
L'hydre et l'ascenseur. Essai sur Heiner Müller
Morel Jean-Pierre
CIRCE
21,34 €
Épuisé
EAN :
9782908024982
Journal de bord d'un spectateur", cet essai entretient une relation privilégiée avec les expériences scéniques de Langhoff, de Nordey et surtout de Jourdheuil et Peyret. Mais il met aussi en scène Müller lui
| Nombre de pages | 241 |
|---|---|
| Date de parution | 19/05/1998 |
| Poids | 306g |
| Largeur | 130mm |
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| EAN | 9782908024982 |
|---|---|
| Titre | L'hydre et l'ascenseur. Essai sur Heiner Müller |
| Auteur | Morel Jean-Pierre |
| Editeur | CIRCE |
| Largeur | 130 |
| Poids | 306 |
| Date de parution | 19980519 |
| Nombre de pages | 241,00 € |
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Macbeth. D'après Shakespeare
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Des tragédies ou des pièces tirées de la mythologie éveillaient moins la méfiance des autorités et répondaient à une demande des théâtres. En fait, Müller adaptateur n'est pas mieux loti que Müller écrivain de la construction du socialisme. À l'exception d'OEdipe roi, monté par Benno Besson en 1967, ces textes se voient aussi refuser l'accès des scènes en RDA. Toutefois, l'intérêt suscité à l'extérieur, et d'abord en RFA, par ces adaptations aide Müller à rompre l'isolement dans lequel le régime a voulu le confiner.Macbeth a commencé comme une nouvelle traduction, à laquelle Müller a apporté des changements. Apprenant que le théâtre de Brandebourg, une ville de province, voulait monter la pièce de Shakespeare, il s'est hâté de finir son adaptation en 1971 et d'obtenir l'autorisation de la faire jouer. Le texte est publié en février 1972 et la création a lieu, le mois suivant, avec des moyens que les rares critiques informés jugent inégaux, tant du côté de la mise en scène que des comédiens. Ensuite la pièce ne sera plus jouée pendant dix ans ; et à la reprise, c'est Müller lui-même qui la mettra en scène, avec sa femme, Ginka Tscholakowa. Quelques jours après la création à Brandebourg, elle est donnée à Bâle dans une mise en scène qui fait scandale par son usage spectaculaire de la violence. Ni Müller ni ses critiques ne l'ont vue, mais certains de ceux-ci ont tiré parti de la rumeur, pour mettre le texte en accusation. Wolfgang Harich, l'un des philosophes les plus connus en RDA, juge la pièce "négative à l'extrême, une erreur unique, réactionnaire dans le contenu, bâclée dans la forme". En tous cas, s'il y a eu dispute, c'est que partisans et adversaires de Müller ont vu dans Macbeth le retour de l'auteur sur les scènes est-allemandes, sa première pièce véritable depuis L'Émigrante.Cette polémique de 1972-73, quels aspects du texte met-elle en lumière ? Schlösser parle, d'une pièce "pleine de brutalité (et non sans une bonne dose de sexe)", sans donner d'exemple ; Harich, plus franc, cite la scène où Lady Macbeth dénude ses seins face à son mari (geste qu'on retrouve ailleurs chez Müller) ; avec ce "strip-tease", dit-il, l'auteur et ses partisans sont "une source de névroses" pour les lecteurs et spectateurs qui vont découvrir le texte. Müller se fait ainsi le complice de l'Ouest.On débat plus ouvertement de la brutalité, de la cruauté, voire du sadisme, de certaines scènes. Les mêmes passages sont invoqués : deux gifles assénées à des morts, la langue du portier arrachée (et sa chanson qui parle de tétons coupés), le sexe de Banquo tranché et remis à Macbeth, le Lord écorché vif et le paysan qui se pend de désespoir. Mais seul Harich rend le nouveau Müller complice de l'Ouest en le rapprochant de réalisateurs comme Ken Russel, Peckinpah et surtout Kubrick (Orange mécanique), responsables pour lui d'une "vague de cruauté" dans le cinéma des années 70.Les changements par rapport à Shakespeare ont-ils une signification ? Les critiques de 1972 s'accordent pour dire que Müller a rendu visibles les opprimés. À savoir les paysans, révoltés contre le roi d'Écosse dès le lever du rideau, puis vaincus, exploités, plus tard déchirés entre les deux camps. Et aussi les soldats : ils abandonnent par deux fois le parti de Macbeth et tuent celui-ci à la fin, au lieu que ce soit Macduff. Quant aux sorcières, qui naissent de l'écrasement initial de la révolte, leur réapparition au dénouement prouve que l'ordre légitime n'est pas restauré : le trône restera fragile tant que n'aura pas cessé la violence contre les paysans.Müller a travaillé sur Shakespeare plus longtemps que sur les textes antiques. Et son avis a varié : il a comparé l'adaptation à une "transfusion de sang" indispensable pour continuer à écrire, il a craint aussi qu'elle devienne une routine ("nous ne serons pas à bon port tans que Shakespeare écrira nos pièces"). Elle a donc toujours représenté un risque. 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