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Le miroir et l'espace du prince dans l'art italien de la Renaissance
Morel Philippe
RABELAIS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782869062856
S'engageant sur des questions iconographiques d'ordre astrologique, hiéroglyphique, emblématique et allégorique, cet ensemble de textes aborde ensuite le portrait du prince selon son apparence vestimentaire et les fonctions qui lui sont accordées. Une seconde partie examine le reflet du prince en son double, qu'il soit divinité mythologique, empereur ou général romain, et dégage les messages politiques qui en résultent pour magnifier les vertus du souverain et l'image de son gouvernement. La dialectique de l'exploit guerrier et du souci topographique s'impose ensuite pour célébrer le territoire, induire l'idée d'un pouvoir central ou métamorphoser l'histoire en mythe, tandis que la fin de l'ouvrage montre comment la représentation de l'espace urbain peut répondre de diverses manières aux enjeux de la mémoire et du pouvoir. Centré sur les notions de miroir et d'espace appliquées à la figure du prince dans le contexte italien de la Renaissance, cet ouvrage est traversé par deux axes de réflexion. Le premier est hérité de la tradition des Miroirs du prince où celui-ci doit se construire une image et se conformer à un idéal, généralement exprimé par un jeu de symboles, d'allégories et d'analogies. Le second tend à montrer que l'image du prince est bien moins élaborée en termes d'intériorité que tournée vers un réseau d'apparences et un système de rapports de force dont l'espace de la cour, de la cité et du territoire constitue le véritable enjeu et le terrain d'exercice.
Au XVIIème siècle, le mot grotesque devient un qualificatif essentiellement négatif, synonyme de bizarre, de ridicule ou d'extravagant. Mais il trouve son origine dans le terme employé dès le début du XVIème pour désigner des peintures largement inspirées des fresques et des reliefs antiques, auxquels s'ajoutent parfois des réminiscences des marginalisa gothiques. Ce genre décoratif connaîtra un immense succès tout au long du XVIème siècle, d'abord en Italie puis un peu partout en Europe - les peintures murales, les reliefs sculptés, les gravures et bien d'autres supports vont se prêter de la sorte à une grande variété de compositions dont la prolixité le dispute à la capacité d'invention. Les grotesques ont jusqu'à présent principalement retenu l'attention en raison de leur recours à des motifs et des schémas antiquisants à partir desquels les artistes se seraient abandonnés à leur fantaisie plus ou moins débridée. Cet ouvrage s'attache d'abord à identifier ce qui serait le langage des grotesques à travers l'identification de formes de logique dans ces combinaisons invraisembables, dont on croyait avoir tout dit en y reconnaissant un pur ornement et le produit de l'imagination et des caprices des artistes. Et c'est en confrontant dans un second temps les grotesques à d'autres formes d'expression de la Renaissance que l'auteur a pu décrire le fonctionnement - nullement univoque - de ces peintures et dégager leur spécificité historique et leur réelle densité culturelle. Le rapport à la tradition hiéroglyphique, au collectionnisme éclectique et à l'esthétique de l'abondance, la littérature burlesque la logique épistémique des hybrides ou la construction rhétorique et paradoxale de figures qui semblaient échapper à toute forme de cohérence, apparaissent comme autant de matrices qui déterminent la production des grotesques et en assurent la variété, surtout pendant la senconde moitié du XVIème siècle lorsque la référence à l'antique tend à céder le pas. Le langage des grotesques apparaît de la sorte comme une expression tout à fait emblématique de la culture maniériste et c'est à ce titre qu'elles deviennent la cible privilégiée des critiques post-tridentines ?
Comment rendre les relations presse efficaces et en obtenir le meilleur retour sur investissement? Cet ouvrage fait le point sur cette pratique essentielle et décrit les outils de base nécessaires à un exercice professionnel de la fonction, qu'elle soit assurée en interne ou en agence. II montre comment: Intégrer les RP dans une stratégie globale de communication. Cerner les publics et adapter le message à la cible. Connaître la presse et les journalistes. Maîtriser les outils du bon chargé de presse. Utiliser Internet efficacement. Exploiter les retombées presse. Évaluer les résultats d'une campagne (études qualitatives et quantitatives). Cette nouvelle édition, mise à jour et enrichie de résultats de sondages et de témoignages de professionnels, s'adresse aux personnes amenées à gérer les relations avec des journalistes, aux étudiants des écoles de commerce ou de communication et aux professionnels (chargés de presse, chargés de communication...). Biographie: Philippe Morel. Diplômé de l'École supérieure de marketing et de publicité, il possède une expérience diversifiée de la communication, en entreprises et en agences. Aujourd'hui consultant et président fondateur du groupement CORPI, il enseigne à l'Iscom, l'ISCPAet l'ESCP et assure également des formations inter et intraprofessionnelles à l'ISM et pour Stratégies.
Résumé : Longtemps considérés comme fantaisies d'artiste et oeuvres de second rang, les grotesques ont suscité un regain d'intérêt à partir des années 1960. Depuis le XVIIe siècle, le mot " grotesque" a une connotation essentiellement négative, évoquant la bizarrerie, le ridicule ou l'extravagance. Dès le XVIe siècle, il désigne des peintures murales largement inspirées des fresques antiques, auxquelles s'ajoutaient parfois des réminiscences des marginalia gothiques. Ce genre décoratif connut un immense succès tout au long du XVIe siècle, d'abord en Italie, puis dans l'ensemble de l'Europe, et s'étendit à la sculpture, à la gravure et bien d'autres techniques. Progressivement, le langage des grotesques s'est détaché de ses références figuratives antiquisantes, s'inspirant de diverses matrices culturelles contemporaines. Par l'analyse de ces voisinages déterminants et de ces relations constitutives, cet ouvrage entend rendre compte du fonctionnement de ce langage apparemment incohérent, familier du maniérisme.
