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La fin du monde est pour dimanche
Morel François
SOLITAIRES INT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782846814010
S'imaginer encore un peuPresque éternelPresque immortelJuste avant de se dire adieuÇa va tomber par où ça pencheLa fin du monde est pour dimancheSi la fin du monde est pour dimanche, à quel jour finit l'enfance, à quel jour commence l'âge adulte? Et à propos, j'en suis où, moi? Jeudi? Vendredi?François Morel fait exister une galerie de personnages vieillissants qui font le bilan et viennent partager avec nous leurs rêves, leurs folies, leurs angoisses et leurs petits bonheurs. Il imagine des moments de vie et d'humanité qui se répondent et se télescopent dans une ambiance de fin du monde à la fois intime et globale... Avec humour, tendresse, absurdité et légèreté l'auteur compose un spectacle existentiel.La critiqueLe baromètre de François Morel est détraqué. Toujours au beau fixe, qu'il pleuve ou qu'il vente. Sketchs, chansons, chroniques radio, mises en scène, performance d'acteur, tout ce qu'il fait est couronné de succès. C'est comme ça, on l'aime Parce qu'il ne se place pas en position de supériorité par rapport à ses personnages. Parce qu'il est de plain-pied avec eux.Jacques Nerson, Le Nouvel observateur, 16 mai 2013Nulle cruauté vacharde, pas d'allusion cynique à l'actualité ou de confessions glauques: joliment dirigé par Benjamin Guillard, François Morel ne fait pas dans le stand-up. Mais dans le récital à la Guitry (l'élégance désenchantée), à la Devos (le verbe en cavale), ou à la Bourvil (l'humanisme enchanté). (T T)Fabienne Pascaud, Télérama, mai 2013Il arrive que cette confusion entre l'humoriste et l'acteur soit réalisée avec bonheur. C'est le cas s'agissant de François Morel. La fin du monde est pour dimanche qu'il a écrit et qu'il joue dans le cadre de la Carte blanche que lui a offerte la Pépinière n'est plus seulement du cabaret, c'est déjà du théâtre. Morel a, il est vrai, un grand talent d'acteur qu'il met au service de sketches pleins de charme, de sens et de drôlerie. Son spectacle est une vraie réussite. Morel est le successeur de Devos.L'avant-scène théâtre
Pensez-vous qu'on peut rire de tout?" Ah! Très bonne question. Merci de me l'avoir posée. On est toujours surpris par l'originalité des interrogations de tous ceux qui inlassablement nous invitent à toujours plus de non-conformisme, de personnalité, d'indépendance d'esprit. Donc, on peut rire de tout mais on n'est pas obligé. L'idée d'être le premier à trouver le bon mot sur le dernier désastre écologiste, l'ultime raid aérien sur Tripoli, la toute nouvelle catastrophe aérienne n'est pas dans mes préoccupations. "Vous vous définissez comme un humoriste? Comme un chansonnier?" [ ] "Humoriste"? C'est sans doute mieux que "comique", qui est un adjectif...Avoir un peu d'humour dans la vie, c'est utile. Il n'est pas non plus superflu d'avoir de la compassion, de la générosité, de l'affection, de la colère, de la tendresse, de l'indignation, mais à personne ne viendrait l'idée de se définir comme un compassionniste, un générosiste, un affectionniste, un colériste, un tendressiste, un indignationniste. Humoriste, ce n'est pas un métier.
Résumé : " Ma soeur est en blanc. Ma mère est en larmes. Mon frère est en pantalon à pattes d'éléphant. Mon père est inquiet pour ma soeur en blanc. Mon frère est en sueur en garçon d'honneur. Ma mère serre les dents. Mon père est tout blanc. C'est la fête. " Et pour la fête, comme pour les enterrements, les commémorations, les visites chez tonton Maurice et tata Madeleine, on sort les " habits du dimanche ", ceux que l'on achète un peu trop grands et qui deviennent très vite un peu trop courts. Adrien, le narrateur, fait la chronique de sa vie de famille. Comme tout un chacun, il cherche à comprendre et se questionne : la vie a-t-elle un sens ; chacun de nous est-il un rouage indispensable de l'Univers ; l'enfance est-elle finie quand le temps de l'enfance est passé ; notre professeur de physique-chimie a-t-elle accepté de coucher avec Laglue malgré la différence d'âge ? C'est décidé, plus tard Adrien sera chef d'orchestre, trapéziste, artiste de music-hall, n'importe quoi, mais pas adulte.
François Morel imagine une rencontre au sommet entre Dieu et Raymond Devos, rappelle à Chantal Goya un vieux souvenir, rend à Jean Dutourd un hommagefélon en alexandrins, s'interroge sur la capacité de Francis Lalanne a déchaîner les passions, partage avec Renaud un moment d'amitié et de mélancolie. Et sur Souchon sèche.Geneviève de Fontenay, Juliette Gréco, Laurent Ruquier, Francis Huster, Fabrice Luchini et bien d'autres font l'objet de sa verve tantôt admirative, tantôt féroce.Des exercices de style à l'humour inopiné, étonnant, toujours inattendu.
Dans le monde merveilleux de François Morel, RaymondDevos est Dieu et Geneviève de Fontenay, un phénixrenaissant de ses cendres à chaque nouvelle Miss France. Ilaccuse Gad Elmaleh d'affoler le correcteur automatique del'ordinateur, Philippe Geluck d'être incapable de nous fairepleurer, et sèche sur Souchon. Des portraits désopilants,inattendus et décalés... avec les compliments de François!
Résumé : Quand un cri d'indignation traverse péniblement le brouhaha que le mal entretient, une meute d'experts s'empresse d'assourdir ce cri. Quand un citoyen met en évidence l'ignominie d'une pratique, on lui répond que cette pratique, bien qu'ignominieuse, est légale. Nous, les ligués, ne croyons pas que la loi justifie. Nous défendons une justice supérieure, et c'est l'oeil fixé sur les vérités éternelles que nous égorgeons un démon. C'est le coeur tranquille que nous poursuivons et punissons et purifions les cavaliers qui sèment la misère dans leur course effrénée. Après sept ans d'absence, Zarkariya de Sortes profite des funérailles de sa grand-mère pour revenir dans la maison de son enfance. Le jeune homme - membre d'une ligue religieuse meurtrière - fait son retour pour rétablir la justice au nom des innombrables victimes silencieuses du laboratoire pharmaceutique dont Adrien - son oncle, puis père adoptif - est l'actionnaire majoritaire.
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.