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Préhistoire de Pasteur
Moreau Richard
L'HARMATTAN
41,50 €
Épuisé
EAN :9782738499011
Vie d'un héros solitaire : c'est ainsi que l'on présente souvent la carrière de Pasteur en faisant l'impasse sur son entourage, sa vie de tous les jours, sa préhistoire enfin, c'est-à-dire sur la cohorte de ses ancêtres dont il est impossible que la manière d'être et de penser ait été sans conséquence sur lui : " Nous portons notre passé en nous ", a dit Jung. Et Pasteur écrivit lui-même à propos du chimiste d'origine jurassienne Auguste Lamy : " De telles vertus ont des racines profondes dans l'hérédité ". Auparavant, en 1876, il avait invoqué les " artisans de nos montagnes, les pâtres de nos vallées ", en retraçant la vie du sculpteur jurassien Jean-Joseph Perraud. Pasteur ne fut pas un mutant dans le monde de la Science. " Notre province l'avait préparé durant des siècles, a écrit Victor Bérard en 1923. Pour donner à ses ancêtres toutes les qualités diverses et parfois contraire qu'elle inculque aux enfants de ses divers finages, elle les avait conduits, étape par étape, sur cette route coutumière qui, des forêts et des granges de là-haut, amena toujours nos rudes " montagnons " vers la douceur et vers les villes du bon pays ". On trouvera ici leur histoire en contrepoint de celle de leur descendant le plus illustre. " Involontairement l'homme s'empreint des couleurs du pays qu'il habite. Les figures humaines sont mélancoliques dans un pays triste, graves dans un pays sévère, malheureuses et souffrantes dans un pays désolé, animées et gaies dans un pays riant, insignifiantes dans un pays insignifiant ", disait le philosophe Théodore Jouffroy. Pasteur fut à l'image de sa Franche-Comté qu'il aimait avec passion. Retrouvons-le au milieu de ses ancêtres.
Résumé : Mystérieuses car mal connues et installées dans des lieux historiques entourés de hauts murs, réglées par des traditions désormais bicentenaires mais sans cesse actualisées, les Maisons d'éducation de la Légion d'honneur sont pourtant, même si elles présentent quelques particularités, des établissements publics d'enseignement secondaire. Pourquoi, malgré l'uniforme, l'internat, la non-mixité et une discipline certaine, ont-elles toujours été très recherchées et rencontrent-elles encore pareil engouement ? Comment chaque " Demoiselle de France " comme on les appelle, quelles que soient ses origines et ses aptitudes, parvient-elle à aller au bout de son talent ? Le colloque organisé en avril 2006 a permis de répondre en partie à ces questions et ses actes devraient passionner de nombreux lecteurs : les anciennes élèves, bien sûr, qui revivront leurs souvenirs, et ceux qui s'intéressent aux problèmes d'instruction et d'éducation car ils y trouveront peut-être des recettes permettant de faire acquérir et partager des savoirs, des savoir-faire et surtout un véritable savoir-être. Le colloque a été organisé par la grande chancellerie de la Légion d' honneur à l'intérieur de l'une des Maisons actuelles, Saint-Denis
Le nom de Louis Pasteur inspire le respect parce qu'il est inscrit au fronton de l'Institut mondialement connu pour sa lutte contre les maladies infectieuses. Mais si le nom est célèbre, qui connaît les origines de l'homme et de sa carrière? Le futur savant, dont certains aïeux étaient venus du Haut-Doubs, avait des attaches familiales à Besançon depuis le XVIIe siècle. Son père y vit le jour. La première partie de l'ouvrage relate cette histoire. Pasteur naquit à Dole et passa sa jeunesse à Arbois. En 1839, il vint préparer ses baccalauréats à Besançon, où il passa trois années, et ce fut dans la capitale comtoise qu'il se présenta pour la première fois à l'Ecole normale supérieure: sa carrière en découla. Il fut admis en 1843. Ses études parisiennes achevées, il pensa d'abord revenir à Besançon comme professeur à la Faculté des Sciences, mais, faisant passer la recherche scientifique avant la proximité familiale et ses amitiés bisontines, il choisit finalement celle de Strasbourg. Les deux dernières parties du livre racontent cette saga méconnue, qui marqua le début d'une vie professionnelle d'exception. Elle se poursuivit à Lille et à Paris et fit de Pasteur un bienfaiteur de l'Humanité.
Pendant plusieurs semaines, l'auteur a parcouru les routes de son département pour aller à la rencontre de ceux que l'on nomme les guérisseurs. De ces rencontres, il reste un formidable échange que l'auteur a tenu à nous restituer dans ce livre d'entretiens. Loin des idées reçues et des clichés, ce livre nous fait découvrir des hommes et des femmes d'aujourd'hui, bien ancrés dans la modernité, très éloignés de ces caricatures poussiéreuses que l'imaginaire collectif colporte depuis le Moyen-Age, et qui ont accepté de parler. Dans ce livre, il n'est pas question de mondes fantastiques, peuplés de dragons, ni de magiciens lanceurs de boules de feu... Il est plutôt question de cet " ailleurs " que ces guérisseurs, ces hommes et ces femmes ordinaires aux pratiques non ordinaires, continuent de cultiver à l'ombre de nos certitudes... Un " ailleurs " qui échappe au mental et que certains aimeraient voir disparaître mais que paradoxalement d'autres sociétés, ou d'autres cultures, pourtant, s'emploient à préserver. A travers de longs entretiens, ces guérisseurs reviennent sur les différentes facettes de leur activité, ainsi que sur leur parcours, car comme ils se plaisent à le répéter : on ne naît pas guérisseur mais on le devient. En nous invitant dans leur quotidien, ils nous offrent un point de vue inédit sur la société, et sur cette France qui souffre en silence... Car au détour d'un récit, d'une anecdote, ces témoignages prennent tout à coup la coloration du réel avec tout ce qu'il peut avoir de beau, mais aussi de cruel...
Avec l'Alsace, les Vosges et la Savoie, le Comté de Bourgogne et ses gens ont été attirés depuis longtemps par la Vierge Noire d'Einsiedeln et par d'autres sanctuaires petits ou grands, proche ou lointains. Aussi avons-nous tenu à consacrer un livre de mémoire à une ardeur religieuse que notre génération est l'une des dernières à avoir connue. Nous avons limitée notre synthèse, à la Franche-Comté et à ses régions voisines.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.