Lacroix Thomas ; Daghmi Fathallah ; Dureau Françoi
Les migrations internationales contribuent à définir l'Etat et ses formes de citoyenneté. Elles modifient les relations professionnelles, transforment les espaces géographiques et jouent un rôle fondamental dans les expressions artistiques. Par effet miroir, les pratiques des migrants sont, elles aussi, tributaires des contraintes et opportunités qu'ils rencontrent dans les espaces qu'ils traversent, sinon investissent. De l'Europe au continent américain en passant par l'Afrique, ce livre illustre la façon dont les études migratoires permettent d'éclairer les sociétés contemporaines, depuis leur construction politique jusqu'aux multiples échelles servant à l'analyse des pratiques sociales quotidiennes. Prises ensemble, elles initient un dialogue nécessaire entre spécialistes des migrations et des sciences sociales. En d'autres termes, penser les migrations est "un moyen de penser la société", au-delà de la question du contrôle des frontières par les Etats, à laquelle elles sont trop souvent réduites.
Cet ouvrage porte sur la peinture sur pierre, technique qui apparaît en Italie autour de 1530. Dans un premier temps, cette technique, mise au point par le peintre vénitien Sebastiano del Piombo, vers 1530, s'inscrit dans les débats relatifs au Parallèle des Arts, à la suprématie de la sculpture ou de la peinture. La durée apparaît comme un problème fondamental ; la peinture sur pierre constituerait une réponse puisqu'elle offrirait l'avantage de se conserver plus longtemps que les tableaux peints sur des supports traditionnels comme le bois ou la toile. Dans un deuxième temps, à partir des années 1580-1590, les artistes varient leurs productions en employant des supports comme le jaspe, l'améthyste, l'agate, ou l'albâtre. La diversité et la richesse des matériaux répondent alors à deux attentes : elle correspond au goût pour la préciosité et s'inscrit dans une connivence entre art et nature. Florence et Rome deviennent des centres de production importants et de nombreuses familles dont les Médicis et les Barberini jouent un rôle primordial dans cet essor. Parallèlement, les artistes, poussés par le désir de transposer sur de grandes surfaces les effets picturaux obtenus avec la peinture à l'huile, se lancent dans diverses expérimentations. C'est vraisemblablement dans un tel contexte qu'il faut inscrire l'élaboration de peintures d'autel sur pierre entre 1530 et 1620. Sebastiano del Piombo en serait également l'initiateur mais d'autres personnalités artistiques dont Pierre Paul Rubens seront amenés à élaborer des peintures de grand format sur pierre.
Le tubercule d'origine andine qui conquiert l'Europe par petites étapes à partir du XVIe siècle est devenu si commun qu'il est parfois décrit à l'aide d'images stéréotypées. Ce livre entend souligner qu'il est bien autre chose, par la richesse des approches qu'a fait naître un colloque international et pluridisciplinaire entièrement dédié à la pomme de terre, organisé et publié grâce au soutien du CNIPT. La publication des actes propose un renouvellement historiographique important, par les thématiques qui sont envisagées, les espaces abordés et les périodes chronologiques considérées. Le lecteur trouvera ainsi réunies des communications sur les Amériques, l'Europe et l'Asie. Pour comprendre sa diffusion, les voies de cette innovation alimentaire et l'évolution des formes de sa consommation, plusieurs champs ont été mobilisés. L'histoire rurale et l'histoire urbaine, l'histoire économique et l'histoire des techniques ou encore l'histoire alimentaire sont convoquées dans leurs approches pluriculturelles. L'économie d'une filière et la géographie d'une culture devenue aujourd'hui celle du quatrième produit alimentaire mondial apparaissent dans toute leur ampleur. Enrichi de l'ajout d'un CD audit pour inclure une belle sélection de chansons dédiées à la pomme de terre, l'ouvrage permet donc de dépasser la simple étude d'une ressource potagère et d'une industrie agro-alimentaire. On y retrouve la présence de la pomme de terre dans des millions d'assiettes, chaque jour, à travers le monde.
Résumé : Tous les produits alimentaires - nourriture ou boissons - sont à la fois sociaux, culturels, économiques et sensoriels, mais dans le cas du vin, ces traits ont été davantage sublimés. Si l'importance sociale et symbolique de sa consommation publique et/ou ostentatoire est attestée depuis l'Antiquité, la mise en discours - esthétique, savante et normative - de son point nodal entre production et consommation est historiquement récente et là encore, plus marquée que celle d'autres produits alimentaires transformés. Mais surtout, les pratiques discursives à son sujet sont foisonnantes, polémiques, intéressées, jamais définitives, émanant de sources multiples - et malgré cette profusion, la figure culturelle de l'oenophilie s'est détachée clairement et sa normativité inhérente s'est singularisée. Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre d'une micro-sociologie des pratiques alimentaires, mais à la différence de travaux qui portent sur les pratiques corporelles, il s'intéresse à la production du sens de ces pratiques en partant de la transmission d'injonctions explicites ou de normes implicites. Ce livre montre également comment s'opère un travail de subjectivation qui relie la pratique oenophilique à l'expérience sociale (centrée sur soi, sur la vie sociale ou sur l'objet- ici le vin). Le travail s'inscrit ainsi dans une discussion approfondie d'une sociologie du goût qu'il contribue à ouvrir et à renouveler.