacité d'invention. Les grotesques ont jusqu'à présent principalement retenu l'attention en raison de leur recours à des motifs et des schémas antiquisants à partir desquels les artistes se seraient abandonnés à leur fantaisie plus ou moins débridée. Cet ouvrage s'attache d'abord à identifier ce qui serait le langage des grotesques à travers l'identification de formes de logique dans ces combinaisons invraisembables, dont on croyait avoir tout dit en y reconnaissant un pur ornement et le produit de l'imagination et des caprices des artistes. Et c'est en confrontant dans un second temps les grotesques à d'autres formes d'expression de la Renaissance que l'auteur a pu décrire le fonctionnement - nullement univoque - de ces peintures et dégager leur spécificité historique et leur réelle densité culturelle. Le rapport à la tradition hiéroglyphique, au collectionnisme éclectique et à l'esthétique de l'abondance, la littérature burlesque la logique épistémique des hybrides ou la construction rhétorique et paradoxale de figures qui semblaient échapper à toute forme de cohérence, apparaissent comme autant de matrices qui déterminent la production des grotesques et en assurent la variété, surtout pendant la senconde moitié du XVIème siècle lorsque la référence à l'antique tend à céder le pas. Le langage des grotesques apparaît de la sorte comme une expression tout à fait emblématique de la culture maniériste et c'est à ce titre qu'elles deviennent la cible privilégiée des critiques post-tridentines ?
Comment rendre les relations presse efficaces et en obtenir le meilleur retour sur investissement? Cet ouvrage fait le point sur cette pratique essentielle et décrit les outils de base nécessaires à un exercice professionnel de la fonction, qu'elle soit assurée en interne ou en agence. II montre comment: Intégrer les RP dans une stratégie globale de communication. Cerner les publics et adapter le message à la cible. Connaître la presse et les journalistes. Maîtriser les outils du bon chargé de presse. Utiliser Internet efficacement. Exploiter les retombées presse. Évaluer les résultats d'une campagne (études qualitatives et quantitatives). Cette nouvelle édition, mise à jour et enrichie de résultats de sondages et de témoignages de professionnels, s'adresse aux personnes amenées à gérer les relations avec des journalistes, aux étudiants des écoles de commerce ou de communication et aux professionnels (chargés de presse, chargés de communication...). Biographie: Philippe Morel. Diplômé de l'École supérieure de marketing et de publicité, il possède une expérience diversifiée de la communication, en entreprises et en agences. Aujourd'hui consultant et président fondateur du groupement CORPI, il enseigne à l'Iscom, l'ISCPAet l'ESCP et assure également des formations inter et intraprofessionnelles à l'ISM et pour Stratégies.
Résumé : Que le disciple de Perret, le champion du fonctionnalisme, l'inventeur de la "machine à habiter", le partisan d'un urbanisme de la table rase ait puisé son inspiration et sa vision messianique dans les Grands initiés de Schuré, le Zarathoustra de Nietzsche, ou l'Art de demain de Provensal - voilà qui paraîtrait incroyable si Paul V. Turner ne le démontrait dans ce livre avec l'évidence d'une enquête objective. L'auteur a entrepris l'examen méthodique de la bibliothèque de Le Corbusier, il en a établi la chronologie, feuilleté page à page les ouvrages, recopié les notes, étudié les passages soulignés. Il nous révèle l'univers philosophique et moral du jeune Jeanneret, son apprentissage intellectuel. Après quoi Turner nous montre la persistance de ces premières acquisitions, leur présence souterraine dans les textes et les oeuvres ; il explique l'origine des "tracés régulateurs", du "Modulor", et de bon nombre de choix esthétiques qui ont fait la célébrité de Le Corbusier : le pilotis, l'horreur de l'ornement, l'obsession géométrique... Un livre qui est un "roman d'apprentissage" et qui renouvelle de fond en comble l'image qu'on s'était faite du plus illustre architecte du siècle.
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.
Monographie: présentation organique (c´est-à-dire chronologique) de l´oeuvre dont l´architecture ne peut se comprendre qu´à la lumière de la sculpture.